22/06/2026
Les héritiers peuvent-ils agir devant le juge pénal sans que la victime ait engagé d’action de son vivant ? La réponse est oui, dès lors que l’action publique a été mise en mouvement avant le décès et qu’aucune renonciation non équivoque n’est établie.
L’absence de constitution de partie civile par la victime, ou même l’absence de manifestation expresse de sa volonté d’agir, ne suffit donc pas à rendre l’action successorale irrecevable. Le droit à réparation entre dans le patrimoine de la victime et se transmet à ses héritiers.
Autre apport important : le préjudice esthétique temporaire peut être réparé même lorsque la victime était inconsciente. Son indemnisation dépend ici de l’altération physique subie, et non de la perception qu’en avait la victime. La conscience reste déterminante pour certains postes, mais pas pour tous.
En pratique, trois vérifications s’imposent : la mise en mouvement préalable de l’action publique, l’absence de renonciation et l’identification précise des postes de préjudice transmissibles. Cette clarification modifie l’analyse des demandes indemnitaires après un décès.
Action civile des héritiers : recevabilité et étendue des préjudices réparables