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LKJ Avocats Le cabinet LKJ AVOCATS, situé à Clermont-Ferrand, offre une assistance juridique complète tant au...

La Société LKJ AVOCATS a été créée à Clermont-Ferrand en 2019. Forts de l’expérience d’un long exercice professionnel, les associés ont eu l’ambition de développer sous l’égide de leur cabinet d’avocats un centre de formation pluridisciplinaire axé principalement sur la formations des acteurs du secteur associatif, sanitaire social et médicosocial mais également sur la formation des agents de la fonction publique territoriale ainsi que celle des élus. LKJ FORMATIONS s’appuie principalement sur les compétences de Me Karime CHIDJOU et de Me Léonid GNINAFON, formateurs et chargés d’enseignement à l’Université d’Auvergne
LKJ FORMATIONS s’appuie également, sur les compétences de nombreux partenaires, formateurs confirmés

Le surendettement bascule vers une lecture globale du passifLa frontière entre endettement professionnel et endettement ...
14/10/2026

Le surendettement bascule vers une lecture globale du passif

La frontière entre endettement professionnel et endettement personnel perd une part décisive de sa portée dans l’accès au surendettement.

L’arrêt du 2 juillet 2026 consacre une lecture globale de l’article L. 711-1 du code de la consommation : les dettes professionnelles et non professionnelles doivent être appréciées ensemble, sans rechercher lesquelles sont majoritaires ni si les seules dettes personnelles suffiraient à caractériser le surendettement.

La Cour met ainsi fin à un raisonnement devenu incompatible avec la réforme de 2022. L’ancienne exigence d’un endettement principalement non professionnel ne survit pas à la nouvelle rédaction du texte.

L’enjeu pratique dépasse la technique : certains dirigeants, associés ou anciens entrepreneurs jusque-là situés entre droit des entreprises en difficulté et surendettement disposent désormais d’un accès effectif au livre VII du code de la consommation.

Source : Cass. 2e civ., 2 juill. 2026, n° 23-21.550.

Le taux d’usure évolue-t-il au-delà du crédit classique ? 📌Le cadre applicable s’élargit. Le taux d’usure, fixé trimestr...
06/10/2026

Le taux d’usure évolue-t-il au-delà du crédit classique ? 📌

Le cadre applicable s’élargit. Le taux d’usure, fixé trimestriellement par la Banque de France à partir des taux effectifs moyens majorés d’un tiers, ne vise plus seulement les prêts immobiliers, les crédits à la consommation, les découverts en compte et les crédits renouvelables.

Il s’applique désormais aussi aux opérations de location avec option d’achat et de location-vente, en métropole comme dans certains territoires d’outre-mer, avec une particularité en Nouvelle-Calédonie où les dispositifs locaux équivalents doivent être pris en compte. 🧭

Autre évolution pratique : pour les crédits finançant des travaux de réparation, d’amélioration ou d’entretien d’immeubles, le seuil passe de 75 000 € à 100 000 €. Ce mécanisme concerne les prêts accordés par des professionnels, à l’exclusion des prêts entre particuliers.

Le taux d’usure a été instauré dans l’optique de protéger les emprunteurs contre des conditions de financement excessives ou abusives, susceptibles de les placer en difficulté financière. En encadrant le coût du crédit, le taux d’usure joue ainsi un rôle de régulation du marché et c...

𝗧𝗜𝗧𝗥𝗘 𝗗𝗘 𝗦𝗘́𝗝𝗢𝗨𝗥 : 𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗟𝗔 𝗣𝗥𝗘́𝗙𝗘𝗖𝗧𝗨𝗥𝗘 𝗡𝗘 𝗥𝗘́𝗣𝗢𝗡𝗗 𝗣𝗔𝗦, 𝟲 𝗣𝗜𝗘̀𝗚𝗘𝗦 𝗔̀ 𝗘́𝗩𝗜𝗧𝗘𝗥Récépissé, attestation ANEF, refus implicite...
01/10/2026

𝗧𝗜𝗧𝗥𝗘 𝗗𝗘 𝗦𝗘́𝗝𝗢𝗨𝗥 : 𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗟𝗔 𝗣𝗥𝗘́𝗙𝗘𝗖𝗧𝗨𝗥𝗘 𝗡𝗘 𝗥𝗘́𝗣𝗢𝗡𝗗 𝗣𝗔𝗦, 𝟲 𝗣𝗜𝗘̀𝗚𝗘𝗦 𝗔̀ 𝗘́𝗩𝗜𝗧𝗘𝗥

Récépissé, attestation ANEF, refus implicite, OQTF : ce que jugent le Conseil d'État et les tribunaux entre 2024 et 2026.

Vous avez déposé une demande de titre de séjour. Vous avez un récépissé, ou une attestation de prolongation d'instruction sur l'ANEF, et vous attendez.

Beaucoup pensent que tant qu'ils ont ce document, « le dossier est en cours » et qu'il n'y a rien à faire. C'est l'un des malentendus les plus coûteux du droit des étrangers.

𝗟𝗔 𝗥𝗘̀𝗚𝗟𝗘 : 𝗤𝗨𝗔𝗧𝗥𝗘 𝗠𝗢𝗜𝗦 𝗗𝗘 𝗦𝗜𝗟𝗘𝗡𝗖𝗘 𝗩𝗔𝗟𝗘𝗡𝗧 𝗥𝗘𝗙𝗨𝗦

Le silence gardé par la préfecture sur une demande de titre de séjour vaut décision implicite de rejet (article R.* 432-1 du CESEDA).

Ce refus naît en principe quatre mois après le dépôt d'un dossier complet (article R. 432-2), et même plus tôt pour certains titres (60 ou 90 jours, notamment pour certaines cartes « talent »).

Il n'y a ni courrier ni notification. Un simple courrier d'attente de la préfecture n'arrête pas le compteur.

𝗣𝗜𝗘̀𝗚𝗘 𝗡° 𝟭 : « 𝗝'𝗔𝗜 𝗨𝗡 𝗥𝗘́𝗖𝗘́𝗣𝗜𝗦𝗦𝗘́, 𝗗𝗢𝗡𝗖 𝗜𝗟 𝗡'𝗬 𝗔 𝗣𝗔𝗦 𝗗𝗘 𝗥𝗘𝗙𝗨𝗦 »

C'est faux. Dans un avis du 6 mai 2025 (n° 499904), le Conseil d'État a confirmé une solution qu'il retient depuis 1997 : la délivrance ou le renouvellement d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation de l'instruction, même au-delà des quatre mois, n'empêche ni la naissance ni le maintien du refus implicite.

Le récépissé vous autorise à rester en France pendant sa durée de validité. Il ne dit rien de ce que la préfecture a décidé.

𝗣𝗜𝗘̀𝗚𝗘 𝗡° 𝟮 : 𝗟𝗔𝗜𝗦𝗦𝗘𝗥 𝗖𝗢𝗨𝗥𝗜𝗥 𝗟𝗘𝗦 𝗗𝗘́𝗟𝗔𝗜𝗦 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗟𝗘 𝗦𝗔𝗩𝗢𝗜𝗥

Relisez l'attestation de dépôt qui vous a été remise. Toutes ne le font pas, mais si la vôtre indique quand naît le refus implicite et comment le contester, vous n'avez en principe que deux mois, à compter de la naissance du refus, pour saisir le tribunal. Le tribunal administratif de Lyon a ainsi rejeté par simple ordonnance, le 28 janvier 2026 (n° 2403819), la requête d'un demandeur qui avait agi près de deux ans plus t**d.

Si aucune information de ce type ne vous a été donnée, les délais classiques ne vous sont pas opposables. Vous devez tout de même agir dans un « délai raisonnable », en principe un an à compter du moment où il est établi que vous avez eu connaissance du refus.

Attention aux actes qui prouvent cette connaissance. Pour la cour administrative d'appel de Lyon (11 octobre 2018, n° 18LY01362), votre courrier demandant les motifs du refus fait courir ce délai d'un an au plus t**d à partir de sa date. Certains tribunaux considèrent aussi que la connaissance est acquise lorsque la préfecture cesse de renouveler le récépissé (tribunal administratif de Paris, 20 juin 2025, n° 2505318).

𝗣𝗜𝗘̀𝗚𝗘 𝗡° 𝟯 : 𝗖𝗥𝗢𝗜𝗥𝗘 𝗤𝗨'𝗨𝗡 𝗥𝗘𝗙𝗨𝗦 « 𝗦𝗜𝗟𝗘𝗡𝗖𝗜𝗘𝗨𝗫 » 𝗘𝗦𝗧 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗖𝗢𝗡𝗦𝗘́𝗤𝗨𝗘𝗡𝗖𝗘

Un refus implicite non contesté devient définitif. Il peut servir de base à une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La cour administrative d'appel de Paris a validé le 27 mars 2024 (n° 23PA03120) une OQTF sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans. Cette OQTF avait été prise en 2022 sur le fondement d'un refus implicite de renouvellement né en 2019 et jamais contesté.

Le refus implicite n'est pas en lui-même une mesure d'éloignement : une OQTF doit être prise et notifiée par écrit. Mais il en constitue le fondement possible, parfois des années plus t**d. Et une fois le refus né, la préfecture peut cesser de renouveler l'attestation qui vous permettait de rester en règle.

𝗣𝗜𝗘̀𝗚𝗘 𝗡° 𝟰 : 𝗟𝗘 𝗗𝗢𝗦𝗦𝗜𝗘𝗥 𝗜𝗡𝗖𝗢𝗠𝗣𝗟𝗘𝗧, 𝗢𝗨 𝗟𝗘 𝗥𝗘𝗖𝗢𝗨𝗥𝗦 𝗤𝗨𝗜 𝗦'𝗘𝗙𝗙𝗢𝗡𝗗𝗥𝗘 𝗗𝗘𝗩𝗔𝗡𝗧 𝗟𝗘 𝗝𝗨𝗚𝗘

C'est le piège le plus redoutable, car il se referme au moment du procès.

Si le dossier était réellement incomplet, il n'y a pas de refus implicite de titre de séjour. Il manque par exemple une pièce d'état civil, de nationalité, ou une pièce sans laquelle la demande ne peut pas être instruite. Le silence ne vaut alors que « refus implicite d'enregistrement », et ce refus ne peut pas être attaqué devant le juge.

Le Conseil d'État l'a jugé le 10 octobre 2024 (n° 494718), à la demande du tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Il l'a confirmé le 16 juillet 2026 (n° 514265), en visant les « décisions de clôture » des dossiers ANEF et en précisant que la complétude s'apprécie à la date du refus d'enregistrement.

Un exemple concret : la cour administrative d'appel de Lyon (5 février 2026, n° 25LY00879) a jugé qu'un demandeur invité sur l'ANEF à compléter son dossier, qui ne l'avait pas fait, ne pouvait se prévaloir d'aucun refus implicite. Son dossier avait été clôturé automatiquement un mois plus t**d. L'OQTF sans délai et l'interdiction de retour prises contre lui ont été maintenues.

Tout se joue sur la preuve. Une simple capture d'écran du suivi d'une lettre recommandée ne suffit pas, et un récépissé ne prouve pas la complétude lorsque l'autorisation de travail nécessaire a ensuite été refusée (tribunal administratif de Lille, 8 juin 2026, n° 2606134). À l'inverse, l'attestation de prolongation de l'instruction, que le texte réserve aux demandes complètes, a été regardée comme induisant la complétude du dossier (tribunal administratif de Cergy-Pontoise, 21 octobre 2025, n° 2519158).

𝗣𝗜𝗘̀𝗚𝗘 𝗡° 𝟱 : 𝗗𝗘́𝗣𝗢𝗦𝗘𝗥 𝗦𝗔 𝗗𝗘𝗠𝗔𝗡𝗗𝗘 𝗗𝗘 𝗥𝗘𝗡𝗢𝗨𝗩𝗘𝗟𝗟𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗧𝗥𝗢𝗣 𝗧𝗔𝗥𝗗

Sur l'ANEF, la demande de renouvellement doit en principe être déposée entre le 120e et le 60e jour avant l'expiration du titre. Hors de cette fenêtre, la préfecture n'est pas tenue de délivrer l'attestation de prolongation de l'instruction, qui vous permet de rester en règle.

À l'inverse, si vous êtes dans les délais et que votre dossier est complet, l'attestation doit vous être délivrée avant l'expiration de votre titre, puis renouvelée, sans que vous ayez à la réclamer. Le Conseil d'État l'a rappelé le 5 mai 2026 (Assemblée, n° 502860), dans une affaire portée par La Cimade et plusieurs associations.

𝗣𝗜𝗘̀𝗚𝗘 𝗡° 𝟲 : 𝗦𝗘 𝗧𝗥𝗢𝗠𝗣𝗘𝗥 𝗗𝗘 𝗣𝗥𝗢𝗖𝗘́𝗗𝗨𝗥𝗘 𝗗'𝗨𝗥𝗚𝗘𝗡𝗖𝗘

Tout dépend du moment. Tant que le refus implicite n'est pas né, ou si la préfecture refuse d'enregistrer votre demande, le juge des référés peut être saisi pour obtenir un rendez-vous, l'enregistrement du dossier ou l'attestation.

Une fois le refus né, ces voies échouent en général. Le juge des référés de Cergy-Pontoise l'a rappelé le 5 août 2026 (n° 2617052) : un demandeur qui réclamait seulement son attestation, parce qu'il devait voyager et risquait de perdre son contrat d'alternance, a été renvoyé vers le recours en annulation et le référé-suspension, car un refus implicite était déjà né.

La voie adaptée est alors le recours en annulation accompagné d'un référé-suspension. Le Conseil d'État suspend bien des refus implicites de titre de séjour, y compris dans le Puy-de-Dôme (Conseil d'État, 29 février 2024, n° 489196). Pour un renouvellement, l'urgence est en principe présumée ; pour une première demande, il faut la démontrer.

𝗙𝗔𝗨𝗧-𝗜𝗟 𝗔𝗧𝗧𝗔𝗤𝗨𝗘𝗥 𝗗𝗘̀𝗦 𝗟𝗘 𝗤𝗨𝗔𝗧𝗥𝗜𝗘̀𝗠𝗘 𝗠𝗢𝗜𝗦 ?

Le plus souvent, non. Si votre dossier est complet, qu'aucun délai de deux mois n'est mentionné sur votre attestation de dépôt et que vos attestations sont renouvelées, attendre la fin de l'instruction est souvent la meilleure stratégie : les délais de traitement dépassent fréquemment quatre mois, et un recours précipité peut provoquer un refus écrit. Le Conseil d'État a d'ailleurs refusé de reprocher à un étranger de ne pas avoir contesté plus tôt un refus implicite, alors que la préfecture lui délivrait des récépissés depuis deux ans (Conseil d'État, 12 décembre 2024, n° 497389).

Il faut en revanche agir si un délai de recours court déjà, si l'attestation n'est plus renouvelée, ou si votre situation se dégrade (emploi, droits sociaux). Attendre doit être un choix éclairé, jamais un oubli.

𝗟𝗘𝗦 𝗕𝗢𝗡𝗦 𝗥𝗘́𝗙𝗟𝗘𝗫𝗘𝗦

Conservez tout : attestation de dépôt, captures d'écran horodatées de l'ANEF, récépissés, attestations, courriers, demandes de pièces, preuves d'envoi et de réception.

Calculez la date de naissance du refus et vérifiez si l'attestation de dépôt mentionne les voies et délais de recours.

Pour un renouvellement, déposez votre demande entre le 120e et le 60e jour avant l'expiration du titre. Et répondez à toute demande de pièces dans le délai fixé, en gardant la preuve de votre réponse.

Ne demandez les motifs du refus (article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration) qu'une fois votre recours préparé, et dans le délai de recours. Sans cette demande, le défaut de motivation ne peut pas être invoqué devant le juge. Mais elle fait courir les délais et peut conduire la préfecture à prendre une décision écrite : c'est un choix à faire avec un conseil, pas un réflexe automatique. Sans réponse dans le mois, le refus peut être annulé pour défaut de motivation (cour administrative d'appel de Lyon, 24 octobre 2023, n° 23LY01423), ce qui conduit en général à un réexamen du dossier, pas à la délivrance automatique du titre. Et si la préfecture vous répond seulement que votre dossier est « toujours en cours d'instruction », ne vous y fiez pas : cette réponse ne supprime pas le refus, ne remplace pas la communication des motifs, et les délais continuent de courir (tribunal administratif de Paris, 14 novembre 2024, n° 2404956).

Si une décision écrite arrive avec une OQTF, réagissez immédiatement. Le délai de recours est d'un mois, de sept jours en cas d'assignation à résidence, de 48 heures en rétention. Un recours gracieux ne prolonge pas ce délai.

Enfin, avant tout voyage, vérifiez votre document : un récépissé ou une attestation délivré pour une première demande ne permet pas, en principe, de revenir en France.

Chaque situation est différente. Le bon choix dépend du titre demandé, de la date de dépôt, des documents reçus et de votre situation personnelle.

Pour faire le point sur votre situation, vous pouvez prendre rendez-vous avec Me Léonid Gninafon.

LKJ Avocats accompagne les personnes étrangères dans leurs démarches de séjour et leurs recours devant le tribunal administratif.
LKJ Avocats, Barreau de Clermont-Ferrand, 12 avenue Marx Dormoy, Clermont-Ferrand.

Article d'information générale, à jour au 30 septembre 2026. Il ne remplace pas une consultation individuelle.

Décret du 27 juillet 2026 : simplification des procédures des collectivités territorialesUn décret est un acte réglement...
30/09/2026

Décret du 27 juillet 2026 : simplification des procédures des collectivités territoriales

Un décret est un acte réglementaire qui précise l’application de règles législatives ou organise des procédures administratives. Celui du 27 juillet 2026 allège plusieurs formalités applicables aux collectivités, notamment en urbanisme, construction et logement social.

Le dispositif raccourcit certains délais, harmonise la publicité des actes et généralise la publication électronique des documents d’urbanisme, avec des aménagements en cas de difficulté technique. Il est entré en vigueur le 29 juillet 2026, sauf dispositions particulières.

En urbanisme, il facilite l’évolution du Sraddet, allège certains dossiers de permis, adapte les procédures dématérialisées et prévoit des règles spécifiques pour les JO d’hiver 2030. Certaines mesures n’entreront toutefois en vigueur qu’à compter du 29 août 2026.

En construction et logement social, le maire voit ses pouvoirs renforcés pour la sécurité des immeubles, tandis que le dispositif SRU et certains financements en outre-mer sont ajustés. Ces simplifications modifieront-elles durablement l’action locale ?

Source : Décret n° 2026-674 du 27 juillet 2026

Un permis tacite permet-il toujours d’obtenir le certificat prévu par le Code de l’urbanisme ?La réponse est non. Lorsqu...
28/09/2026

Un permis tacite permet-il toujours d’obtenir le certificat prévu par le Code de l’urbanisme ?

La réponse est non. Lorsque l’autorité compétente retire le permis tacite ou la décision de non-opposition, ce retrait efface l’acte de façon rétroactive. Juridiquement, le permis est alors réputé n’avoir jamais existé.

Conséquence pratique : le certificat attestant de l’existence du permis tacite ne peut pas être délivré, y compris si le refus de certificat est intervenu avant la décision de retrait. Le caractère non définitif du retrait, parce qu’il fait encore l’objet d’un recours, est sans incidence tant que ce retrait produit ses effets.

Pour les opérations de régularisation, la chronologie des décisions ne suffit donc pas. Il faut apprécier la demande de certificat au regard de la situation juridique résultant du retrait.

Réf : C. urb., art. R 424-13 ; CRPA, art. L 240-1.

Le refus de délivrer un certificat d'obtention d'un permis de construire tacite doit être regardé comme légal dès lors que ce permis a fait l'objet d'un retrait, même si le retrait est intervenu après le refus de certificat et fait l'objet d'un recours.

18/09/2026

⚠️ Une formalité d’entreprise ne s’arrête pas toujours au dépôt du dossier.

Création, modification ou cessation d’activité : certaines démarches peuvent nécessiter une régularisation ou des informations complémentaires.

Pour les dirigeants de TPE-PME, bien suivre ses formalités permet d’éviter des ret**ds ou des complications.

Quels sont les réflexes à adopter ? On fait le point en vidéo. 👇

Un changement dans l’entreprise peut entraîner plusieurs formalités.Nouveau siège social, nouvelle activité, évolution d...
14/09/2026

Un changement dans l’entreprise peut entraîner plusieurs formalités.

Nouveau siège social, nouvelle activité, évolution du capital, changement de dénomination… Derrière une décision importante pour l’entreprise se cachent parfois plusieurs démarches administratives.

Selon la situation, il peut être nécessaire de modifier les statuts, formaliser la décision dans un procès-verbal, publier une annonce légale puis déclarer la modification auprès du guichet des formalités des entreprises. 📋

Mais tous les changements ne nécessitent pas systématiquement une modification statutaire. Par exemple, certaines évolutions peuvent être traitées différemment selon ce qui est déjà prévu dans les statuts.

Le bon réflexe ? Avant d'engager une formalité, vérifier précisément les conséquences du changement envisagé et les obligations qui en découlent. Cela permet d'éviter des démarches inutiles comme des oublis administratifs.

Les statuts d’une société peuvent être modifiés à tout moment, pour différentes raisons. Cette démarche implique toutefois de respecter certaines étapes.

On croit que si la clause de déchéance du terme est réputée non écrite, toute la créance de prêt s’effondre. En réalité,...
11/09/2026

On croit que si la clause de déchéance du terme est réputée non écrite, toute la créance de prêt s’effondre. En réalité, le contrat subsiste et les échéances déjà exigibles restent recouvrables. ⚖️

La sanction atteint la clause abusive, pas le prêt lui-même. Le vrai enjeu est donc le recalcul de la créance, pas son extinction. 📌

Chez Cabinet LKJ AVOCATS, cette distinction commande toute la stratégie de contestation en saisie immobilière.

Réf : Civ. 2e, 11 juin 2026, F-B, n° 25-11.291

Sécheresse : le risque qui fragilise le régime Cat Nat.Depuis 2016, les épisodes de sécheresse ont pris une place croiss...
08/09/2026

Sécheresse : le risque qui fragilise le régime Cat Nat.

Depuis 2016, les épisodes de sécheresse ont pris une place croissante dans le coût des catastrophes naturelles.

Selon les éléments repris par la Cour des comptes, les dommages liés aux sécheresses représentent en moyenne 1,35 milliard d’euros par an, hors 2021.

Et le phénomène pourrait encore s’accélérer avec le changement climatique, notamment en raison du retrait-gonflement des argiles.

La Cour va jusqu’à évoquer, à terme, la possibilité que certains phénomènes devenus trop fréquents ne remplissent plus les critères permettant leur prise en charge au titre du régime Cat Nat.

Une évolution qui pourrait profondément modifier les contours de l’indemnisation des sinistres climatiques.

81 % des sommes mises à la charge des constructeurs pouvaient être réclamées au maître d’ouvrage dans un recours distinc...
01/09/2026

81 % des sommes mises à la charge des constructeurs pouvaient être réclamées au maître d’ouvrage dans un recours distinct.

Point de méthode : l’absence d’invocation, dans l’instance décennale, de la faute du maître d’ouvrage comme cause exonératoire n’interdit pas, à elle seule, une action ultérieure en indemnisation. Le recours reste recevable s’il vise le préjudice né de la condamnation déjà prononcée.

Autre apport : il faut distinguer la convention conclue à titre onéreux de la mise à disposition gratuite des services de l’État. Dans le premier cas, la responsabilité de droit commun de l’État peut être engagée. Dans le second, les fautes du service mis à disposition pèsent sur le maître d’ouvrage, non sur l’État.

En pratique, trois vérifications s’imposent : nature onéreuse ou gratuite de la convention, qualité exacte des intervenants, objet précis du recours engagé.

Garantie décennale et faute du maître d’ouvrage : recevabilité du constructeur à s’en prévaloir lors d’un recours distinct

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