05/10/2026
Le 31 août dernier, je plaidais devant le tribunal correctionnel d’Angers, au soutien des intérêts d’un client à qui il était reproché, au terme de 4 années d’instruction, à l’instar de sa co-prévenue, d’avoir commis des violences sur un enfant, en l’espèce en le secouant.
Outre le fait que j’estimais qu’il n’y avait pas d’éléments permettant d’entrer en voie de condamnation à son endroit, je remettais également en question les conclusions des expertises médicales, dès lors que j’estimais, notamment :
- qu’elles ne tenaient pas compte de certains diagnostics différentiels
- que le dossier médical de l’enfant était lacunaire sur des points majeurs, ne permettant alors pas d’exclure que les symptômes puissent résulter d’autres causes que de violences,
- qu’elles affirmaient, à revers de certains neuro-pédiatres et études, que n’existait aucun intervalle libre entre un épisode de secouement et les symptômes présentés.
Le tribunal n’a pas suivi les réquisitions du Ministère public (qui affirmait, sur la base des expertises figurant au dossier, que l’enfant avait été secoué et requis une condamnation à 4 ans dont 2 ans assortis du sursis probatoire avec mandat de dépôt différé) a ordonné une nouvelle expertise médicale, confiée à une neuro pédiatre.
L’examen du dossier est donc renvoyé à l’année prochaine & le client demeure présumé innocent.
🙏🏻