18/12/2024
"La mort du JEX, une annonce tout à fait exagérée". C'est le titre tout à fait pertinent choisi par le professeur Corinne Blery et Monsieur Cyril Roth, juge de l'exécution, dans un article remarquable paru au Dalloz actualités, pour tempérer les propos annoncés sur LinkedIn (!) par la qui, par deux circulaires, annonçait la fin de la compétence du juge de l'exécution sur certaines mesures.
Je vous invite à lire cet article tout à fait pertinent et étayé, qui pourrait presque être résumé par son point 13 dans lequel les auteurs indiquent :
_"13. Or, la déclaration d’inconstitutionnalité d’une disposition législative par le Conseil constitutionnel statuant sur QPC n’entraîne pas, même implicitement, l’abrogation des mesures réglementaires dont elle est le support ; ces dispositions peuvent seulement, se trouvant privées de base légale, être annulées pour excès de pouvoir ; il semble ressortir de la jurisprudence du Conseil d’État que cette disparition de base légale doit être en lien avec les motifs de la censure du Conseil constitutionnel (CE 30 mai 2018, n°400912, Lebon ; AJDA 2018. 1127 ; 12 déc. 2018, n° 147244). Ces textes réglementaires restent en vigueur tant qu’ils n’ont pas été annulés (v. par ex., CE 19 juill. 2017, n° 395095)._
https://www.dalloz-actualite.fr/node/mort-du-jex-une-annonce-tout-fait-exageree
Le 1er décembre 2024, le juge de l’exécution (JEX) serait mort… au moins en partie. Cette annonce de « mort partielle » a déjà d’importantes répercussions, affectant les tribunaux judiciaires, les avocats, les commissaires de justice et, bien sûr, les justiciables. Or, cette annonce de...