26/04/2026
Merci à toutes et à tous d'être venus ce soir célébrer une manifestation dont nous sommes particulièrement fièr·e·s : le 1er mai révolutionnaire, une démonstration de force et de volonté organisée à l'initiative du camp révolutionnaire basé à Bruxelles. Nous espérons, comme chaque année, être des milliers dans la rue, maintenir une manifestation combative et faire connaître nos convictions : anti‑capitaliste, féministe, anti‑impérialiste, écologique, antifasciste, antiraciste, anticoloniale, antimilitariste, et pour la libre circulation de toustes.
Nous, en milliers, rejoignons des millions de travailleur·euse·s, de migrant·e·s, et des forces révolutionnaires et progressistes du monde entier qui, depuis la première manifestation de ce type en Australie en 1856, n'ont jamais cessé de lutter pour une vie libre et digne et pour la fin de l'exploitation, de la domination et de l'appauvrissement créés par la classe capitaliste et sa clique réactionnaire.
Dans la mesure où il s'agit d'une manifestation massive, elle ne peut cependant revêtir un caractère véritablement révolutionnaire sans soutenir aussi les prisonnier·ère·s politiques, qui poursuivent leur lutte contre ces mêmes forces de domination depuis une situation bien plus difficile que la nôtre : la cellule. Notre manifestation n'est en effet complète qu'avec nos camarades en prison.
Nous, le Secours Rouge, attirons l’attention sur le cas de María José Baños Andújar, antifasciste et communiste espagnole, prisonnière du GRAPO (Groupe Révolutionnaire Antifasciste du Premier Octobre). Maria a rejoint le mouvement révolutionnaire en Espagne alors qu’elle était déjà incarcérée dans les années 1970, sous le régime fasciste de Francisco Franco. Diagnostiquée séropositive dans les années 1990, elle a subi une négligence médicale extrême. Libérée en 2000, elle a été de nouveau arrêtée en 2002 après avoir été enlevée et droguée par la Garde civile espagnole, avec plusieurs camarades.