25/08/2026
LE VIOLENTOMETRE : L’OUTIL POUR MESURER SI TA RELATION EST SAINE OU TOXIQUE !
Je partage ce violentomètre parce qu’il permet de poser une question essentielle : où commence la violence dans un couple ?
Elle ne commence pas nécessairement avec un coup.
Elle peut commencer par le contrôle, les humiliations, le dénigrement, la jalousie permanente, l’isolement, le chantage, les menaces… Jusqu’à ce que l’autre finisse par ne plus savoir ce qui est normal et ce qui ne l’est plus.
Mais cet outil présente, à mon sens, un autre intérêt : il peut aussi nous obliger à nous regarder nous-mêmes.
Nous avons spontanément tendance à le lire en nous demandant : « Est-ce que mon partenaire me fait subir cela ? »
On peut aussi le lire dans l’autre sens :
« Est-ce que, moi, j’adopte certains de ces comportements envers mon partenaire ? »
Est-ce que je cherche à le contrôler ?
Est-ce que ma jalousie devient envahissante ?
Est-ce que je le rabaisse ?
Est-ce que je lui fais du chantage ?
Est-ce que je cherche à l’isoler ?
Est-ce que je respecte réellement ses choix, son intimité et sa liberté ?
Le violentomètre peut donc également être un outil d’introspection pour mesurer notre propre niveau de toxicité dans la relation.
Et cette remise en question peut être salutaire.
Il est également une réalité dont nous parlons encore trop peu : les hommes aussi sont victimes de violences conjugales.
Un homme peut être humilié par sa compagne.
Un homme peut vivre sous emprise.
Un homme peut être menacé, frappé ou terrorisé.
Un homme peut avoir peur de rentrer chez lui.
Et beaucoup se taisent.
Par honte. Par peur du ridicule. Par crainte de ne pas être pris au sérieux ou simplement de ne pas être crus.
Rappeler cette réalité n’enlève évidemment rien au combat indispensable contre les violences faites aux femmes.
Il ne devrait pas y avoir de concurrence entre les victimes.
La violence n’est pas acceptable lorsqu’elle frappe une femme.
Elle ne le devient pas lorsqu’elle frappe un homme.
Alors regardons ce violentomètre dans les deux sens.
Pour identifier ce que nous subissons, bien sûr.
Mais aussi pour avoir le courage d’identifier ce que nous pouvons faire subir à l’autre.
Une relation saine ne se mesure pas seulement à l’absence de coups. Elle se mesure aussi au respect, à la liberté, à la confiance et à la sécurité que chacun trouve auprès de l’autre.
Se protéger, mais aussi savoir se remettre en question est essentiel.
👉 Regardez-le.
👉 Partagez-le.
👉 Et surtout, ne banalisons jamais ce qui nous fait peur, nous humilie, nous isole ou nous prive progressivement de notre liberté.
Être victime de violences n’est pas une question de sexe. Et demander de l’aide n’est jamais une faiblesse.
https://consultation.avocat.fr/avocat-ales/olivia-betoe-schwerdorffer-40154.html