18/02/2026
Monsieur le Président Brice Clotaire Oligui Nguema,
C'est en fils que je vous écris aujourd'hui. Pas en citoyen qui réclame, pas en voix qui exige. Non! Mais en quelqu'un qui vous regarde et qui veut juste vous dire : tenez bon.
On vous a appris — ou la vie vous l'a appris — que la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe. Que le lion n'a cure de ce que pensent les moutons. Ce ne sont pas de simples proverbes. C'est une posture. C'est une façon d'être au monde quand on porte quelque chose de plus grand que soi.
Vous portez quelque chose de plus grand que vous.
Alors ne descendez pas. 🤦🏾♂️ Pas pour répondre, pas pour vous défendre, pas pour prouver quoi que ce soit à ceux dont le seul métier est de faire du bruit. Le vacarme, c'est précisément ce que font ceux qui ne gouvernent pas. Vous, vous gouvernez.
Et un gouvernant ne court pas après le narratif, non, il le fixe. Il n'emprunte pas le rythme des autres, il impose le sien. Votre parole n'a pas besoin de relais précipités. Elle n'a pas besoin d'être devantée, interprétée, anticipée par d'autres mains que les vôtres. Elle porte quand vous décidez qu'elle porte. Et elle peut attendre quand vous décidez qu'elle attend. Les deux sont des actes de souveraineté. Et c’est vous qui decidez.
Céder à la pression n'apaise pas le tumulte. Ça l'invite. Ça lui ouvre une porte, et demain il revient avec une clé.
Vous avez des genoux de marbre. Je l'ai vu. Gardez-les.
Le silence aussi gouverne. Et la Présidence est sur les cimes, pas dans la mêlée. C'est là qu'elle impose le tempo. C'est là qu'elle reste elle-même.
Restez là-haut, Monsieur le Président.
Avec tout le respect et toute l'affection que je vous dois,
ODOUNGA LEYOUMANGOYE Calvin Kevis