17/07/2026
DIALOGUE INCLUSIF : Le grand marchandage qui sacrifie le souverain primaire ''LE PEUPLE''
Nul n’ignore que dans l’histoire de notre pays, tout "dialogue inclusif" finit par le même marchandage : le partage des postes, au détriment du peuple. Aujourd’hui, on nous demande d’être "inclusifs" jusqu’à inclure ceux qui tuent, violent et pillent nos frères et sœurs depuis des décennies.
Quel sens a un consensus national bâti sur le sang de Goma, Beni, Rubaya, Rutshuru, Bukavu et Uvira ?
Le schéma est cynique et connu : on massacre, on pille, on occupe, puis on s’assoit à la table. Et l’État, fatigué, cède des ministères, des grades.
Pendant ce temps, les déplacés croupissent dans les camps, les veuves enterrent, et les enfants grandissent sans école. Ce n’est pas de la réconciliation, c’est la légalisation du crime et la capitulation déguisée.
Un vrai dialogue devrait d’abord inclure les morts qu’on n’écoute plus : la mère de Bunagana sans maison, le cultivateur de Masisi qui ne peut plus aller au champ, l’élève de Beni qui étudie sous les balles. Tant que le prix du sang sera un poste, le sang continuera de couler, tant qu’on recycle les groupes armés en partis politiques, on ne fait que préparer le prochain cycle de massacres.
Le peuple n’a que faire d’un partage entre bourreaux et politiciens. Le peuple exige justice, sécurité et une République qui protège d’abord ceux pour qui elle existe.
Assez du théâtre. Assez du compromis avec la barbarie.
Le Congo ne se partage pas, Il se défend.