15/09/2026
Depuis 6/8 mois, je suis confronté à des situations que je pensais réservées aux types assez riches (ou assez pauvres) pour se le permettre. Mais, visiblement, elle affecte aussi les petits garagistes et, plus généralement, les gérants de TPE/PME de campagne.
Ça fait plusieurs fois qu'au cours de rendez-vous, je sens une lassitude extrême, un ras-le-bol.
Je n'ai pas à creuser bien longtemps pour que ça sorte : "Je m'en vais, je pars de France".
Les causes sont toujours les mêmes : matraquage fis(t)cal et social, commerce en dent de scie, insécurité, faible considération des français et de leurs élus pour les entrepreneurs (ceux de la vraie économie qui, précisément, créent la richesse), etc.
Jusqu'à récemment, je pensais, peut-être naïvement, que ce choix était réservé soit aux gens assez riches pour le faire, soit, au contraire, à ceux qui, de toute manière, n'avaient pas grand'chose à perdre financièrement.
Etant en campagne, je pensais également que nous ne serions pas (trop) concernés par les préoccupations urbaines.
Or, maintenant, cela semble également toucher Monsieur Moyen (soit l'essentiel du tissu économique français).
Aucun ne le fait de gaieté de coeur. C'est toujours un déchirement.
Je ne leur jette pas la pierre, partir demande beaucoup de courage (nouvelle langue, nouveau boulot, nouvelles coutumes, etc. A l'évidence, rester en demandera autant.)
Aucune morale à retenir, simplement le constat d'un délitement désormais flagrant. Nous nous avançons vers un horizon ténébreux.