22/06/2021
🚨🚨🚨Suite à des recherches sur le sujet ,je suis tombé sur des interviews de Luc Frémiot magistrat français à la retraite qui lutte contre les violences conjugales.
J’ai relevé quelques passages :
- Arrêtons d’affirmer qu’on peut être un bon père et un mari violent. C’est juste monstrueux de dire de telles choses sachant que les enfants sont à la fois des témoins, des otages, et des victimes. Du coup, vous avez encore des juges aux affaires familiales (JAF) qui acceptent que les enfants pour maintenir le lien parental fassent l’objet d’hébergement chez leur père violent ou de droit visite. C’est extrêmement grave. Il faut sortir du principe sacré de conservation des relations père/enfant lorsque le père est violent.. Ils sont également souvent utilisés comme une arme …
Il faut donc remettre tout ça en cause. Il faut des vraies politiques de juridiction. Il faut que les parquets parlent avec les autres magistrats. Surtout qu’on peut s’appuyer sur le Civil avec les ordonnances de protection pour protéger les victimes.
-Dans l’exercice du métier de magistrat, on côtoie bien évidemment des affaires de ce type. On est en proximité immédiate de la douleur et de la violence que peuvent subir les femmes ainsi que leur famille. Plusieurs affaires m’ont touché parce que je me suis rendu compte, notamment lorsque j’étais aux Assises, qu’il y avait bien souvent eu des appels au secours en vain. Certaines victimes s’étaient confiées à leur famille, d’autres avaient déposé des plaintes qui n’avaient pas été suivies d’effet...
-Un de vos anciens confrères, un procureur, a dit : "je n'ai pas fait autant d'études pour m'emmerder avec des histoires de bonnes femmes." Dans l'institution judiciaire, il y a encore des efforts à faire ? (tout est dit)
il faut reconnaître que l'état d'esprit encore est très méfiant. Les victimes sont très mal considérées. D'une façon générale, on les suspecte toujours d'arranger les choses, de les modifier, de s'éloigner de leur réalité. Les questions qui sont posées à une femme qui fait l'objet de violences sont parfois extrêmement stigmatisante.
-Ce qu’il faut, c’est que la loi soit appliquée.
-Le problème de la prise en charge des auteurs de violence est de plus en plus crucial. (pour cela faut que les faits soient prit en compte et retenu).
-Sur le Grenelle des violences conjugales il estime que Marlène Schiappa est « complètement à côté de la question ».
Ces états généraux seraient pour lui de « la poudre de perlimpinpin », de « l’affichage » qui maintient une situation de double peine pour les femmes victimes de violences …
Bonne journée à vous et merci de partager sans modération
cette publication mais aussi toutes les autres 🙏🙏🙏❤️