07/07/2026
J’ai eu beaucoup de difficulté à communiquer sur ce livre. Pas parce que je n’y croyais pas. Mais parce qu’au fond, je n’étais pas encore capable de le regarder avec suffisamment de recul. J’avais peur du jugement. À commencer par le mien, que je sais souvent implacable. Ce livre est né d’une période de ma vie particulièrement intense. Pourtant, je n’ai jamais voulu écrire un témoignage. Je déteste le pathos. Je n’ai jamais eu envie de raconter ma vie pour raconter ma vie. Ce livre est né d’un choc, mais il ne parle pas du choc. Il parle de ce qu’il est possible de construire après. Et peut-être d’une chose essentielle : la transformation n’est jamais terminée. Il n’y a pas un avant, un déclic, puis un après où tout serait enfin réglé. Je vis encore cette transformation aujourd’hui. Chaque jour. Parce que je crois profondément que nous sommes des êtres en perpétuelle évolution et que devenir une meilleure version de soi-même n’a pas de ligne d’arrivée. Ce matin, j’ai ouvert mon propre livre au hasard. Je suis tombée sur une page qui parlait de neuroplasticité, d’identité et de transformation. Et, pour la première fois, je ne me suis pas demandé s’il était bien écrit. Je me suis simplement dit : « Finalement… ce n’est pas si mal. » À cet instant, j’ai compris que je faisais peut-être fausse route depuis le début dans ma manière d’en parler. Ce livre n’a pas forcément vocation à être lu d’une traite. On peut simplement l’ouvrir au hasard, comme on cherche une idée, une respiration ou une direction. Chaque page peut devenir un compagnon de route, un rappel que le changement ne se joue pas dans les grandes révolutions, mais dans les choix que l’on répète chaque jour. Finalement, je crois que je n’avais pas peur du regard des autres. J’avais surtout besoin d’adoucir le mien. Parce que parfois, le plus difficile n’est pas d’écrire un livre. Le plus difficile est d’accepter, des mois plus t**d, de le lire comme si l’on n’en était plus l’auteur, mais simplement un lecteur qui continue, lui aussi, à apprendre, à douter, à grandir et à se transformer.
Si ce livre vous appelle, vous trouverez le lien en bio.