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07/10/2024

L’indemnisation du préjudice corporel
Lorsqu’une victime d’un accident corporel a droit à une indemnisation de droit commun, elle doit être indemnisée de TOUS ses dommages corporels et préjudices économiques en résultant.

Il s’agit donc du principe de réparation intégrale du préjudice.

prejudices corporels
L’assurance doit donc remettre la victime ou ses ayants droits dans une situation la plus proche possible de celle qui aurait été la sienne si l’accident n’avait pas eu lieu.

Toute mesure permettant une amélioration ou une réparation de l’état de la victime doit donc être indemnisé.

Les préjudices corporels et l’expertise médicale
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Les préjudices corporels sont évalués par le médecin expert lors de l’expertise médicale.

Il rend ainsi un rapport d’expertise médicale évaluant en détail l’ensemble des postes de préjudices liés à l’accident.

En cas de désaccord avec le rapport du médecin, si vous pensez que certains préjudices ont été minimisés ou oubliés, vous pouvez mettre en place une procédure d’expertise amiable contradictoire, arbitrale ou judiciaire afin de faire reconnaître ces différents préjudices.

Les différents postes de préjudices
Préjudices extra-patrimoniaux
(préjudice non économique)
C’est le préjudice « personnel » qui porte atteinte à l’intégrité de la personne. Ces préjudices concernent donc les dommages corporels subis par la victime.

Déficit Fonctionnel Temporaire – (ITT ou DFT)
Déficit Fonctionnel Permanent – (AIPP ou DFP)
Pretium Doloris ou Souffrances Endurées
Préjudice Esthétique
Préjudice d’agrément
Préjudice Sexuel
Préjudice Moral
Préjudice d’établissement
Préjudice d’anxiété
Préjudices Patrimoniaux
(Préjudice économique)
C’est le préjudice économique englobant toutes les conséquences financières liés à l’accident corporel.

Dépenses de santé
Frais divers
Frais de logement adapté / Frais d’appareillage
Frais de véhicule adapté
Assistance par tierce personne (aides humaines)
Pertes de gains Professionnels
Préjudice professionnel et incidence professionnelle
Préjudice scolaire / universitaire / de formation
Perte de chance
Préjudices en cas de décès
Il s’agit d’indemniser les préjudices des ayants droits lorsque l’accident corporel a entraîné le décès de la victime.

Remboursement des frais d’obsèques
Préjudice moral / Préjudice d’affection
Préjudice économique des proches
Préjudice de la perte de chance de survie
Le préjudice corporel selon la nomenclature Dintilhac
En juillet 2005, un groupe de travail présidé par Jean-pierre Dintilhac a rendu un rapport comportant une liste des préjudices indemnisables suite à un accident corporel. Ce rapport, demandé par le ministère de la justice, a pour but d’améliorer l’indemnisation des dommages subis par les victimes d’accidents corporels.

La nomenclature Dintilhac a retenu un certain nombre de postes de préjudices ouvrant le droit à des indemnités. Ce n’est pas une liste exhaustive mais plutôt une base sur laquelle s’appuyer.

Chaque cas étant différent, des préjudices supplémentaires peuvent être indemnisables en fonction de la situation dans laquelle se trouve la victime d’un dommage corporel.

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04/10/2024

L’exercice du droit de visite et d’hébergement

À titre liminaire, l’exercice du droit de visite et d’hébergement est un droit prévu en cas de séparation des parents ayant des enfants en commun, quel que soit leur mode d’union (mariage, pacs, concubinage). En effet, les enfants communs disposent de deux foyers distincts, ainsi la détermination de la résidence de l’enfant peut prendre le modèle de la garde alternée, ou bien le modèle de la résidence principale fixé chez l’un des deux parents. C’est dans cette seconde hypothèse que le droit de visite et d’hébergement constitue une prérogative offerte aux parents chez qui la résidence habituelle n’est pas fixée, afin de maintenir le lien entre les enfants et le parent titulaire du droit.

L’ensemble des modalités d’exercice du droit de visite et d’hébergement qui organise le rythme de vie des enfants est déterminé, soit à l’amiable, par les parents partageant l’exercice de l’autorité parentale via une convention homologuée par le juge aux affaires familiales, soit en cas de désaccord par le juge dans une décision de justice.

Les droits et devoirs du droit de visite et d’hébergement
Avant toute chose, les parents peuvent proposer dans la convention de divorce par consentement mutuel, ou par « convention parentale » signées, les conditions du droit de visite et d’hébergement, celles-ci peuvent être rédigées par les soins d’un avocat. Ensuite, en cas d’accord des deux parents divorcés c’est au notaire de procéder à son homologation, tandis que pour les autres parents il revient au juge d’homologuer l’accord.

Quand l’intervention du juge est nécessaire compte tenu d’un désaccord entre les parents, la mise en place de la garde alternée peut être demandée pour une durée de 6 mois à titre conservatoire, le temps que les modalités du droit de visite et d’hébergement soient arrêtées.

Selon le planning librement défini ou imposé par le juge, le parent chez qui les enfants sont domiciliés, doit présenter ceux-ci au parent titulaire du droit de visite et d’hébergement, y compris lorsque ce dernier a fait l’objet d’un retrait de l’autorité parentale puisqu’il reste toujours titulaire de ce droit.
Ainsi, le parent est tenu de fournir des vêtements et chaussures propres en bon état, une trousse de toilette, le matériel adapté aux activités de l’enfant (scolarité, sport) et des jouets en fonction de l’âge.

D’un autre côté, le parent titulaire du droit doit être en mesure de recevoir les enfants à son domicile, en pratique, il est tenu de venir récupérer et ramener les enfants à leur résidence principale, toutefois les parents peuvent en convenir autrement. Le parent bénéficiaire est chargé d’accueillir les enfants dans des conditions matérielles confortables : logement chauffé, un espace nuit, des repas, avoir une hygiène et des soins si nécessaire. Autrement dit, le domicile du parent ne doit pas être un logement insalubre et les enfants ne doivent pas être laissés dans le besoin.

À défaut de disponibilité, une personne de confiance désignée par le parent exerçant le droit de visite et d’hébergement peut se substituer à lui, par exemple, le grand-père ou le conjoint.

Le choix du lieu de vacances et les activités avec les enfants restent libres, cependant il convient d’informer l’autre parent, une autorisation est notamment requise pour les sorties du territoire national.
Pour les éventuelles démarches administratives, les documents et pièces d’identité tels qu’un passeport, ou le carnet de santé doivent être transmis au parent bénéficiaire du droit de visite et d’hébergement.

Les sanctions en cas de manquements ou du non-exercice du droit de visite et d’hébergement
Les manquements peuvent provenir soit du parent titulaire du droit de visite, ou bien du parent disposant de la garde à titre principale qui fait obstacle à l’exercice du droit.

Dès lors que l’intérêt supérieur de l’enfant le recommande, le juge peut exclure toute possibilité d’hébergement et cantonner l’exercice du droit à un simple droit de visite organisé dans un espace de rencontre désigné à cet effet.

Pour un parent « le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende », il s’agit du délit de non-présentation d’enfant inscrit à l’article 227-5 du Code pénal, qu’il ne faut pas confondre avec le délit de soustraction d’enfant aussi appelé « enlèvement d’enfant ».

Une réponse ministérielle du 30 juin 2020 (N° 24546) affirme que « Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l’enfant. Un parent qui n’assumerait pas ses responsabilités en refusant par exemple de prendre en charge son enfant ou de l’accueillir à son domicile s’exposerait à un retrait de l’exercice de l’autorité parentale sur le fondement de l’article 373-2-1 du Code civil ». Dans ce cas le parent qui assume entièrement la garde et la charge des enfants peut demander au juge de de réviser à la hausse le versement de la pension alimentaire pour compenser les frais supplémentaires, également la demande d’astreintes et des dommages d’intérêt est ouverte (article 373-2-6 Code Civil).

De plus, si le parent débiteur d’une obligation alimentaire ne verse pas la contribution attendue pour l’entretien et l’éducation des enfants, fixée par décision de justice ou convention homologuée, ce dernier commet un abandon de famille. Ainsi, le parent fautif risque une condamnation de 2 ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende (article 227-3 Code pénal).

Lorsqu’un parent titulaire du droit de visite et d’hébergement déménage sans notifier le changement de domicile, alors il s’expose à une peine ne pouvant excéder 6 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende (article 227 - 4 Code pénal).

Enfin, la mise en péril de la santé, de l’intégrité morale et physique de l’enfant par un mode de vie dangereux, des violences, du délaissement et des comportements compromettant à l’égard des enfants est sanctionnée par la suppression du droit de visite et d’hébergement, 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende (article 227-15 Code pénal).

04/10/2024

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04/10/2024

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04/10/2024

Qu’est-ce qu’un licenciement abusif ?
Concernant le licenciement abusif, la définition repose exclusivement sur l’absence de cause réelle et sérieuse jugée par le Conseil de Prud'hommes.

En effet, la loi n’autorise un licenciement que lorsqu’il est pourvu d’une cause réelle et sérieuse. À défaut, la rupture du contrat sera considérée comme un licenciement abusif, conformément au Code du travail. Un licenciement abusif est donc un licenciement sans cause réelle et sérieuse qui peut entraîner des sanctions pour l’employeur (réintégration du salarié ou versement d’indemnités).

L’exigence d’une cause réelle et sérieuse vaut autant pour un licenciement pour motif économique que pour un licenciement pour motif personnel.

Or, le Code du travail ne définit pas la cause réelle et sérieuse. Ce sont les juges qui ont progressivement fait émerger les contours de cette notion.

Qu’est-ce qu’une cause réelle ? C’est une cause qui doit être objective, existante et exacte. Une cause exacte est basée sur des faits qui doivent pouvoir être vérifiés et qui ne peuvent être basés sur le simple ressenti de l’employeur. Par exemple, la simple perte de confiance en un salarié pour des raisons non objectives n’est pas suffisante pour motiver un licenciement. De plus, le terme “exact” signifie que les motifs invoqués sont la véritable raison du licenciement et ne servent pas à cacher d’autres motifs pour lesquels il est interdit de licencier un salarié (par exemple, en cas de discrimination).

Qu’est-ce qu’une cause sérieuse ? Cela signifie que le salarié doit avoir commis un fait relevant d’une certaine gravité. Cette faute rend son maintien dans l’entreprise impossible, car cela affecte son bon fonctionnement. Par exemple, un détournement de fonds de l’entreprise où il travaille est une cause sérieuse.

🛠️ En pratique : un licenciement est abusif s’il ne relève pas d’une cause réelle et sérieuse. Pour être valablement invoqué, le licenciement doit reposer sur des faits réels, précis, vérifiables, et suffisamment importants pour justifier un licenciement.

Peut être considéré comme un licenciement abusif par exemple, le fait de licencier un salarié qui refuse de passer à un temps partiel. Ou encore le licenciement dont aucune motivation n’est clairement établie dans la lettre de licenciement. Licencier un salarié pour absence si cette dernière ne perturbe pas le fonctionnement de l’entreprise et que l’employeur peut le remplacer temporairement est également considéré comme abusif.

💡 Astuce : si vous avez besoin d'obtenir des conseils adaptés à votre situation, pensez à prendre contact avec un avocat.

Quelle est la différence entre un licenciement abusif et un licenciement nul, injustifié ou irrégulier ?
Le licenciement abusif est un licenciement injustifié, car sans cause réelle et sérieuse. Il convient toutefois de ne pas le confondre avec un licenciement nul (dont les cas de nullité sont expressément prévus par la loi), et le licenciement irrégulier (comportant un vice de forme).

Le licenciement injustifié (ou “licenciement abusif”), c’est l’hypothèse dans laquelle le juge estime que le motif du licenciement n’est pas valable. Ici, ce n’est pas la procédure qui est en cause, mais les raisons qui ont justifié le licenciement. C’est une affaire de motifs non valables.

Le licenciement irrégulier quant à lui est prononcé lorsque la procédure pour rompre le contrat n’a pas été respectée. Ainsi, le licenciement peut tout à fait être irrégulier sans être privé de cause réelle ou sérieuse. Ici, c’est une simple affaire de procédure non respectée. Le juge sanctionnera les vices de forme ou les irrégularités de procédure comme :

le formalisme de la lettre de convocation à l’entretien préalable au licenciement ou de la lettre de licenciement si elles ne comportent pas les mentions obligatoires ;
des délais non respectés dans la procédure ;
ou encore un défaut de formalisme de l’entretien préalable.
☝️ Bon à savoir : un manquement dans la procédure qui rend le licenciement irrégulier n’a pas nécessairement pour effet d’annuler le licenciement si son motif est justifié par une cause réelle et sérieuse.

Enfin, le licenciement est nul lorsque le juge annule la demande, conformément à l’un des cas prévus par la loi. Les cas de nullité sont les suivants :

la violation d'une liberté fondamentale ;
des faits de harcèlement moral ou sexuel ;
un licenciement discriminatoire ;
un licenciement consécutif à une action en justice en matière d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, ou à une dénonciation de crimes et délits ;
un licenciement d'un salarié protégé en raison de l'exercice de son mandat ;
un licenciement d'un salarié en méconnaissance des protections mentionnées par la loi.
Quels recours en cas de licenciement abusif ?
Si l’employeur a le droit de licencier un salarié, lui, est en droit de contester son licenciement et de saisir la justice afin d’obtenir réparation.

Pour contester un licenciement abusif, le salarié doit saisir le Conseil de prud’hommes. Il dispose d’un an pour agir en justice à compter de la notification du licenciement. Passé ce délai, aucune action ne pourra être entreprise par le salarié.

La première étape consiste à saisir le Conseil des Prud’hommes compétent (lieu de travail ou siège social de l’entreprise) par requête. Pour cela, il doit remplir la “Requête aux fins de saisine du conseil de prud'hommes (CPH) par un salarié” (Cerfa n° 15586*03). La requête doit être adressée par courrier (recommandé ou non) au greffe du conseil de prud'hommes. Le courrier devra notamment indiquer les mentions suivantes : coordonnées du salarié, coordonnées de l’employeur, objet de la demande, exposé des motifs et de ses prétentions, pièces justificatives.

Se faire assister par un avocat n’est pas obligatoire, mais cela est fortement recommandé pour aider le salarié à trouver les bons arguments juridiques pour appuyer sa demande.

La procédure se déroule ensuite en deux temps :

phase amiable. La première partie de la procédure est une phase amiable devant le Bureau de conciliation du Conseil de prud’hommes. Cette phase obligatoire vise à régler le différend à l’amiable, sans passer par le juge.
phase judiciaire. Si aucun accord n’a été trouvé entre le salarié et l’employeur, l’affaire devra être réglée en justice devant le juge de prud’hommes. Ce dernier devra évaluer le caractère réel et sérieux du licenciement.
☝️ Bon à savoir : c’est au salarié qu’il revient d’apporter les débuts de preuves attestant le licenciement abusif. Pour se défendre, l’employeur peut réunir toutes les preuves qui pourraient soutenir sa décision et démontrer l'existence d’une cause réelle et sérieuse.

Quelles sanctions en cas de licenciement abusif ?
Dans les faits, pour un licenciement abusif, quelles sanctions peuvent être prononcées ?

Les différentes réparations qui peuvent être allouées au salarié pour licenciement abusif varient en fonction de son ancienneté et de la taille de son entreprise. Il peut s’agir d’une réintégration du salarié dans l’entreprise, ou de verser des indemnités prud'homales.

Licenciement abusif et réintégration du salarié dans l’entreprise
Si le salarié possède au moins 2 ans d’ancienneté et que l’entreprise comprend au moins 11 salariés, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l’entreprise. Le salarié pourra alors garder tous les avantages qu’il avait acquis avant son licenciement (salaire, ancienneté, etc.).

Si le salarié a moins de 2 ans d’ancienneté et/ou que son entreprise a moins de 11 salariés, le juge ne peut pas proposer la réintégration du salarié.

☝️ Bon à savoir : la réintégration du salarié dans l’entreprise ne peut intervenir que sur proposition du juge, et seulement si l’employeur et le salarié y consentent.

Si l’une des parties refuse la réintégration, l’employeur est tenu de verser au salarié des indemnités.

Licenciement abusif et indemnités
Dès lors que le salarié ou l’employeur refuse la réintégration dans l’entreprise, le salarié peut avoir droit à une indemnité pour licenciement abusif à la charge de l’employeur. Le montant de l’indemnité pour licenciement abusif est encadré par le Code du travail.

Le montant de l’indemnité pour licenciement abusif varie en fonction de l’ancienneté du salarié et du nombre de salariés de l’entreprise (plus ou moins de 11 salariés). Pour avoir une idée du montant de votre indemnité, vous pouvez consulter notre fiche sur le calcul de l’indemnité de licenciement.

Indemnités dues en cas de licenciement abusif dans les entreprises de plus de 11 salariés
Depuis 2017, le montant de l’indemnité octroyée par le juge devra nécessairement respecter le barème légal des indemnités pour licenciement abusif (Barème Macron). Ce barème fixe des montants minimaux et maximaux de dommages et intérêts en mois de salaire brut. Il n’est plus possible de fixer des indemnités au-delà des plafonds de ce barème.

C’est au juge de déterminer le montant à verser, en tenant compte des plafonds. Ce dernier peut tenir compte des indemnités déjà versées à l’occasion de la rupture (à l'exception de l'indemnité de licenciement), mais également en fonction du préjudice subi par le salarié par ce licenciement abusif (difficulté à retrouver un emploi, âge du salarié s’il est proche de la retraite, etc.).

⚠️ Attention : si le licenciement est reconnu comme abusif et repose sur un cas de harcèlement moral ou sexuel, le plafond Macron n’est pas applicable.

04/10/2024

Divorce : l’essentiel à savoir sur les différents types de divorce en France

En France, il existe plusieurs types de divorce. Dans ce guide complet, nous allons vous présenter les 4 formes possibles : par consentement mutuel, pour faute, pour altération définitive du lien conjugal et enfin le divorce sur acceptation du principe de rupture du mariage. Une réforme importante du divorce est intervenue en 2021. Découvrez l’essentiel de ce qu’il faut savoir en 5 min sur la procédure de divorce et son évolution depuis la réforme.

Sommaire :
Le divorce par consentement mutuel : le plus rapide, le moins coûteux, le moins conflictuel
Le divorce pour faute
Le divorce pour altération définitive du lien conjugal
Le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage
Le divorce par consentement mutuel : le plus rapide, le moins coûteux, le moins conflictuel
Le divorce par consentement mutuel est la forme la plus prisée de nos jours. Et pour cause : il s’agit de la procédure la plus simple, la plus rapide, la moins coûteuse et la moins conflictuelle. Il s’agit d’une procédure « à l’amiable ».

Le divorce par consentement mutuel est possible lorsque les conjoints sont d’accord :

Sur le principe : ils veulent tous les deux divorcer.
Sur les « effets », c’est-à-dire sur les conséquences « pratiques » en ce qui concerne la garde des enfants, le partage des biens ou encore la pension alimentaire.
Cet accord doit être matérialisé dans un document écrit et signé par les deux conjoints : la convention de divorce. Lors de l’audience au tribunal de grande instance, le juge aux affaires familiales étudie cette convention et décide ou non de la valider (de l’ « homologuer » dans le langage juridique). Le juge est tout particulièrement attentif à ce que les intérêts de ou des enfant(s) soient préservés.

Même si la procédure de divorce par consentement mutuel est rapide, l’assistance d’un avocat est obligatoire. Même s’il n’y a aucuns conflits entre les conjoints, même s’ils sont parfaitement d’accord sur le principe et les effets du divorce, il est obligatoire de désigner un avocat. Les conjoints peuvent décider de choisir un avocat commun pour limiter le coût du divorce.

Pour aller plus loin, découvrez notre fiche complète : Divorce par consentement mutuel : Définition, durée, coût, rôles du notaire et du juge.

Le divorce pour faute
Le divorce par consentement mutuel est la seule forme de divorce « à l’amiable ». Les trois autres types de divorce que nous allons vous présenter sont des divorces « contentieux » : ils impliquent des désaccords plus ou moins importants entre les deux époux. Ce sont des divorces conflictuels dont le coût peut être très élevé.

Le divorce pour faute est la forme la plus connue et la plus ancienne de divorce contentieux. Il peut être demandé par l’un des conjoints s’il estime que l’autre conjoint a commis une faute conjugale ou n’a pas rempli les obligations qui découlent du mariage. Il s’agit par définition d’une procédure conflictuelle.

La réforme en vigueur depuis le 1er janvier 2021 a permis de simplifier la procédure.

La procédure comportait autrefois trois étapes :

L’envoi de la requête en divorce.
La tentative de conciliation devant le juge aux affaires familiales.
L’assignation en divorce en cas de non-conciliation.
Cette procédure continue de s’appliquer pour les demandes de divorce engagées avant le 1er janvier 2021.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’ancienne procédure de divorce pour faute.

Dans la nouvelle procédure, les deux premières étapes de l’ancienne procédure sont supprimées : la requête et l’audience de conciliation disparaissent. L’assignation a donc lieu dès le début de la procédure. Le rôle des avocats est renforcé.

Cette nouvelle procédure s’applique à toutes les demandes de divorce formées à compter du 1er janvier 2021.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la nouvelle procédure de divorce pour faute.

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal
La vie commune est l’une des principales obligations du mariage. Les époux doivent partager la même résidence principale. Quand les époux ne vivent plus ensemble depuis 1 an (nouvelle procédure) ou 2 ans (ancienne procédure), l’un des époux peut demander le divorce en saisissant le juge aux affaires familiales. C’est ce que l’on appelle la demande de divorce pour altération définitive du lien conjugal.

Si le conjoint requérant réussit à prouver qu’il y a une rupture de la vie commune et que cette rupture date d’au moins un an, le juge prononce le divorce. Dans ce cas, l’autre conjoint n’a pas la possibilité de faire appel pour s’opposer au jugement.

Ce type de divorce est utilisé quand l’un des conjoints refuse de divorcer et que l’autre conjoint ne peut rien lui reprocher (= il ne peut pas demander le divorce pour faute).

Cette forme de divorce est pleinement concernée par la nouvelle réforme du divorce évoquée plus haut.

Si la procédure a été engagée avant le 1er janvier 2021, c’est l’ancienne procédure qui continue de s’appliquer.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’ancienne procédure de divorce pour altération définitive du lien conjugal.

Pour les procédures initiées après le 1er janvier 2021, la nouvelle procédure s’applique.

Découvrez l’essentiel à connaître sur la nouvelle procédure de divorce pour altération définitive du lien conjugal.

Le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage
Cette quatrième et dernière forme de divorce est à mi-chemin entre le divorce par consentement mutuel et le divorce contentieux.

Les deux conjoints sont tous les deux d’accord sur le principe de la rupture du mariage. Dit autrement, les deux époux veulent divorcer. Sauf qu’ils ne sont pas d’accord sur les « effets du mariage », c’est-à-dire sur ses conséquences pratiques, qu’il s’agisse de la garde des enfants, du partage des biens ou du montant de la pension alimentaire par exemple.

Adresse

67 Cours Gambetta/Batiment 12
Aix-en-Provence
13100

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