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La Violence Numérique envers les Femmes : Brisons le SilenceUne réalité massive et sous-estiméeLa violence numérique env...
13/12/2025

La Violence Numérique envers les Femmes : Brisons le Silence

Une réalité massive et sous-estimée

La violence numérique envers les femmes n'est pas un "simple harcèlement en ligne". C'est une atteinte systémique qui limite leur liberté d'expression, leur participation à la vie publique et leur bien-être psychologique. Des insultes sexistes aux menaces de mort, en passant par le doxing (divulgation de données personnelles) et les cyberviolences conjugales, les formes sont multiples et dévastatrices.

Quelques chiffres qui alertent :

· 1 femme sur 5 a déjà subi des violences en ligne (source ONU Femmes)
· 73% des femmes déclarent avoir été victimes de violences en ligne (rapport de l’OMS)
· Les femmes politiques, journalistes, activistes et influenceuses sont particulièrement ciblées

Les formes les plus courantes :

🔸 Harcèlement sexuel et intimidations : Messages sexualisés non désirés,
🔸Revenge p**n : Diffusion d'images intimes sans consentement
🔸Cyberstalking : Surveillance et traque numérique obsessionnelle
🔸Discours de haine genrés et appels à la violence
L'impact est réel et profond :

👉 Auto-censure : 40% des femmes modifient leur comportement en ligne par peur
👉Détresse psychologique : Anxiété, dépression, stress post-traumatique
👉Conséquences professionnelles : Abandon de carrières dans les médias, la politique
👉Dangers physiques : Les menaces en ligne se transforment parfois en agressions physiques

La violence en ligne n'est pas que virtuelle. Ses conséquences sont bien réelles.
Silencieuses, individuelles, ces violences créent une culture de peur qui renforce les inégalités hors ligne. Brisons ce cycle.

Partageons cette publication pour sensibiliser.
Et si vous êtes témoin ou victime : signalez sur la page de la BCLCC

ASJF

28/10/2025

Petite analyse sur la cybercriminalité au Burkina Faso

Ces dernières années au Burkina Faso, la cybercriminalité au connaît une croissance exponentielle, marquée par sa diversification et sa sophistication. « Un préjudice financier estimé à plus de 6,7 milliards de francs CFA entre 2020-2024 » source : BCLCC.
Pour notre part, si les approches techniques (cybersécurité) et juridiques (droit pénal) dominent les réponses actuelles, elles montrent souvent leurs limites car elles traitent les symptômes sans toujours comprendre la pathologie, c'est-à-dire l'individu derrière l'écran.
A mon humble avis, la véritable lutter contre la cybercriminalité est de chercher à comprendre qui les commet, pourquoi (motivations) et par quel processus (parcours délinquantiel). L’Ideal serait de passer d'une logique réactive à une logique proactive et prédictive dans la lutte contre la cybercriminalité.

L’ignorance de la loi n’est pas une excuse !

22/06/2025

GYLA 2025 Un représentant de l’Association des Juristes Sans Frontières parmi les 24 jeunes leaders du Sahel sélectionnés

L’Association des Juristes Sans Frontières (AJSF) se fait l’honneur de porter à la connaissance de ses membres et partenaires institutionnels la sélection de Monsieur NABALOUM Soumaila, chargé des relations extérieures, en qualité de participant à la promotion 2025 du programme de formation de la Gorée Institute Youth Leadership Academy (GYLA).

À l’occasion de cette quatrième édition, ce programme de référence a suscité l’intérêt de près de 800 jeunes candidats issus des républiques sœurs du Sénégal, du Mali et du Niger . À l’issue d’un processus rigoureux de sélection, 24 jeunes leaders ont été retenus, parmi lesquels 17 jeunes femmes, témoignant ainsi de la volonté affirmée du GYLA de promouvoir l’égalité et la diversité qui sont des principes fondamentaux de juristes sans frontières dans l’accès au leadership panafricain.

Le Bureau exécutif national de l’AJSF adresse à Monsieur NABALOUM ses plus vives félicitations pour cette distinction méritée, et exprime ses remerciements à l’endroit du *Gorée Institute* pour la confiance portée à l’un de ses représentants. Il se déclare convaincu de la pleine aptitude du lauréat à faire valoir les idéaux de justice, de solidarité et de coopération qui fondent l’action de l’AJSF, tout en portant haut les couleurs de la République du Burkina Faso.

L’AJSF saisit cette occasion pour exprimer ses encouragements à l’ensemble des jeunes leaders admis à ce programme, les exhortant à mettre à profit ce cadre d’excellence pour renforcer leurs compétences, affiner leur engagement et contribuer activement à l’édification d’un espace communautaire fondé sur l’État de droit, la paix et la bonne gouvernance.

“Que le Burkina Faso se construise à la force de nos engagements juridiques, citoyens et solidaires.”

22/08/2024

"Celui qui a une raison de vivre peut supporter n'importe quelle épreuve."

12/10/2023

DROIT À L'IMAGE, DE L'IMAGE, SUR L'IMAGE

🔸Le droit à l’image peut être défini comme la prérogative reconnue à toute personne de s’opposer à ce que le tiers non autorisé, reproduise et à plus forte raison diffuse son image ;

🔸Le droit de l’image est le droit d’utiliser l’image dont on n’est pas le créateur ;

🔸Le droit sur l’image est le droit pour le titulaire d’exploiter financièrement l’image.

LA DOT ET LE DROIT AU BURKINA FASO>>       La dot est l’une des questions qui révèle comment les règles de droit de l’Et...
02/08/2023

LA DOT ET LE DROIT AU BURKINA FASO>>

La dot est l’une des questions qui révèle comment les règles de droit de l’Etat en Afrique peuvent être en contradiction avec les réalités socioculturelles des populations. Dans de nombreux pays, notamment au Burkina Faso, la dot est interdite dans les textes. Pourtant, elle est largement pratiquée dans les faits. Comment expliquer une telle situation ?

1/Qu’est-ce que la dot ?

La dot est une institution qui existe dans de nombreuses sociétés africaines. Elle constitue en réalité le mariage coutumier ou traditionnel. La dot consiste pour la famille du fiancé à offrir à la famille de la fiancée, lors d’une cérémonie solennelle, un ensemble d’objets et de cadeaux en espèces ou en nature et d’accomplir certains rituels afin d’unir les futurs époux.

2/Quelle place occupe-t-elle dans les sociétés africaines ?

La dot est un symbole d’alliance entre les familles. La femme devient épouse lorsque la dot est versée partiellement ou intégralement. Elle occupe ainsi une place importante puisqu’elle scelle définitivement le mariage. Elle permet de rendre le mariage « légal » aux yeux de la communauté, notamment en milieu rural.

3/Pourquoi est-elle interdite au Burkina Faso ?

L’article 244 du Code burkinabè des personnes et de la famille déclare sèchement que « le versement d’une dot soit en espèces, soit en nature, soit sous forme de prestations de services est illégal ». Toutefois, conscient que la dot est largement pratiquée par les populations, le législateur burkinabè semble avoir pris le soin de ne pas prévoir explicitement des sanctions pour les éventuels contrevenants qui constitueraient une grande majorité de la population.

Quatre raisons principales semblent avoir conduit le législateur burkinabè à interdire la dot.
D’abord, il a considéré que la dot violait les droits de la femme. En effet, certains hommes utilisaient la dot pour légitimer les violences conjugales à l’égard de leurs femmes parce qu’ils interprétaient celle-ci comme un « prix d’achat » de la femme.
Ensuite, l’on a estimé que la dot ne respectait pas le principe d’égalité entre époux : obligatoire pour la femme, elle n’est pas exigée pour l’homme. Du reste, la dot se révélait être un obstacle à l’accès au mariage : le coût de la dot étant souvent important, de nombreux jeunes hommes qui ne disposent pas de moyens financiers ne peuvent donc pas se marier.
Enfin, la dot portait atteinte à la liberté des femmes veuves ou divorcées lorsqu’elle n’était pas restituée dans la mesure où la femme était toujours considérée comme appartenant à la famille de l’ex-mari ou du mari décédé.

4/Comment réconcilier le droit avec les réalités socioculturelles ?

Au lieu d’interdire frontalement la dot, une institution coutumière très importante dans la vie des populations, le Burkina aurait pu, à l’instar d’autres pays tels le Sénégal ou le Mali, trouver un équilibre : on aurait pu « encadrer» la dot et donner la liberté aux futurs époux de verser une dot s’ils le veulent.

UN ARTICLE DE L'ASSOCIATION DES JURISTES SANS FRONTIÈRES .

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