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Le profilage racial - une culture qui scalpe la dignité humaine.Par : Hadj ZitouniPrésident du Mouvement Action Justice👉...
08/23/2026

Le profilage racial - une culture qui scalpe la dignité humaine.

Par : Hadj Zitouni
Président du Mouvement Action Justice

👉 Le texte intégral demeure également disponible sur le site institutionnel du Mouvement Action Justice :

https://www.maj-quebec.com/le-profilage-racial-une-culture-qui-scalpe-la-dignite-humaine

« Vous trouvez que cette situation aurait dû être corrigée et réglée il y a des années, si ce n’est des décennies. Je pense aussi. » - Fady Dagher, directeur du SPVM, devant la Commission de la sécurité publique, le 11 août 2026.

Mais si le problème dure depuis des décennies et que le hangement de culture annoncé par Fady Dagher doit encore prendre « entre 7 à 10 ans », une question s’impose : combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que les promesses de changement deviennent une réalité?

Je tenais à assister à cette séance de consultation publique consacrée à la crise entourant les allégations d’inconduites et de profilage racial visant 16 policiers du poste de quartier 39, à Montréal-Nord. Selon les allégations rapportées, lors d’interventions visant notamment des personnes noires et arabes, des policiers auraient coupé des mèches de cheveux et les auraient conservées comme des trophées. Un reflet d’images profondément dégoûtants, qui nous ramènent aux pages les plus sombres de l’histoire.

La porte principale de l’Hôtel de ville de Montréal était barrée. Une signalisation temporaire, imprimée à l’encre, indiquait qu’il fallait faire le tour de l’édifice pour y accéder.

Ce ne sont ni les marches de l’escalier, ni le détour, et encore moins mes genoux qui me jouent des tours, qui m’ont plongé dans un malaise presque nauséeux. C’était plutôt le débat sur le racisme qui s’annonçait de nouveau. Il me remontait par secousses jusqu’à la gorge.

Et malgré mon arrivée en avance, je n’ai pas pu entrer dans la salle. Il n’y avait déjà plus de place pour accueillir les citoyens.

À l’intérieur se trouvaient les membres de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal, Fady Dagher et plusieurs membres de son équipe de direction, ainsi que, vraisemblablement, d’autres représentants d’organismes de l’État. De l’autre côté, se tenaient quelques membres du public et des journalistes.

Perplexe et séparé de cette salle par d’épaisses vitres, je me retrouvais à observer, à distance, l’attente d’un autre débat où se jouait une partie de l’histoire que je porte en moi depuis que j’ai déposé mes valises sur cette terre, il y a quarante ans.

C’est alors qu’un agent de sécurité est venu me conduire vers une autre pièce, aménagée précisément pour permettre à ceux qui ne pouvaient accéder à la salle de ne pas manquer cet événement.

J’y entrais avec cette étrange impression d’être à la fois présent et tenu à l’écart : suffisamment proche, mais séparé de ceux qui parlaient par des vitres et des murs qui, à eux seuls, semblaient matérialiser la distance entre le débat public et certains de ceux qui en portent les blessures.

L’air frais et la propreté de la pièce procuraient une étrange sensation d’apaisement. Dans un coin de l’écran qui nous reliait à la salle des Armoiries, où se tenait la Commission de la sécurité publique, un chronomètre à l’arrêt attendait de faire défiler les secondes. Il nous rappelait que le temps accordé à la parole citoyenne se compte à la seconde près et qu’il s’achève brutalement au terme des deux minutes.

Je me suis alors retrouvé à penser à une salle de réveil d’hôpital, après une anesthésie ou une intervention chirurgicale.

Une différence fondamentale demeure toutefois : à l’hôpital, on vous réveille véritablement pour que vous restiez éveillé. Ici, la clarté des lieux, la lumière et les paroles semblent plutôt faire semblant de vous réveiller, avant de vous replonger dans un sommeil encore plus profond.

Fady Dagher, l’air sérieux, parlait de l’inacceptable, de l’inadmissible, affirmant que tout le corps policier était indigné. Il semblait même presque fâché. Il nous annonçait fièrement que deux policiers, voire trois, avaient été suspendus. Mais il ne précisait pas clairement si ces suspensions seraient temporaires ou durables. Il parle d’une enquête en cours menue par le SPVM?

Il nous annonçait également que trois de ces 16 policiers avaient été affectés à des tâches administratives. Mais là encore, il omettait de préciser que ces affectations pourraient, dans certains cas, être perçues davantage comme un avantage que comme une véritable mesure disciplinaire : travailler dans un bureau peut être beaucoup plus confortable que de parcourir les rues de Montréal.

Il nous apprenait aussi que certains policiers auraient été affectés à d’autres postes. Mais ne s’agissait-il pas simplement de déplacer la problématique ailleurs, dans d’autres postes de quartier?

La vraie question reste donc entière : s’agit-il réellement de mesures visant à assurer la reddition de comptes, ou simplement de paroles destinées à calmer la tempête?

Le public mérite mieux que des annonces à donner l’impression que quelque chose est fait. Il mérite de savoir ce qui se passera lorsque l’indignation retombera et que l’attention médiatique se déplacera ailleurs.

Car une véritable mesure de responsabilité ne consiste pas seulement à réveiller momentanément l’opinion publique. Elle doit permettre de rester éveillé lorsque tout le monde aura cessé de regarder.

L’affaire du poste 39 ne fait qu’enfoncer davantage un clou pourri, planté depuis longtemps dans la réputation du SPVM.

Ce que cette affaire révèle est beaucoup plus profond : elle soulève la question d’une culture institutionnelle, de mécanismes de reddition de comptes et de toutes ces personnes qui, pendant des années, voire des décennies, n’ont jamais été véritablement entendues.

Car derrière chaque dossier, chaque plainte et chaque statistique, il y a des personnes. Des personnes qui ont été arrêtées, interpellées, humiliées, soupçonnées, parfois traumatisées. Des personnes qui ont parlé, parfois crié, parfois écrit, parfois attendu en silence que quelqu’un accepte enfin de les écouter.

Le véritable changement de culture ne se mesurera donc pas au nombre de conférences de presse, de suspensions annoncées ou de réaffectations décidées dans l’urgence.

Il se mesurera au jour où une personne noire, arabe ou issue d’une minorité pourra être interpellée par un policier sans avoir à se demander si la couleur de sa peau a joué un rôle dans ce qui lui arrive.

Il se mesurera au jour où les victimes n’auront plus besoin d’attendre des décennies pour être entendues.

Et surtout, il se mesurera au jour où l’on n’aura plus besoin de scalper la dignité humaine pour comprendre qu’elle mérite, elle aussi, d’être protégée.

« Le silence vaut mieux que des paroles inutiles » - Un article de Hadj Zitouni publié dans Le Devoir📰 À lire dans Le De...
08/08/2026

« Le silence vaut mieux que des paroles inutiles » - Un article de Hadj Zitouni publié dans Le Devoir

📰 À lire dans Le Devoir - Une réflexion de M. Hadj Zitouni

Le Mouvement Action Justice - MAJ vous invite à découvrir l’article « Le silence vaut mieux que des paroles inutiles », signé par M. Hadj Zitouni et publié dans la section Opinion du site Le Devoir.

Dans cette réflexion, l’auteur aborde avec justesse la valeur du silence, de la retenue et de la réflexion dans un contexte où la multiplication des paroles ne signifie pas nécessairement une meilleure communication dans le contexte des débats entourant la justice.

Nous sommes heureux de mettre en lumière la contribution de M. Zitouni et de vous inviter à prendre connaissance de son texte directement sur le site Le Devoir :

👉 Le texte intégral demeure disponible sur le site Le Devoir :

Dans toute affaire, la justice ne peut se construire uniquement sur l’émotion ou la première version entendue.

Mohamed Lamine Benredouane a donné sa vie pour le QuébecDerrière l’uniforme se trouvait un immigrant qui avait choisi de...
07/01/2026

Mohamed Lamine Benredouane a donné sa vie pour le Québec

Derrière l’uniforme se trouvait un immigrant qui avait choisi de contribuer à sa société d’adoption.

Mohamed Lamine Benredouane a donné sa vie pour le Québec Derrière l’uniforme se trouvait un immigrant qui avait choisi de contribuer à sa société d’adoption.

Mouvement Action Justice publie un livre chocL’Odyssée des injustices au Québec🔊🔊Date de parution : 20 avril 2026Titre :...
04/17/2026

Mouvement Action Justice publie un livre choc
L’Odyssée des injustices au Québec

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Date de parution : 20 avril 2026
Titre : L’Odyssée des injustices au Québec
Disponible chez Mouvement Action Justice et en ligne
Issn 3110-9276 (Imprimé)
Nombre de pages 170

Nous vous invitons à le découvrir, à le partager et à faire voyager ses idées.
Réserver votre copie dès maintenant. (Quantité disponible limitée.)

Courriel : [email protected] www.maj-quebec.com

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🔊🔊Levez-vous, vos cris et vos larmes ne serviront à rien !Le 7 avril 2025 en après-midi, à l’angle de la 47e Rue et du b...
04/17/2026

🔊🔊Levez-vous, vos cris et vos larmes ne serviront à rien !

Le 7 avril 2025 en après-midi, à l’angle de la 47e Rue et du boulevard Pie-IX, dans le quartier Saint-Michel à Montréal, j’ai croisé la v***e d’Abisay Cruz. Elle se trouvait en tête d’une manifestation organisée à la mémoire de son mari décédé quelques jours plus tôt.

Selon les circonstances rapportées, il aurait perdu la vie lors d’une intervention policière impliquant des agents du Service de Police de la Ville de Montréal, le SPVM. Un agent aurait maintenu son genou de manière prolongée et excessive sur le dos d’Abisay Cruz, un geste qui lui a été fatal. ☠️☠️

La v***e d’Abisay Cruz genou au sol, lors de la manifestation du 07 avril 2025.Comment l’image d’une personne peut tomber au fond d’une mémoire et s’accrocher tout ce temps pour surgir à nouveau en guise d’obtenir une vie, une voix qui lui a été confisquée sans droit.

04/15/2026

Commentaire à propos de l’initiative d’avoir capté et partagé l’interpellation policière qui est survenue
à l’angle des rues Jarry et Drolet
et qui circule depuis le 13 avril 2026

Filmer une intervention policière dans l’espace publique est un droit

Mouvement Action Justice dénonce les critiques dirigées contre la personne ayant filmé l’intervention policière du 13 avril 2026 devant une pharmacie Jean Coutu à l’angle de la Rue Jarry et la rue Drolet à Montréal.
S’en prendre à cette personne est non seulement injustifié, mais aussi dangereux. Filmer une intervention policière dans l’espace public est un droit légitime et essentiel. Ces images jouent un rôle crucial pour assurer la transparence et la reddition de comptes des institutions.
Tenter de discréditer et de blâmer la personne qui a capté ces images détourne l’attention et risque d’encourager le silence. Ce reflexe contribue à instaurer un climat où les témoins hésitent à exercer leurs droits.
Nous refusons cette logique. La responsabilité doit porter sur les gestes posés, et non sur celles et ceux qui les rendent visibles.
Nous invitons la population à faire preuve de discernement et à concentrer les discussions sur les faits, les pratiques policières et le respect des droits fondamentaux.
Il importe de rappeler que la personne qui a filmé cette scène n’était qu’un passant, interpellé soudainement par une situation troublante. Face à une personne souffrante, immobilisée par trois policières et exprimant clairement sa douleur, il a réagi spontanément en documentant ce qu’il observait. Ne lui demander pas le début de l’intervention, il n’était pas là à ce moment.
Nous encourageons un dialogue respectueux, fondé sur la défense des droits et la recherche de la vérité. Le Mouvement Action Justice a relayé ce message, étant donné qu’il est en contact avec des victimes de brutalité policière presque quotidiennement. Malheureusement, dans la majorité des cas, ces situations ne sont pas filmées, ce qui les rend moins visibles.

Merci à la personne qui a eu le réflexe de filmer l’événement dès qu’elle l’a aperçu et de l’avoir partagé.

Mouvement Action Justice

Address

2240 Rue Fullum
Montreal, QC
H2K3N9

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