11/08/2026
183 millions d’euros de pertes en 2024, soit + 12 % en un an : la fraude au RIB change aussi le risque juridique du paiement. 📊
La Cour de cassation fixe désormais une règle claire : le tiers qui usurpe l’identité du créancier n’est pas un « créancier apparent ». Un débiteur qui vire les fonds sur un RIB falsifié, même de bonne foi, n’est donc pas libéré de sa dette. En pratique, si le véritable créancier n’a pas été payé, la somme peut rester due.
La décision met fin à des solutions très variables fondées sur les indices de négligence relevés au cas par cas. Le point décisif est la distinction entre deux situations : l’erreur sur l’identité du créancier, d’un côté, et l’erreur sur les coordonnées bancaires, de l’autre. La Cour retient que la fraude au RIB relève de la seconde hypothèse. ⚖️
Conséquence directe : les procédures de vérification doivent être renforcées avant tout changement de coordonnées bancaires. Double contrôle, confirmation par un canal distinct, validation interne et usage du dispositif de vérification du bénéficiaire deviennent des points de méthode concrets pour limiter le risque. ✅
La Cour de cassation fixe la jurisprudence sur la fraude au RIB : l’usurpateur d’identité n’est pas un « créancier apparent »