04/06/2026
La problématique de l’insalubrité de la capitale guinéenne, Conakry !
Lorsque je lis certains posts ou commentaires sur l’état cancérigène de l’insalubrité de la capitale guinéenne, Conakry, en particulier, mais tout le pays, en général, je reste sceptique quant à l’avènement, un jour, du développement tant rêvé.
La majorité de ceux qui s’expriment sur le sujet n’ont jamais visité un autre pays, même frontalier. Et ceux qui ont visité d’autres États mais qui ont tendance à trouver des excuses assez fallacieuses, sont souvent portés par les intérêts du moment et ne pensent pas à ce peuple qui a toujours été victime d’une gestion chaotique de ses gouvernants.
La situation actuelle n’est pas inédite, c’est une réalité qui existe depuis des décennies et qui ne fait que s’accentuer par le fait d’un système de gouvernance laxiste successif.
Les notions de salubrité publique et d’esthétique publique ne sont pas des valeurs fortuites. Ces notions sont des préoccupations de premier plan et sur lesquelles reposent la réputation d’un État mais aussi celle de son peuple.
Lorsqu’une ville est réputée insalubre à un tel niveau, cela n’entache pas seulement l’image des autorités mais aussi celle des citoyens. Les stéréotypes sont souvent utilisés pour décrire les personnes originaires de ce pays et cette situation est particulièrement dégradante.
La règle de continuité de l’État est un goulot d’étranglement pour ceux qui prennent la suite et ils n’ont aucune possibilité de s’y soustraire. Lorsque vous prenez la suite d’un régime en reprochant à vos prédécesseurs de n’avoir pas été à la hauteur des attentes des citoyens, vous avez une obligation non seulement légale mais aussi morale de réussir ce que ces derniers n’ont pas réussi.
Les idées ne font pas défaut mais lorsque la volonté n’est pas au rendez-vous c’est le Bis repetita (nous n’irons nulle part). ‘’Notre volonté n’exprime pas notre action mais bien au contraire. Nos actions décrivent notre volonté.’’
Les citoyens ont toujours évolué dans cette situation et ce laxisme chronique qui l’entretient depuis toutes ces années rendant presque toutes solutions inopérantes.
Dans tous les pays sérieux, la question de salubrité n’est pas l’affaire des gouvernés mais celle des gouvernants. Les moyens permettant de garder les villes salubres pour une esthétique publique constante sont colossaux et les citoyens ne peuvent les pourvoir.
Un système de collecte et de traitement des déchets est mise en place par les autorités locales et supervisé par une autorité de tutelle. Un ministre ne peut pas régler à lui seul la question de l’insalubrité et c’est cette erreur qui toujours été répétée. Il doit jouer son rôle de supervision et non descendre sur le terrain faire semblant de curer les caniveaux.
Avec un système de collecte de déchets quasi inexistant, les citoyens n’auront qu’une seule alternative, prendre d’assaut les espaces publics avec les déchets ménagers.
La prise de conscience n’incombe pas qu’aux citoyens mais aussi aux autorités publiques qui ont l’obligation de promouvoir un environnement sain, car, c’est une problématique de santé publique.
La salubrité publique est l’état de ce qui est favorable à la santé !