12/06/2026
Les autorités espagnoles ont considérablement durci les contrôles aux frontières pour les voyageurs non ressortissants de l'Union européenne. Selon une note d'information de la Police nationale espagnole publiée le 3 avril 2026, les agents frontaliers présents dans les ports et aéroports du pays effectuent des vérifications aléatoires mais rigoureuses concernant la capacité financière des voyageurs. Désormais, chaque visiteur étranger (incluant notamment les Algériens et les ressortissants britanniques) doit être en mesure de justifier d'un montant minimum de
122 euros par jour de séjour. Pour tout voyage, un plancher obligatoire de 1 099 euros est exigé, ce qui correspond au montant minimum pour une durée de référence de neuf jours, même si le séjour effectif est plus court.
Cette hausse découle directement de l'indexation légale sur le Salaire Minimum Interprofessionnel (SMIC) espagnol, rehaussé à 1 221 euros par mois en février 2026.
Pour prouver qu'il dispose de ces fonds, le voyageur peut présenter de l'argent liquide, des chèques certifiés ou des cartes de crédit. En plus de ces ressources financières, il reste obligatoire de présenter ses justificatifs d'hébergement ainsi qu'un billet de retour. La sanction en cas de manquement est immédiate : le voyageur qui ne peut pas fournir ces preuves financières s'expose à un refoulement direct le jour même de son arrivée, et ce, même s'il possède un visa Schengen parfaitement valide. De plus, une telle expulsion entraîne un signalement automatique dans le système d'entrée et de sortie (EES) de l'Union européenne, ce qui risque de fortement compromettre et compliquer l'obtention de futurs visas ou déplacements dans l'espace Schengen.