28/08/2026
❓ Proposer une rupture conventionnelle à un salarié en arrêt maladie est-il discriminatoire ?
👉 ❌ Non, pas en soi.
⚠️ Point clé
La seule proposition d'une rupture conventionnelle pendant un arrêt maladie ne laisse pas, à elle seule, supposer une discrimination en raison de l'état de santé.
💡 Le raisonnement de la Cour
En matière de discrimination, la preuve est partagée : le salarié présente des faits laissant supposer une discrimination, l'employeur prouve ensuite que sa décision repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination (C. trav., art. L. 1134-1).
👉 Sauf fraude ou vice du consentement, une rupture conventionnelle peut être valablement conclue pendant un arrêt maladie. La rupture conventionnelle est la rupture d'un commun accord du contrat, distincte du licenciement et de la démission.
👉 La Cour en déduit que le simple fait de la proposer ne constitue pas, en soi, un élément laissant supposer une discrimination liée à l'état de santé.
⚖️ Dans l'affaire
Un employeur propose deux fois une rupture conventionnelle à un salarié en arrêt maladie. Refus, puis licenciement pour absence prolongée perturbant le service.
👉 La cour d'appel juge le licenciement nul, voyant dans ces propositions un indice de discrimination.
❌La Cour de cassation casse : la proposition étant licite, elle ne peut à elle seule fonder une présomption de discrimination.
🔍 La nuance
Une telle proposition pourrait laisser supposer une discrimination si elle se combine à d'autres éléments. Le juge apprécie les faits dans leur globalité, non isolément.
🎯 Pour l'employeur
🚩 proposer une rupture conventionnelle pendant un arrêt reste licite
🚩 mais attention au contexte, un faisceau d'indices peut caractériser la discrimination
🎯 Pour le salarié
👉 la seule proposition ne suffit pas à établir une discrimination
👉 réunir d'autres éléments de contexte pour étayer la présomption
📌 À retenir
👉 rupture conventionnelle possible pendant un arrêt maladie
👉 sa proposition n'est pas, en soi, un indice de discrimination
👉 appréciation globale des faits par le juge
(Cass. soc., 17 juin 2026, n°25-12.181)