06/26/2026
Merci de partager . Le genre d’histoire que je vois encore en 2026🙏
Il avait à peine 6 ans.
Il avait vu la violence.
La violence contre sa mère.
Les objets lancés. Les murs brisés. La peur dans la maison.
Puis, un jour, sa mère a trouvé le courage de partir.
La police a été avisée.
La DPJ est entrée dans sa vie.
Au départ, c’était pour la violence conjugale.
Puis les mois ont passé.
Les intervenants ont changé. Plusieurs fois.
Jamais les mêmes visages. Jamais les mêmes repères.
Et, de fil en aiguille, le regard s’est déplacé.
La mère est devenue « anxieuse ».
La mère devait se justifier.
La mère devait prouver qu’elle allait bien.
Lorsqu’elle a osé nommer ses inquiétudes concernant le milieu du père, c’est elle qui s’est retrouvée supervisée.
L’enfant, lui, a fini par être placé chez son père.
Celui-là même devant qui il avait appris, beaucoup trop jeune, ce que signifiait vivre dans la peur.
Puis on expliquera à cet enfant qu’il voit maintenant sa mère dans un petit local de centre jeunesse parce que « maman a des choses a travailler »
Il y a des histoires qui devraient nous forcer à réfléchir collectivement.
Un parent victime de violence ne devrait jamais devenir, par glissement, celui ou celle que l’on perçoit comme le problème principal.
Un enfant ne devrait jamais porter, en silence, les contradictions d’un système qui oublie parfois pourquoi il est intervenu au départ.