10/15/2026
« Je suis incorporé, donc je ne risque rien personnellement. »
C'est vrai en général, et faux dans plusieurs situations précises. Quatre, surtout.
QUAND L'ÉCRAN CORPORATIF NE PROTÈGE PLUS
1. Les salaires impayés. Les administrateurs peuvent être tenus personnellement responsables jusqu'à six mois de salaire par employé. C'est une responsabilité qui survit à la fermeture.
2. Les retenues à la source et les taxes non remises. L'argent qui a été prélevé pour les gouvernements n'a jamais été celui de l'entreprise. Les administrateurs en répondent personnellement.
3. Le cautionnement personnel que vous avez signé. Ce n'est pas une exception à l'écran corporatif : c'est un engagement volontaire de le contourner. Et c'est le plus fréquent.
4. La faute personnelle, distincte de celle de la société. Si vous commettez vous-même une faute, être incorporé ne vous en protège pas.
CELUI QU'ON SOUS-ESTIME
Le cautionnement personnel. Le bail, la marge de crédit, le contrat avec le gros fournisseur, la carte de crédit corporative. On les signe au démarrage, quand on n'a pas le choix parce que l'entreprise n'a pas d'historique, et on ne les renégocie jamais, même dix ans plus t**d quand l'entreprise est solide et n'en a plus besoin.
CE QUI SE FAIT
Demander la libération, une fois par année. Beaucoup de créanciers acceptent de lever un cautionnement quand les états financiers le justifient. Mais personne ne vous l'offrira spontanément : c'est une demande à faire, pas un droit à attendre.
Combien de cautionnements personnels avez-vous signés? La plupart des dirigeants sous-estiment le nombre. Faites la liste, l'exercice est vite fait.
L'article complet sur la responsabilité des administrateurs : https://www.vigiquebec.com/la-responsabilite-des-administrateurs/
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