13/05/2026
50 % en appel, 100 % après cassation : le partage entre coauteurs n’est pas toujours possible.
Dans une affaire d’accident de manège, la cour d’appel avait réparti la charge finale à parts égales entre l’exploitant et le fabricant de l’élastique. La logique paraissait classique : deux responsabilités sans faute, un même dommage, donc un partage par parts viriles.
La première chambre civile retient une autre lecture. Sur le fondement de l’article 1245-13 du code civil, elle juge que la responsabilité du producteur d’un produit défectueux n’est pas réduite par le fait d’un tiers, y compris au stade du recours entre coauteurs. Elle confirme aussi le défaut du produit : un élastique destiné à maintenir une nacelle propulsée à près de 40 mètres ne doit pas se rompre en fonctionnement.
Conséquence pratique : dans les contentieux mêlant obligation de sécurité et produit défectueux, l’analyse ne peut pas s’arrêter au principe du in solidum. Il faut distinguer dès l’origine l’obligation à la dette, la contribution à la dette, la preuve du défaut et le recours en garantie.