16/10/2026
Violences conjugales : la Cour de cassation élargit la notion de présence du mineur
L’enfant qui entend des violences conjugales peut juridiquement y avoir assisté, même sans les avoir vues.
Par un arrêt du 23 septembre 2026, la Cour de cassation refuse de limiter la circonstance aggravante prévue par l’article 222-13 du code pénal à la présence visuelle du mineur.
La chambre criminelle privilégie une approche fondée sur l’exposition effective aux violences. La présence au domicile, associée à la perception des cris et insultes, peut ainsi caractériser l’aggravation.
Cette interprétation déplace la frontière entre simple proximité physique et exposition aux faits.
Ses conséquences dépassent la qualification pénale : la présence du mineur peut également peser sur la peine encourue et l’appréciation des mesures relatives à l’autorité parentale.
Pour les magistrats et avocats, la preuve doit désormais porter sur l’exposition concrète de l’enfant, et non sur sa seule présence dans la pièce.
Source : Cass. crim., 23 septembre 2026, n° 25-85.955.