16/10/2026
Cour de cassation, assemblée plénière : GPA et exequatur, une conciliation encadrée
Lorsqu’une filiation a été établie à l’étranger après une GPA, faut-il refuser sa reconnaissance en France au nom de l’ordre public ? La Cour de cassation répond en conciliant l’interdit de la GPA avec le droit de l’enfant au respect de sa vie privée.
Elle juge que la prohibition de la GPA relève bien de l’ordre public international français. Toutefois, cet interdit ne s’apprécie pas isolément : il doit être mis en balance avec l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Elle confirme aussi deux limites de l’exequatur. D’une part, une décision étrangère insuffisamment motivée doit être complétée par des documents équivalents, notamment sur le consentement de la mère porteuse. D’autre part, l’exequatur ne transforme pas cette décision en adoption plénière.
À retenir :
📌 l’exequatur reste possible sous conditions ;
📌 la décision étrangère ne peut pas être dénaturée ;
📌 la filiation reconnue produit ses propres effets.
Réf : Cass., ass. plén., 3 juill. 2026, B+R, n° 24-50.028 et n° 24-50.029