26/02/2026
Le procès des attentats du 13 novembre 2015 restera comme l’un des plus marquants de la justice française. Les attaques coordonnées au Bataclan, au Stade de France et sur les terrasses parisiennes ont causé la mort de 130 personnes et fait des centaines de blessés. Entre septembre 2021 et juin 2022, une cour d’assises spéciale a examiné la responsabilité de 20 accusés, dont Salah Abdeslam, unique survivant des commandos terroristes. Dix mois d’audiences et près de 1 800 parties civiles ont donné à ce procès une ampleur historique.
Les audiences ont révélé toute la complexité du dossier : témoignages bouleversants des victimes, reconstitution précise du déroulement des attentats, analyse des soutiens logistiques, des cachettes et des itinéraires de fuite. Après des mois de silence, Salah Abdeslam a revendiqué sa participation au nom de l’État islamique. Le 29 juin 2022, la cour a reconnu l’ensemble des accusés coupables. Les condamnations prononcées sont particulièrement sévères, dont la perpétuité réelle pour Abdeslam, sans possibilité d’aménagement de peine.
Ce procès ne se limite pas à un verdict. Il a offert un espace de reconnaissance et de parole aux victimes, tout en nourrissant une réflexion collective sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation. Il rappelle que la justice doit rester solide, équitable et indépendante, même face à l’horreur.