Isabelle Péchard Avocat

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Isabelle Péchard Avocat avocat spécialisé en circulation routière, réparation du préjudice corporel, assurance et respo

16/10/2026

Mon site est en ligne!
Une convocation au tribunal de police, un excès de vitesse, une ivresse, un accident de la circulation, des blessures et leurs conséquences…
Depuis 30 ans, j’accompagne mes clients en droit de la circulation routière et en réparation du dommage corporel, avec la même exigence : expliquer clairement, conseiller et défendre au plus près de chaque situation.
Je suis heureuse de vous présenter mon site, consacré à ces matières qui occupent mon quotidien d’avocate.
Découvrez-le ici : https://droit-de-la-circulation.be/
N’hésitez pas à le partager : il pourrait être utile à l’un de vos proches.

05/10/2026

Une condamnation à une amende de, par exemple, 10 €… et une contribution de 250 € en supplément.

Depuis le 1er septembre 2026, une modification législative change sensiblement le coût d’une condamnation, notamment devant le tribunal de police.

Auparavant, la contribution au Fonds spécial d’aide aux victimes d’actes intentionnels de violence et aux sauveteurs occasionnels était liée à une condamnation à une peine principale criminelle ou correctionnelle.

Une simple amende de police de 25 € au maximum, avant décimes additionnels, ne suffisait donc pas à la rendre obligatoire.

Désormais, l’article 29 de la loi du 1er août 1985 vise « chaque condamnation à une peine principale », sans cette restriction.

Une amende principale de 10 € entraîne donc, à elle seule, une contribution de 250 €, qui s’ajoute à l’amende majorée des décimes et aux frais de justice.

Le montant de cette contribution était déjà passé de 200 € à 250 € le 1er février 2026.

Deux précisions ont toute leur importance :

1. La date des faits ne détermine pas le régime applicable à cette contribution. Celle-ci ne constituant pas une peine, c’est la date de la condamnation qui compte, même pour des faits antérieurs à la réforme.

2. Plusieurs peines principales distinctes entraînent plusieurs contributions, même dans un seul jugement. Trois amendes principales distinctes de par exemple 10 € ou 25 € peuvent ainsi s’accompagner de 750 € de contributions.

En revanche, si une seule peine est prononcée pour plusieurs préventions réunies, une seule contribution est due.

Une réforme qui risque de faire mal au portefeuille…

24/09/2026

Grande nouveauté : Une amende pénale à payer en plusieurs fois ? Le juge peut désormais le prévoir.

C’est une disposition du nouveau Code pénal qui mérite l’attention, tant elle peut changer concrètement la situation d’une personne condamnée.

L’article 52, § 2, permet au juge de fractionner le paiement de l’amende lorsque les circonstances de la cause le justifient.

Le même article lui demande de tenir compte de la capacité financière et de la situation sociale du prévenu pour fixer le montant de l’amende. Si celui-ci apporte la preuve de sa précarité financière, le juge peut même descendre sous le minimum légal.

L’idée est simple : une sanction doit rester une sanction, mais son montant et ses modalités de paiement peuvent être adaptés à la réalité de la personne condamnée.

En pratique, cela donne aussi un rôle concret à la défense : documenter la situation financière et, si nécessaire, demander expressément au tribunal un paiement fractionné.

Une petite phrase dans le Code, mais une évolution importante à l’audience.

30 ANS DE BARREAU. Déjà.Il y a 30 ans, je prêtais serment dans la grande salle de la Cour d’appel de Liège.30 ans plus t...
17/09/2026

30 ANS DE BARREAU. Déjà.

Il y a 30 ans, je prêtais serment dans la grande salle de la Cour d’appel de Liège.

30 ans plus t**d, une certitude : quel beau métier. Et quel métier difficile !

Pourquoi beau ?

Parce qu’il y a ce sentiment, précieux, d’être utile.

Accompagner une victime d’un accident de la route dans un combat qui peut durer des années. Défendre celui qui a fait une grosse bêtise au volant et l’aider à sortir du pétrin.
Entendre, à la fin d’un dossier : « Merci Maître. Heureusement que vous étiez là. »

Et puis il y a les clients fidèles, certains depuis le début. Le FCGB notamment, que j'ai le plaisir d'accompagner depuis 30 ans lorsque des conducteurs non assurés causent des accidents.

Mais 30 ans de barreau, ce n’est pas seulement une succession de dossiers et d’audiences.

C’est aussi 30 ans de vie qui se sont glissés entre deux conclusions.

Premier bébé pendant ma première année de stage. Deuxième pendant ma troisième. Et dix ans plus t**d, numéro 3 est arrivé.

Trois enfants élevés entre les audiences, les conclusions et les dossiers ramenés à la maison. Aujourd’hui, une avocate, une vétérinaire et un futur ingénieur… alors finalement, je ne m’en suis peut-être pas si mal sortie.

À l’époque, être jeune avocate et maman de jeunes enfants, c’était un travail d’équilibriste et une organisation de ministre (merci à mon mari ❤️).

Et j’ai rapidement découvert une particularité de la profession : la clientèle ne connaît pas vraiment le congé de maternité. 😅

J’ai donc développé une technique juridique extrêmement pointue : allaiter d’un bras et taper sur l’ordinateur de l’autre.

Il a aussi fallu apprendre que, contrairement au mythe, bien gagner sa vie comme avocat prend du temps. Beaucoup de temps. Du travail, de la patience et de la persévérance.

Mon patron de stage me disait d’ailleurs : « Mais enfin, Maître Péchard, l’enseignement, c’est parfait pour une femme ! » 🙄

Oui… la misogynie a aussi fait partie du barreau. Heureusement, les choses ont évolué.

Et puis il y a notre obsession à tous : LES DÉLAIS.

Délai pour conclure. Délai d’appel. Délai d’opposition. Prescription…

Toute une carrière à vivre avec un calendrier dans un coin du cerveau et cette petite pensée permanente : « Surtout, ne rien oublier. »

Parce qu’un seul délai raté peut transformer une journée parfaitement normale en déclaration de sinistre à son assureur RC professionnelle. 😬 (merci Val).

Alors oui, c’est un métier exigeant. Parfois épuisant. Souvent envahissant.

Mais c’est surtout un métier de passion.

Dans mon bureau, je garde encore les petits mots que certains clients m’ont écrits au fil des années. Ceux qui disent merci. Ceux qui rappellent pourquoi on fait ce métier les jours où il pèse un peu plus lourd.

Je ne sauve pas des vies.

Mais depuis 30 ans, j’essaie, à ma petite place, d’être utile.

Et finalement, n’est-ce pas là l’essentiel ?⚖️❤️

Election au poste de Bâtonnier de division Liège.Un candidat que je connais bien. Très bien même.Depuis près de 15 ans, ...
15/06/2026

Election au poste de Bâtonnier de division Liège.
Un candidat que je connais bien. Très bien même.
Depuis près de 15 ans, j'ai la chance de partager mon quotidien professionnel avec Maître Bernard de Cocquéau, aujourd'hui candidat au poste de Bâtonnier de division de Liège.
Dans notre profession, les qualités juridiques sont évidemment essentielles. Bernard les possède largement. C'est un avocat brillant, doté d'une solide expérience.
Mais ce qui le distingue surtout, ce sont ses qualités humaines.
Loyal, disponible et profondément honnête, il possède un sens aigu du devoir, de l'engagement et du service des autres.
Ceux qui le connaissent savent qu'il est de ces personnes sur lesquelles on peut toujours compter.
Il ne recherche ni les projecteurs ni les honneurs ; il s'investit parce qu'il estime que c'est sa responsabilité.
Et puis, il y a son humour. Ceux qui le connaissent savent qu'une réunion, une audience ou un simple échange avec Bernard se termine très souvent avec un sourire, voire une bonne rigolade.
Cette capacité à prendre les choses au sérieux sans jamais se prendre au sérieux est précieuse.
À l'heure où notre profession est confrontée à de nombreux défis, je suis convaincue que son écoute, son équilibre, son sens du collectif et sa vision tournée vers l'avenir constituent de véritables atouts pour notre barreau.
Bonne chance, Bernard ! 🍀

Le radar flashe en une seconde… l’État a 3 ans pour sanctionnerAvant 2018, les infractions « classiques » au Code de la ...
28/05/2026

Le radar flashe en une seconde… l’État a 3 ans pour sanctionner

Avant 2018, les infractions « classiques » au Code de la route — principalement les excès de vitesse et la vitesse inadaptée — se prescrivaient après un an.

En 2018, le législateur a estimé qu’il fallait davantage de temps pour poursuivre : le délai est passé à deux ans.

Et ce 13 mai 2026, la Chambre a adopté le projet de loi adaptant la loi sur la police de la circulation routière au nouveau Code pénal : la prescription passera désormais à… trois ans.

Trois ans.

Est-ce réellement pertinent de poursuivre un automobiliste pour un excès de vitesse commis plusieurs années auparavant ?

La sanction conserve-t-elle encore un sens lorsqu’elle intervient aussi t**divement ?

Un excès de vitesse est aujourd’hui constaté par radar. Lorsque le dépassement est important — plus de 30 km/h en agglomération ou 40 km/h sur autoroute — le conducteur devra s’expliquer, soit lors d’une audition, soit via un formulaire.

Mais faut-il vraiment trois ans pour décider de citer un automobiliste devant le tribunal ?

Pour ma part, j’estime exactement l’inverse : une sanction n’a de portée éducative que lorsqu’elle intervient rapidement.

« Monsieur, le 10 juin 2023, pourquoi rouliez-vous si vite ? Nous sommes le 28 mai 2026 et nous allons aujourd’hui vous sanctionner. »

Quel sens cela a-t-il encore ?

Punirait-on un enfant qui a crayonné sur le mur du salon… l’année suivante ?

Et pendant ce temps, nous, avocats, plaiderons le dépassement du délai raisonnable.

Car oui : est-il raisonnable de poursuivre un conducteur plusieurs années après les faits ?

Les juridictions de police sont d’ailleurs sensibles à cette question et retiennent parfois ce dépassement du délai raisonnable.

Mais ce n’est pas tout.

PV après 30 jours : qui se souvient encore qui conduisait ?

La nouvelle loi prévoit également de faire passer de 14 à 30 jours le délai d’envoi du procès-verbal constaté par radar.

Jusqu’à présent, cette limite de 14 jours avait une logique évidente : permettre au titulaire de la plaque d’identifier rapidement qui conduisait le véhicule.

Prenons une voiture familiale utilisée par Monsieur, Madame et les enfants majeurs de 20 et 22 ans. Un petit excès de vitesse est constaté : 125 km/h au lieu de 120.

Deux semaines plus t**d, il est encore possible de se souvenir qui utilisait le véhicule.

Quatre semaines plus t**d ?

Qui conduisait ce samedi-là ?

Le mari ?

L’enfant parti au sport ?

Ou simplement Madame, titulaire de la plaque ?

Avec toute la bonne volonté du monde, il devient parfois impossible de répondre.

Cet allongement du délai me paraît sidérant.

D’autant plus que tout est aujourd’hui automatisé.

Les radars sont omniprésents en Belgique et certains automobilistes sont sanctionnés pour des dépassements parfois minimes : 121 km/h en vitesse corrigée.

Pourquoi faudrait-il désormais 30 jours pour envoyer un PV généré automatiquement ?

La mémoire humaine a ses limites.

À mes yeux, cette réforme traduit surtout une volonté d’augmenter encore les recettes au détriment du justiciable.

Et le signal envoyé est mauvais : les conducteurs sont déjà asphyxiés par une multiplication des amendes liées à des dépassements souvent extrêmement limités.

Ceci étant, il restera encore une question essentielle : les verbalisants devront démontrer que le PV a bien été envoyé dans ce délai de 30 jours.

Car à l’heure actuelle, la disparition — pour le moins discutable — des dates d’envoi sur les enveloppes laisse encore un peu d’espace aux avocats pour plaider…

Cette Loi rentrera en vigueur après publication au Moniteur belge, donc très prochainement.

Un conducteur averti en vaut deux.

15/05/2026

elegis – Liège est à la recherche d’un(e) collaborateur(trice) pour son département de droit social – droit du travail.

Adresse

Place Des Nations Unies 7
Liège
4020

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