08/06/2026
En 2025, 3515 personnes sont décédées sur les routes de France (Source Bilan de la sécurité routière 2025, ONISR). Dans 39% de ces drames humains, l’alcool, les stupéfiants ou les deux, étaient impliqués.
Le risque d’accident mortel est multiplié en moyenne par 18 sous l’effet de l’alcool, et par 34 en cas de cumul alcool et stupéfiants. La vitesse, le téléphone au volant, l’inattention, sont également en première ligne des causes de ces décès.
Des comportements routiers irresponsables, délibérément inadaptés, dangereux, meurtriers, pourtant qualifiés d’homicides involontaires. Comment entendre, accepter, qu’être alcoolisé ou sous stupéfiants au volant, rouler sans permis, relèvent d’un caractère involontaire, pour les familles et proches de victimes décédées ?
Demander depuis plusieurs années par les associations de victimes, les délits d'homicide routier et de blessures routières ont été créés par la loi du 9 juillet 2025.
Là où l'homicide involontaire sanctionne une faute purement involontaire, l'homicide routier traduit une prise de risque consciente et reprochable. La sémantique est ici centrale : nommer le drame par ce qu'il est et reconnaitre les responsabilités des auteurs et la souffrance des familles.
Depuis le 10 juillet 2025, est qualifié d'homicide routier un accident mortel avec au moins une circonstance aggravante : alcool, stupéfiants, excès de vitesse ≥ 30 km/h, conduite sans permis, délit de fuite, téléphone au volant, refus d'obtempérer…
Un article à lire sur notre site (lien en commentaire) : homicide routier ou homicide involontaire : quelle différence ? Qu'est-ce qui constitue un homicide routier ? Quelles sont les 10 circonstances aggravantes ? Homicide routier aggravé : les peines encourues ? Indemnisation et accompagnement : les droits des familles de victimes décédées.