22/02/2024
Le juge pénal pourra désormais prononcer la sanction « d’indignité fiscale » à l’encontre d’une personne condamnée pour fraude fiscale aggravée, consistant en une fraude réalisée soit en bande organisée, soit au moyen de comptes ouverts ou contrats souscrits à l’étranger, soit par interposition d’une personne (physique ou morale) établie à l’étranger, soit au moyen de l’usage d’une fausse identité, d’une domiciliation ou d’un actif fictif ou artificiel.
Les 20 € d’argent de poche de mamie non déclarés sont donc en principe à l’abri.
Cette peine priverait ainsi le contribuable du bénéfice des réductions et crédits d’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), et ce pour une durée maximale de 3 ans.
A titre d’exemple, les crédits d’impôt pour services à la personne ou investissement locatif type « Pinel » seraient donc supprimés.
Cette peine est dite « complémentaire », et vient donc potentiellement s’ajouter à la peine principal encourue en cas de délit de fraude fiscale aggravée, à savoir 7 ans d’emprisonnement et 3 millions d’euros d’amende.