16/10/2026
Le nom du créateur ne protège plus la marque contre sa propre déceptivité
Une marque patronymique régulièrement acquise peut survivre au départ de son créateur. Mais son exploitation ne doit pas laisser croire que celui-ci participe toujours à la conception des produits.
Par son arrêt du 23 septembre 2026, la chambre commerciale tire les conséquences de l’arrêt PMJC rendu par la CJUE. La déchéance peut être prononcée lorsque, appréciées globalement, les conditions d’usage de la marque conduisent le consommateur moyen à croire à tort à l’implication persistante du créateur. Le seul maintien de son nom ne suffit donc pas : c’est l’usage concret qui fait basculer la marque dans la déceptivité.
La solution déplace sensiblement le risque pour les acquéreurs de marques patronymiques. Après la rupture avec le créateur, la sécurisation des droits ne dépend plus seulement du titre acquis : communication, présentation des collections et exploitation du nom doivent éviter toute ambiguïté sur l’origine créative des produits.
Source : Cass. com., 23 sept. 2026, n° 22-23.833, FS-B.