CDFA-VERITAS

CDFA-VERITAS Pour le rétablissement de la vérité historique sur l'Algérie Française.
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Avec French Latino – Je viens d’être reconnu(e) comme l’un(e) de ses meilleurs fans ! 🎉
23/10/2024

Avec French Latino – Je viens d’être reconnu(e) comme l’un(e) de ses meilleurs fans ! 🎉

Une très joyeuse et heureuse fête de Pâques à toutes et à tous !
31/03/2024

Une très joyeuse et heureuse fête de Pâques à toutes et à tous !

03/12/2023

ASTÉRIX OU ES-TU ?

Il n'y a plus de Gaulois qui défendent le territoire.

Aujourd'hui, il n'y a même plus d'une élite française qui sauvegarde nos us, nos coutumes et notre nation.

Permettez-moi de revenir sur ce défilé de novembre qui se voulait celui de l'unité d'un peuple contre la destruction et le sabotage de notre république que nous observons depuis plusieurs décennies.

Qui étaient-ils, ceux qui défilaient avec des restrictions apportées au cortège en refusant que soit présente une partie du peuple ?

Avec leur pancarte, ils étaient, rappelons-le, ceux qui nous ont conduit à cette lamentable situation. Une France dévaluée, percluse de chancres venus de l'étranger et que nous n'avons pas voulu voir.

Cette France qui a défilé dans le désordre était surtout la représentation d'un monde que nous n'avons pas su gérer en laissant nos frontières ouvertes, en acceptant que l'étranger fasse chez nous comme chez lui, avec des femmes voilées, une jeunesse contestataire vêtue de l'abaya et favorable à la charia contre les lois de la république et à des prières dans les rues, les lieux publics que même les pays arabes refusent…

Ceux qui défilaient n'étaient que les représentants de ce monde qu'ils ont forgé contre la sécurité républicaine, contre notre mode de vie déstabilisé par des us et des coutumes étrangères que nous avons acceptés et surtout à cause de cette ignorance d'un monde différent que nous avons cru suffisant à l'intérieur de nos frontières.

Finalement, nous en sommes au point où le communautarisme, le salafiste des plus virulents et certainement la marque des "frères musulmans' voulaient nous faire arriver : faire de notre pays une terre partagée.

Bien entendu, nous pouvons nous poser la question : "Pourquoi un état des lieux aussi lamentable ?" La réponse est dans l'évolution des pensées de nos hommes politiques qui ont cru changer la nature des gens qui envahissaient notre terre.

Ils croyaient et le croient toujours que si d'un européen venu d'Italie, d'Espagne ou d'un autre pays d'Europe, on pouvait en faire un Français à cause d'une religion commune, il en serait de même avec une personne venue d'Orient.

La réponse est non, mais nos hommes politiques n'ont rien compris. Ils ont agi avec la conscience enfantine des esprits innocents, et cela, depuis des années.

Ils ont cherché à transformer les mentalités imprégnées de salafisme, d'un coran exclusif en des hommes de bonne volonté acceptant nos lois et nos mœurs.

Ils se sont trompés et depuis longtemps. Ils ont voulu ignorer que le terrorisme d'aujourd'hui est le même que celui que nous avons vécu en Algérie entre 1954 et 1962. Un terrorisme qui torture, éventre les femmes, tue les enfants.

Alors ce défilé ? Il se voulait montrer une France différente, mais en refusant l'unité, la présence d'un R.N. qui est aussi la France, ils se sont trompés au point que ce défilé n'a pas donné toute sa mesure, toute sa puissance unioniste et certain nombreux, ont compris que c'était un faux message de rassemblement des Français.

En effet, ce n'est pas que pour la protection des juifs de France qu'il fallait défiler, mais aussi contre cet envahissement sournois de l'étranger.

Ce n'était pas contre l'antisémitisme et l'immigration sauvage mais aussi pour la défense d'un territoire agressé où nous avons eu plus de 300 victimes dont certaines égorgées comme pour un Aïd avant l'heure. Des atrocités que nous sommes les seuls à avoir connu en Europe.

Sans doute faut-il s'interroger sur cet état du pays. Pourquoi nous en sommes là ? Je ne veux pas remonter aux causes premières, mais observons un instant le passé et nos relations avec l'Orient.

Cela commence avec l'Algérie. Certains affirment que nous avions perdu la guerre là-bas, mais regardons les faits. Entre 1961 et 1962, il n'y avait pas une seule Wilaya qui existait. L'armée française avait fait son travaille.

Le mal terroriste avait été éradiqué, mais le pouvoir parisien et gaulliste a tranché. Ainsi l'indépendance fut offerte au terrorisme algérien du FLN qui en fit une victoire.

Depuis, nous sommes sous la menace de cette fausse victoire algérienne qu'il fallut faire avaler aux métropolitains pour justifier notre départ, pour créer une autre France et faire le constat absurde : nos élites s'inclinent devant cette fausse défaite !

Observons ceux qui défilaient au premier rang. Ils ont tous donné des signes de soumissions à l'Algérie vaincue par les armes, mais gagnante par la médisance et la propagande.

Puis plus t**d au Qatar et en Arabie saoudite, en sachant bien que tous ces pays sont ceux qui alimentent le terrorisme islamiste, le salafisme dans le monde, mais nous nous inclinons face à leurs pétrodollars et leur capacité à nous dominer, nous asservir à leurs convictions, un peu comme en une époque lointaine, où Barberousse enlevait des occidentaux pour en faire des esclaves en Orient.

Y a-t-il pire que cela ? Prenons le dernier président d'une France qui se perd : Emmanuel Macron a-t-il conscience d'avoir été le "maître d'œuvre" d'une telle destruction de notre honneur de nation ? Il faut rapporter ses propos.

Les premiers en 2017 à Alger : "En Algérie, une barbarie…, Un crime contre l'humanité", plus t**d, une comparaison avec la "Shoah" !

Comment, après de telles paroles, conserver une unité française sur notre territoire ? Comment ne pas croire aux révoltes des banlieues si peu imprégnées de l'esprit français quand un premier "homme" (?) de France dénigre notre histoire, la concorde républicaine et annonce qu'il n'y a pas de "Culture française" !

Quand un président de notre république prononce de tels propos, le pays se perd face à des banlieues qui ne considèrent la France que comme une "donnée" alimentaire, un toit sans aucun respect pour un accueil qu'ils jugent sans contrepartie, puisque la voie est tracée.

Voilà où est le mal. Nous creusons notre propre tombe où l'étranger nous enterrera. Nous sommes pires que les Bourgeois de Calais, car nous serons pendus avec la corde que nous offrons à notre ennemi salafiste, communautariste et souvent avec le consentement de certains de nos élus qui croient survivre en applaudissant la charia.

Le "Ni-ni" et le "En même temps" nous perdent et la position de Macron face à la manifestation en est la preuve. Il ne veut pas décider en faveur d'un camp par rapport à un autre, une France pro islamiste ou antisémitiste.

Il reste ambigu, hésitant, sans conviction par peur des banlieues. Il ne veut pas trancher comme face à Poutine puis en Israël. En vérité, il n'est, ni Jupiter, ni Atlas, juste sans doute un peu de Pie XII et d'un Machiavel sans volonté de devenir un "Prince".

Je ne sais pas où nous allons, mais si aucune droite forte et vaillante ne se dresse contre notre soumission étatique, je ne sais pas comment sera le pays dans quelques années…

Robert Charles PUIG

Oui, il est évident que les Gaulois feraient bien de vite retrouver leur Druide "Panoramix", pour qu'il leur distribue la fameuse potion magique, qui les rend invincibles, afin qu'ils chassent les envahisseurs, de leurs terres.

Sans cela, la France sera très rapidement et sévèrement impactée et se retrouvera sous le joug de l'Islam, ou les musulmans régneront en Maitres en attendant la venue d'un nouveau Charles MARTEL !

Quasiment chaque jour, un fait divers d'attaque au couteau au nom "d'allah kbar" devient coutumier, pas plus t**d qu'hier soir, un jeune touriste allemand de 23 ans a été tué, près de la Tour Eiffel à Paris, par un fiché S, connu pour sa radicalisation et son allégeance à l'État Islamique, bon français, nous dit-on, mais d'origine iranienne, son nom, Armand Rajabpour-Miyandoab, qui de surcroît souffre de troubles psychiatriques…

Combien de morts faudra-t-il, aux incapables qui gouvernent la France, pour qu'ils prennent enfin mesures drastiques contre tous ces malades mentaux, (puisque, c'est toujours la même rengaine qu'on nous sert à chaque fois, il faut excuser ces barbares, car les pauvres, souffriraient de troubles psychiatriques) ?

Il va falloir que le chef de l'État et les bons à rien de son gouvernement, qui l'accompagnent, prennent de réelles dispositions envers " ces malades " à moins qu'ils ne cherchent à entrainer le Peuple vers une guerre civile qui ne manquera pas d'éclater, sans réaction de leurs parts. Suffis les pleurnicheries hypocrites, aujourd'hui les Français attendent des actes forts !!!

Alain AVELIN
Président du CDFA-VERITAS

VÉRITÉS MÉCONNUES par Elisabeth FORGOLe massacre du 7 octobre dernier en Israël a remémoré à la communauté des Français ...
22/11/2023

VÉRITÉS MÉCONNUES par Elisabeth FORGO

Le massacre du 7 octobre dernier en Israël a remémoré à la communauté des Français d'Algérie de toutes confessions les attentats et exactions qu'ils ont vécus de novembre 1954 jusqu'en juillet 1962 et au-delà pour les harkis et les disparus.

Préface de Jean-Jacques JORDI.

Dans ce livre, Elysabeth FORGO, auteure Pied-noire, née à Oran d'un père hongrois, légionnaire à Sidi BEL ABBÈS et d'une mère mi-espagnole, mi-italienne, a souhaité réunir des témoignages relatant des attentats, crimes et autres violences subis par les Pieds-noirs pendant la guerre d'Algérie, de 1954 à 1962 et demeurés méconnus par la plupart des Français.

Tous ces récits sont authentiques et signés par leurs auteurs.

https://www.librairie-pied-noir.com/products/verites-meconnues?_pos=1&_psq=v%C3%A9ri&_ss=e&_v=1.0&fbclid=IwAR2SQ4xd8EpfcjtFwYsWKLQfvsGXWVWawEBHX5S9VdQhZpAWJvwPmw6x-i8

Auteure Pied-noire, née à Oran d'un père hongrois, légionnaire à Sidi Bel Abbès et d'une mère mi-espagnole, mi-italienne, Elysabeth Forgo a souhaité réunir des témoignages relatant des attentats, crimes et autres violences subis par les Pieds-noirs pendant la guerre d'Algérie, de 1954 à ...

14/02/2022

L'IMPOSTURE DU 19 MARS 1962

À l'occasion du 60ème anniversaire des accords d'Évian, la Ville de Camaret organise des rencontres en hommage aux victimes oubliées de la guerre d'Algérie, aux Harkis et Pieds-Noirs livrés aux massacres du FLN et lâchement abandonnés par l'État Français après la date du 19 mars 1962.

📆 Date : samedi 19 et dimanche 20 mars 2022

📍 Lieu : Espace René Roussière - Allée des Sports - 84850 Camaret-sur-Aygues

📜 Programme :

▪️ Samedi 19 mars 2022
- 10h00 : ouverture des portes de l'exposition (déconseillée aux moins de 16 ans)
- 10h30 : inauguration par Philippe de Beauregard, maire de Camaret-sur-Aygues et présentation des invités
- 11h30 : apéritif
- 12h30 : repas uniquement sur réservation avant le samedi 12 mars à l'adresse mail suivante : [email protected] Prix : 20€ (attention places limitées)
- 15h00 : conférence de Jean-Jacques Jordi (historien, auteur de nombreux ouvrages)
- 19h00 : fermeture des portes

▪️ Dimanche 20 mars 2022 :
- 10h00 : ouverture des portes de l'exposition (déconseillée aux moins de 16 ans)
- 10h30 : tables-rondes
- 12h00 : apéritif
- 13h00 : fermeture des portes

➡️ De nombreux écrivains, artistes, peintres et conférenciers seront présents tout le week-end : Jean-Jacques Jordi (historien), Gérard Crespo (historien), Élysabeth Forgo (auteur), Jean-François Galea (artiste peintre), Gisèle Ambrosino (artiste peintre et rédactrice en chef du magazine « Pieds-noirs d’hier et d’aujourd’hui »), Annie Grima-Terranova (artiste peintre), Monique Massot-Escaravage (auteur), Annie Diaz Aracil (auteur), Mohamed Djafour (témoin), Pierre Belmontet, François Lubrano, Alain Avelin (Président du CDFA-VERITAS), Colette Ducos Ader (Présidente du GRFDA) etc… et Manuel Gomez Brufal en visioconférence.

➡️ Événement organisé en partenariat avec le Centre de Documentation Historique sur l'Algérie (CDHA) (Vaucluse), le Cercle Algérianiste page et l'Association des Combattants Prisonniers de Guerre et Combattants de l'Algérie, de Tunisie et du Maroc (ACPG - CATM - OPEX Camaret - Travaillan).

24/09/2019

MES CHERS AMIS, MES CHERS COMPATRIOTES, MA CHÈRE FAMILLE, DONT VOUS FAITES TOUS PARTIE,

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU COMITÉ DE DÉFENSE DES FRANÇAIS D’ALGÉRIE - VERITAS, SE TIENDRA LE 28 SEPTEMBRE 2019 A 14H00 AU PALAIS DES CONGRÈS - 29 AVENUE SAINT SAËNS - 34500 BÉZIERS

NOUS SERIONS TRÈS HEUREUX QUE VOUS NOUS FASSIEZ L'HONNEUR DE VOTRE PRÉSENCE ET NOUS VOUS ACCUEILLERONS AVEC GRAND PLAISIR.

*PRÉSENTATION ET BUT DE NOTRE ASSOCIATION PAR LE PRÉSIDENT, ALAIN AVELIN

*NOTRE BRILLANT AVOCAT, MAITRE JOHN BASTARDI-DAUMONT QUI SERA PRÉSENT, VOUS INFORMERA DES TENANTS ET ABOUTISSANTS DE NOTRE PLAINTE.

*NOS PARTICIPANTS AURONT LA POSSIBILITÉ DE DIALOGUER ET POSER LES QUESTIONS QUI LEUR VIENDRAIENT A L'ESPRIT CONCERNANT NOTRE ASSOCIATION ET LA PROCÉDURE EN COURS.

*A L'ISSUE DE CETTE ASSEMBLÉE, NOUS AURONS LE PLAISIR DE VOUS CONVIER A UN APÉRITIF DINATOIRE.

POUR LA PARFAITE ORGANISATION DE CETTE ASSEMBLÉE, IL EST IMPÉRATIF DE NOUS SIGNALER VOTRE PRÉSENCE, AVANT LE 25 SEPTEMBRE 2019 AFIN QUE NOUS PUISSIONS ÉTABLIR UNE LISTE DE NOS PARTICIPANTS AUXQUELS SERA REMIS UN BADGE A LEUR NOM, DÈS LEUR ARRIVÉE, CE QUI NOUS PERMETTRA A TOUS, DE FAIRE PLUS AMPLE CONNAISSANCE.

MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION !

NOUS COMPTONS SUR VOUS !

CONTACTS :
Mme Raymonde MORRA : 06 16 87 47 64
Alain AVELIN : 06 76 13 12 76
Email : [email protected]

POUR CEUX D'ENTRE-VOUS QUI SOUHAITEREZ UN HÉBERGEMENT, DEUX HÔTELS JOUXTENT LE PALAIS DES CONGRÈS :

*HÔTEL MERCURE : 04 67 00 19 96
33 Avenue Saint-Saëns, 34500 Béziers

*HÔTEL IBIS BUDGET : 08 92 68 30 73
3 Rue Racine, 34500 Béziers

02/08/2019

LE DRAME DES HARKIS

L’EXTERMINATION DE LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE MUSULMANE D’ALGÉRIE EN 1962

« Ce tabou là n’est pas prêt d’être levé. Cent mille personnes sont mortes par notre faute. Un massacre honteux pour la France comme pour l’Algérie. Le déshonneur est trop lourd à porter. » Ainsi s’exprimait Jean Lacouture dans Télérama du 13 septembre 1991.

Cet extraordinaire revirement d’un journaliste et historien de gauche qui, en 1962, mettait en doute la réalité du drame et en minimisait la portée et qui, dans sa monumentale biographie sur « De Gaulle » en 1985, restait encore dans le doute, fut un stade important dans la révélation de la vérité, une de celles que les gaullistes ont occultées avec le plus d’acharnement depuis 1962, complices en cela avec le Gouvernement algérien qui, lui, n’a toujours rien avoué…Il est vrai qu’en matière de massacres, l’Algérie née à Evian a tellement banalisé ce genre d’événements…

Eh ! bien, nous pensons, au contraire, qu’il est temps de lever ce tabou, cet interdit qui empoisonne la conscience nationale, un peu plus chaque jour, malgré le silence de ces nouveaux directeurs de conscience que sont les médias. Ce drame épouvantable a un responsable, un seul, celui qui prit l’affaire algérienne à bras le corps en 1958 et, muni d’un pouvoir absolu, la conduisit, à travers les méandres d’une dialectique inextricable à retournements continus, à l’abandon total et à l’élimination, souvent brutale et toujours barbare, de tous les nationaux français, de toutes confessions, qui, dans ce pays d’Algérie, se réclamaient de la France.

L’engagement personnel de Charles De Gaulle envers les musulmans qui, en grande quantité, avaient choisi la France le 28 septembre 1958 : « Trois millions et demi de femmes et d’hommes sont venus apporter à la France et à moi-même le bulletin de leur confiance. » (03.10.58) sera suivi pendant trois ans – en dégradation savante – de la confirmation que c’est grâce à lui que les musulmans se sont engagés ainsi, en masse dans l’Armée française.

Le 10 novembre 1959, De Gaulle constate « le quadruplement des effectifs musulmans » et s’en félicite, d’autant que leurs désertions ont considérablement chuté « de 4,5 pour mille à 1,4 pour mille » précise avec satisfaction le Chef de l’Etat observant en outre que « les ralliements des ex-combattants du F.L.N. à l’Armée française ont doublé, etc… ». Tous les engagés et les ralliés à l’Armée française sont menacés de mort par le F.L.N., cela De Gaulle le sait bien mais il en célèbre d’autant plus la ferveur !

Le 15 décembre 1959, devant la XIVème Assemblée Plénière de l’O.N.U., De Gaulle fait lire par Couve de Murville une longue déclaration dans laquelle il affirme : « La grande masse des Algériens a marqué qu’ils entendaient que leur avenir se fasse avec la France et, pourquoi ne pas le dire, qu’ils faisaient confiance à cette fin au général De Gaulle. ».

Le 5 septembre 1960, De Gaulle avait déclaré à la télévision : « La quasi -totalité des communes algériennes ont élu leurs Conseils Municipaux et leurs Maires, en grande majorité musulmans. Les Conseils Généraux ont tous pour Présidents des personnalités musulmanes. ». Tous ces musulmans qui œuvraient officiellement pour la France qu’ils avaient choisie risquaient aussi d’être mis à mort par le F.L.N. qui avait précisé que toute collaboration avec l’Administration française serait punie de mort.

Le 20 décembre 1960, De Gaulle va jusqu’à chiffrer, pour s’en féliciter, l’importance de cet engagement : « Deux cent cinquante mille musulmans servent dans l’Administration, la Justice, l’Enseignement, l’Armée… » Ainsi, aucun Chef de l’État ne s’était encore impliqué personnellement, de façon aussi totale, envers les musulmans qui, parce qu’ils ont confiance en De Gaulle, passent outre aux menaces du F.L.N. contre leurs vies, leurs familles, leurs biens…. Ah ! s’ils avaient pu se douter de la suite des événements !…

Lorsque, par un revirement à 180 degrés, De Gaulle change de politique en Algérie pour des raisons de «stratégie planétaire », il va user de toutes les promesses les moins ambiguës pour rassurer cette communauté musulmane qui, en grande majorité, a délibérément choisi la cause de la France contre le F.L.N.

Le 11 avril 1961, le vent a tourné complètement et c’est la sécession probable. De Gaulle avait tellement condamné cette éventualité, « La sécession serait une misère épouvantable, un affreux chaos politique, l’égorgement généralisé… » (16.09.59) Qu’il veut, maintenant rassurer « Nous inviterons à quitter les territoires intéressés, ceux de nos nationaux qui courront vraiment trop de risques…Dans cette hypothèse, nous tirerons les conséquences de la volonté d’appartenir à la France qu’exprimeront probablement certaines populations. Nous aurons, d’abord, à les regrouper en assurant leur protection. »

Ces mêmes assurances formelles seront confirmées le 8 mai 1961 : « La France ne saurait abandonner ses propres enfants. Elle a, de toutes manières, les moyens de les protéger et elle regrouperait ceux des Algériens qui voudraient rester Français. » Puis renouvelées le 7 juillet 1961 : « Il faudra à la France regrouper dans telle ou telle zone, afin de les protéger, ceux des habitants de l’Algérie qui se refuseraient à faire partie d’un État voué au chaos. ».

Enfin, ultime et dernière promesse de protection de la part de la France, De Gaulle s’engage, le 5 septembre 1961 : « En cas d’abandon, nous serions amenés à regrouper dans une région déterminée les Algériens de souche européenne et ceux des musulmans qui voudraient rester avec la France. » Et, après cela, vis-à-vis de cette communauté musulmane d’option française, bien qu’il connaisse son importance au point de retirer du prétendu choix offert cette francisation souhaitée par eux tous, c’est le silence définitif.

A Evian, il n’y aura pas un alinéa, pas une phrase, pas un mot qui évoque même leur existence. A Evian, l’Algérie toute entière et les 200.000 soldats musulmans qui se trouvent sous les drapeaux français sont ignorés comme si la minorité F.L.N. représentait seule le pays ! Et c’est ce même F.L.N. qui, dans une ultime exigence, après avoir rejeté tout référendum d’autodétermination, refuse tout regroupement de musulmans francophiles, toute évacuation massive de ces derniers vers la Métropole.

De Gaulle, non seulement a fait abstraction de tous les mouvements politiques algériens autres que le F.L.N., mais il a aussi exclu tous les notables, tous les élus musulmans, à quelque niveau qu’ils soient, des négociations d’Évian. Il a agi exactement comme si ces gens là n’existaient pas, comme s’il rayait brusquement de la carte des populations entières.

Mais il y a pire. Sous la pression du F.L.N., la France gaulliste a refusé d’accueillir sur son territoire ses propres soldats, ceux qu’elle a recrutés pour sa défense et qu’elle a abandonnés tout en sachant bien qu’elle les condamne à la mort dans les supplices les plus abominables ainsi que les nouveaux maîtres de l’Algérie l’ont promis, donnant avant cet abandon des preuves de leur horrifiante cruauté : notables ou soldats musulmans mutilés du nez, des oreilles et des lèvres et renvoyés dans leurs douars ou dans leurs familles pour l’exemple.

« Alors – écrit le Colonel Abd-el-Aziz Méliani – toutes les conditions sont réunies pour faire subir aux musulmans francophiles l’un des massacres les plus effroyables du siècle » (Le drame des Harkis – L a France honteuse – France-Empire –1993)

• Les victimes : Tous les musulmans qui, répondant à l’appel de Charles De Gaulle, se sont engagés avec la France : élus, notables, maires, cadres administratifs, gardes champêtres, moghaznis, combattants de toutes sortes, engagés, autodéfense, supplétifs Harkis. Qui sont-ils, ces Harkis ? « Ils sont nés des excès abominables du F.L.N. : Ils sont les fils de ces villages incendiés, les époux de ces femmes violées, les pères et les frères de ces enfants égorgés, ils se sont, eux-mêmes, organisés en autodéfense avec les armes que leur donne l’Armée Française. » note Pierre Breteille, Président de la Commission de sauvegarde en 1962. Les femmes, les enfants, les nourrissons en allaitement, les vieillards, ne sont pas épargnés. Des familles entières sont exterminées.

• Les méthodes : L’Armée française désarme ceux qu’elle a armés. Elle refuse les rapatriements : « les Harkis des ASA de Beni Béchir, près de Philippeville, qui avaient trouvé refuge sur un navire français en partance pour la Métropole seront ramenés à terre et immédiatement massacrés. » (Pierre Montagnon – La France coloniale Editions Pygmalion – page 444). Encore un autre témoignage ? : « quatre listes de musulmans français sont établies par le F.L.N. local. Le premier groupe sera traité au courant électrique, le deuxième concerne les tortures spéciales, le troisième est pour la pendaison, le quatrième rassemble une vingtaine d’hommes qui seront brûlés vifs. » Colonel Moinet – Ahmed, connais pas – Lettres du Monde – 1980)

Ces milliers de musulmans, parce qu’ils avaient cru en De Gaulle, vont être traînés sur les chantiers de l’épouvante : « On les poussait sur les anciens barrages où des milliers de mines restaient enterrées. Les captifs devaient gratter le sol de leurs mains pour en retirer les mines. Ils fouillaient de leurs doigts, essayaient de déterrer les mines, sautaient le plus souvent, déchiquetés par l’explosion. On les laissait agoniser. Leurs cris de douleur accueillaient les contingents de condamnés que les camions amenaient, inlassablement sur ce chantier de l’épouvante. » (Jean Brune – Interdit aux chiens et aux Français – Editions Atlantis – 1998)

« Les supplices précédant la mort n’ont pour limite que l’imagination des tortionnaires. Ici, on ampute une jambe, on l’enduit de miel et on la livre aux abeilles. Là, on fait boire de l’essence et on y met le feu. Ailleurs, on dépèce à la tenaille, on arrache les yeux. Partout on humilie, on torture, on tue à petit feu…Des hommes sont obligés d’assister au viol collectif de leurs femmes et de leurs enfants, d’autres sont habillés en femme avant d’être émasculés. Tous sont, ensuite, tués à coups de bâton ou de pioche, pour finir égorgés ou brûlés. » (Mohand Hamoumou – Et ils sont devenus Harkis – Fayard – 1993)

Combien d’autres auteurs, combien d’autres récits, ont rapporté des faits aussi atroces, difficilement croyables et pourtant bien réels ! (Les Harkis au service de la France – Bachaga Boualam – France-Empire –1963, Le chagrin sans pitié – Amhed Kaberseli, Le livre des Harkis – Coll et Titraoui, et tant d’autres sur lesquels la nouvelle intelligentsia française, prompte à s’émouvoir bien souvent pour pas grand chose, est restée de marbre.

La pire, peut-être, de toutes les infamies est celle qui concerne les combattants du F.L.N. qui ont déposé les armes et se sont ralliés à la France. Le célèbre commando Georges, par exemple, est désarmé sur ordre et abandonné au F.L.N. On imagine sans peine comment celui-ci va exercer sa vengeance !

Et le pire des déshonneurs est pour l’Armée française. Celle qui est encore sur place et qui le restera jusqu’en 1964. Elle a les moyens de défendre ses anciens soldats. Elle obéit aux ordres criminels qui l’empêchent de le faire !

« Les militaires français entendent les cris des suppliciés contre les murs de leurs casernes, provocation du F.L.N. et ils n’interviendront pas… » (Mohand Hamoumou O.C.)

Quelle fut l’attitude des gaullistes pendant ce drame ? Ils commenceront par tout nier, pendant des années, puis ils chicanèrent sur l’atroce comptabilité mortuaire… « Seulement 5.000 morts » dira piteusement le Colonel Buis, un des principaux exécutants de l’ordre criminel de refouler les musulmans qui demandaient asile. Le service Historique des Armées, dans une note au Ministre de la Défense datant du 21 avril 1977, reconnaîtra sur un effectif de 200.000 Harkis et Moghaznis incorporés dans l’Armée française en Algérie puis abandonnés à l’ennemi : environ 2.500 (DEUX MILLE CINQ CENTS) supplétifs emprisonnés par le F.L.N. après l’indépendance de l’Algérie et environ 150.000 (CENT CINQUANTE MILLE) supplétifs disparus ou exécutés par le F.L.N.

« Ce sont des citoyens français à part entière » affirmait De Gaulle ! Messmer se couvrira de honte et de ridicule en affirmant que De Gaulle et lui-même n’avaient jamais donné aux officiers français l’ordre de promettre que la France resterait aux quelques 200.000 combattants musulmans de l’Armée française. VERITAS a publié dans son N° 36 du mois d’octobre 1999, une photo du Ministre des Armées distribuant lui-même un fusil à un Harki. On l’imagine mal lui soufflant à l’oreille : « Mais tu sais, Mohamed, demain on te quitte et on t’abandonne à l’ennemi. »…

Et puisque nous évoquons ici le nouvel homme vert (académicien) dont s’enorgueillit la France, il nous paraît opportun de citer ici quelques paragraphes de sa lettre N° 195886 MA CC/ du 19 juillet 1962 adressée au Ministre d’État Louis Joxe, alors qu’il n’est un secret pour personne, les grands médias s’en étant fait le faible écho, que les massacres organisés ont débuté, dans toute l’Algérie, à partir du 5 juillet :

« Les moyens mis en œuvre, tant au point de vue du personnel que des locaux et du matériel représentent pour les Armées une somme de charges et d’efforts considérables qu’il est malaisé de maintenir et qu’il ne peut être question d’accroître. L’Armée est ainsi arrivée à la limite du concours qu’elle peut accorder et si de nouveaux supplétifs devaient arriver en Métropole, elle ne serait plus en mesure d’en assurer l’accueil, même à titre provisoire.

Il semble, d’ailleurs, que les intéressés, ayant eu le temps et la possibilité d’apprécier les conditions de leur reconversion en Algérie, les options pour la Métropole qui pourraient, aujourd’hui se manifester, ne devraient être le fait que de quelques rares individus, pourvu que soit vérifiée soigneusement la justification du départ sollicité et que soient déjouées toutes manœuvres inconscientes ou mal intentionnées pour maintenir le courant des départs. »

A la lecture de ce texte, il semblerait qu’il n’y ait plus aucun doute sur l’origine du « crève-cœur » de Monsieur Messmer. Elle doit s’appeler remords.

A côté de ces personnages médiocres, comme on est heureux de voir laver l’honneur de l’Armée française par des hommes tels que Hélie de Saint Marc qui, de sa prison, écrivait à ses parents : « Je n’ai pas voulu mentir… Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints à nous comme camarades de combat, en partageant nos peines, nos souffrances, nos espoirs, nos craintes…Tous ceux qui avaient choisi la France à cause de nous et qui risquaient, chaque jour, à chaque instant, une mort affreuse… Nous pensions à ces inscriptions qui recouvrent les murs de tant de villages et de mechtas d’Algérie. : « L’Armée française nous protégera, l’Armée française restera ». Nous pensions à notre honneur perdu. (cité par Abd el Aziz Méliani O.C.)

Lorsque, dans ses Mémoires d’Espoir (Plon 1970) où il relate minutieusement – à sa manière, toujours la même – les péripéties du drame algérien de 1958 à 1962, Charles De Gaulle fait l’impasse totale sur les interminables massacres de la communauté française musulmane. Pourtant 150.000 victimes ne pouvaient pas passer inaperçues. C’était plus qu’un massacre, plus qu’un pogrom, un véritable génocide !

Eh bien ! dans les Mémoires de De Gaulle, pas un alinéa, pas une phrase, pas un mot n’y fait allusion !

N’apporte-t-il pas, par ce silence, la preuve formelle d’une culpabilité personnelle directe, donc totalement inavouable ?

Après avoir attiré cette communauté afin de recueillir ses suffrages, en lui affirmant : « VENEZ À LA FRANCE, ELLE NE VOUS TRAHIRA PAS. » et l’avoir ensuite rejetée, puis ignorée lors des « accords d’Évian » puis laissé massacrée tout au long de cette année 1962, il ne s’est pas seulement déshonoré vis-à-vis d’un nombre croissant de ses propres concitoyens, mais il a déshonoré la France et l’Armée française aux yeux du monde musulman.

Non content de ce péché par omission, De Gaulle, terminant dans ses « Mémoires » sa relation très spéciale des événements de cette année 1962, qui fut un cauchemar pour plus de DEUX MILLIONS de citoyens français de toutes confessions, écrit : « L’année 1962 vit le renouveau de la France ».

L’impudence d’une telle contrevérité, écrite huit ans après le drame, donc en toute connaissance de cause, disqualifie la valeur historique de ces prétendus mémoires.

Et, par effet de ricochet, elle disqualifie aussi la valeur des écrits des historiens gaullistes qui viendront pieusement s’y référer.
La biographie grotesque écrite par Max Gallo en est l’illustration la plus récente : le sous-titre devrait en être « Comment falsifier l’Histoire ».

Le terme de génocide dont on a abusé si souvent, convient ici parfaitement : tentative d’élimination par la violence d’une communauté humaine définie et circonscrite par ses caractères ethniques, religieux et géographiques.

Notre ami, Amar Boumaraf, membre de notre Bureau chargé des Harkis, rassemble les témoignages des parents ou des descendants des victimes de cet holocauste afin d’en demander, dans un grand procès historique, raison aux complices qui ont obéi aux ordres criminels donnés par De Gaulle.

« Les vérités que l’on tait, trop longtemps, deviennent vénéneuses » affirmait déjà Friedrich Nietzsche. Que les complices en prennent garde !

N.D.L.R. Extrait du mémoire du Général Meyer : « Ne pouvait-on aussi prévoir que le F.L.N. voudrait éliminer les anciens Harkis, témoins sinon acteurs de son échec militaire afin d’instaurer ce mythe d’un peuple se libérant de l’emprise coloniale par la force et uni et mieux ainsi réaliser l’indispensable cohésion nationale autour d’une origine glorieuse ? …

De Gaulle, pourtant, n’a jamais fait cas de ces combattants. « Il faut se débarrasser, sans délai, de ce magma de supplétifs qui n’a jamais servi à rien.. » déclarait-il le 3 avril 1962 au cours d’une séance du Comité des Affaires algériennes !

Alain AVELIN
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