16/07/2026
Il avait 90 ans.
Il est monté sur un tabouret pour accrocher un cadre dans sa cuisine et il est tombé.
C'est l'infirmiÚre qui l'a trouvé le lendemain.
C'est un de ses petits fils qui habitait à 600km qui m'a contacté pour l'installer dans une résidence seniors, en séjour temporaire, à la fin de son hospitalisation.
Je suis passée chez lui pour préparer un sac : tenues de rechange, sa radio, une photo de famille, le dossier rouge et le dossier vert posés sur son bureau.
Deux mois plus t**d, il Ă©tait en forme et bien installĂ© dans la rĂ©sidence, il s'Ă©tait fait des amis, il Ă©tait prĂȘt Ă tourner la page de sa maison.
Pendant que la famille gérait les souvenirs, j'ai pris le relais sur tout le reste : coordonner le débarras, le jardinier, le nettoyage, devis pour pour réparer une fuite sur le toit et trouver les futurs propriétaires.
De cette histoire, je ne retiens pas la vente.
Je retiens l'accompagnement d'un homme dans un grand chamboulement de vie. Je retiens la relation avec ses petits-enfants, inquiets Ă distance, et lui, inquiet de les savoir inquiets.
Mon mĂ©tier ne consiste pas Ă vendre des murs, mais Ă prendre soin des gens au moment oĂč ils en ont le plus besoin. Et c'est exactement comme ça que j'ai choisi d'exercer.
đ© Besoin d'un accompagnement humain et logistique pour un proche ? Discutons-en en toute bienveillance.