08/20/2026
Le courtage immobilier attire de plus en plus… mais attention à l’image qu’on s’en fait.
Depuis quelques années, je vois énormément de personnes s’intéresser au métier de courtier immobilier, souvent dans le cadre d’une réorientation de carrière.
Et les chiffres le confirment : entre 2020 et 2025, le nombre de permis de courtage immobilier au Québec aurait augmenté d’environ 14 %.
Pourquoi cet engouement?
La forte hausse du prix des propriétés, les années de taux d’intérêt très bas et l’activité exceptionnelle du marché pendant et après la pandémie ont certainement contribué à donner l’image d’une profession très lucrative.
Mais il y a une réalité qu’on voit beaucoup moins sur les réseaux sociaux.
Être courtier immobilier, ce n’est pas simplement mettre une pancarte devant une maison, faire quelques visites et encaisser une grosse commission.
Derrière chaque transaction, il y a la prospection, les suivis, les visites, les négociations, les documents, les inspections, le financement, les imprévus, les problèmes qui apparaissent à la dernière minute… et surtout énormément d’accompagnement humain.
Et contrairement à ce que certains peuvent penser, entrer dans cette profession ne signifie absolument pas qu'on va rapidement gagner beaucoup d'argent.
Les débuts peuvent être particulièrement difficiles. Il faut bâtir sa clientèle, développer sa crédibilité, investir dans sa formation, son marketing et ses outils, tout en assumant ses dépenses avant même de savoir quand arrivera la prochaine transaction.
Il faut également accepter une réalité : le client n'a pas besoin de nous seulement entre 9 h et 17 h.
Un projet immobilier représente souvent l'une des décisions financières les plus importantes d'une vie. Derrière une transaction, il peut y avoir un premier achat, une séparation, une succession, une retraite, des difficultés financières, une famille qui s'agrandit ou simplement un nouveau chapitre qui commence.
C'est pour cette raison que je considère depuis longtemps que le courtage immobilier est d'abord un métier de service, de confiance et de responsabilité.
Bien sûr qu'on peut très bien gagner sa vie dans cette profession. Mais ceux qui y entrent uniquement parce qu'ils voient les commissions et pensent avoir trouvé un chemin rapide vers la réussite financière risquent d'être surpris.
Le véritable actif d'un courtier ne se mesure pas à la voiture qu'il conduit, à ses publications sur les réseaux sociaux ou au montant d'une commission.
Il se mesure à la confiance que ses clients sont prêts à lui accorder lorsqu'arrive l'une des décisions les plus importantes de leur vie.
Et cette confiance-là ne s'achète pas.
Elle se construit, une transaction et un client à la fois.