06/15/2020
Modification législative importante en matière de responsabilité civile: le délai maximal de 30 ans pour intenter une poursuite civile pour obtenir compensation du préjudice subi en raison notamment d'une agression sexuelle est supprimé et les victimes dont la demande en justice a été rejetée dans le passé en raison du non-respect du délai en vigueur à ce moment peuvent intenter à nouveau un recours (portée rétroactive de la loi). Ce délai, appelé délai de prescription, a longtemps été de seulement 3 ans avant d'être augmenté à 30 ans en 2013.
D'ailleurs, la faillite ne libère pas le failli d'une indemnité accordée en justice en raison d'une agression sexuelle.
À noter que le délai de prescription de 3 ans est encore en vigueur dans la majorité des cas de réclamation monétaire comme par exemple pour percevoir un compte impayé ou réclamer le préjudice subi en raison d'une chute dans un immeuble.
(Québec) Quel que soit leur âge, les victimes d’agressions sexuelles hantées par leur enfance peuvent désormais réclamer que justice leur soit rendue, même...