07/05/2026
Une bière « John Lemon », une étiquette avec des lunettes rondes, une référence assumée à John Lennon… et une mise en demeure à la clé.
Au départ, l’idée peut faire sourire.
Une brasserie bretonne avait lancé une boisson estivale avec un nom plein d’humour. Le clin d’œil était évident. Et c’est probablement justement ce qui a posé difficulté.
Quand un nom, un visuel ou une étiquette s’appuie sur une personnalité connue, une œuvre, une chanson ou un univers très identifiable, on ne parle plus seulement de créativité.
On entre dans une zone sensible.
Pour une petite structure, ce qui ressemblait à une bonne idée marketing peut vite devenir compliqué à gérer :
- un stock déjà produit,
- des étiquettes imprimées,
- des clients qui connaissent déjà le produit,
- un nom à modifier,
- une communication à reprendre,
- une mise en demeure à gérer dans l’urgence.
Ce cas rappelle qu'un bon jeu de mots n’est pas forcément un bon nom commercial.
Avant de lancer une gamme, une recette, une collection, un événement ou un support de communication, mieux vaut prendre le temps de regarder ce que le nom évoque, à qui il renvoie, et si la référence utilisée peut être perçue comme trop proche d’un univers déjà identifié.
Parce qu’une bonne idée marketing devient toujours plus difficile à corriger quand tout est déjà imprimé, vendu, relayé et connu du public.