Toni Lokadi

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Une semaine après le décès d’un étudiant, le silence du Secrétariat académique de l’UPC est assourdissant.Au-delà des re...
10/07/2026

Une semaine après le décès d’un étudiant, le silence du Secrétariat académique de l’UPC est assourdissant.

Au-delà des responsabilités que l’enquête devra établir, une institution universitaire a aussi un devoir moral : compatir, rassurer et s’adresser à sa communauté. Le silence n’efface pas le drame. Il l’aggrave.

Il est tout aussi révoltant qu’un jeune perde la vie à cause de l’usage irresponsable d’une a**e. Les a**es ne devraient jamais être confiées à des personnes insuffisamment formées, insuffisamment encadrées ou incapables d’en mesurer les conséquences. Une seule b***e peut anéantir une vie, une famille et tout un avenir.

Une université n’est pas un lieu où l’on devrait perdre la vie. C’est un lieu où l’on vient construire son avenir, acquérir le savoir et nourrir ses ambitions. Qu’un étudiant y trouve la mort est un échec collectif qui doit nous interpeller.

Une pensée émue pour la famille, les proches et tous les étudiants profondément marqués par cette tragédie.

05/04/2026

À entendre les réflexions de certains étudiants en médecine, on se dit que, dans un système de santé sérieux, ils ne seraient même pas acceptés comme vétérinaires !

04/04/2026

Aux parents : Lorsque vous traitez mal un enfant, il ne cesse pas de vous aimer, il cesse de s'aimer lui-même. Une fois adulte, il aura tendance à s’identifier à l’agresseur car il déteste la victime qu’il a été.

Ces femmes qui rejettent la faute sur la victime en défendant l’agresseur. D’après la recherche, elles auraient des prob...
03/04/2026

Ces femmes qui rejettent la faute sur la victime en défendant l’agresseur. D’après la recherche, elles auraient des problèmes psychiatriques qui remontent à l’enfance !
TLK

L'enjeu majeur est le risque de voir ce témoin devenir, à l'âge adulte, soit un agresseur (reproduction du modèle patern...
02/04/2026

L'enjeu majeur est le risque de voir ce témoin devenir, à l'âge adulte, soit un agresseur (reproduction du modèle paternel), soit une victime (acceptation de la violence comme condition normale du couple). C’est ce qu’on appelle le déterminisme réciproque : l'environnement familial a façonné les croyances de l'individu, qui à son tour, va recréer ou accepter un environnement similaire.

La violence conjugale ne blesse pas seulement le corps de la victime immédiate ; elle sculpte l'esprit de ceux qui la regardent. Comprendre que la violence est un comportement appris, c'est aussi accepter qu'elle peut être désapprise. L'éducation et la sensibilisation restent les leviers les plus puissants pour transformer ces « normes » destructrices en une culture du respect.

L'argument selon lequel « il n'y avait pas d'autre solution » est presque toujours une paresse de l'esprit. Justifier la violence, c'est admettre que l'on n'a plus les ressources intellectuelles ou verbales pour négocier, convaincre ou patienter.

Toni Lokadi

EN RÉPONSE AU CONFRÈRE CHIMPUMPU qui a affirmé :En droit pénal, l'infraction de violence nécessite une intention de nuir...
31/03/2026

EN RÉPONSE AU CONFRÈRE CHIMPUMPU qui a affirmé :

En droit pénal, l'infraction de violence nécessite une intention de nuire.

Or, dans le chef du médecin, l'intention est diamétralement opposée : c'est l'animus curandi.
Le geste posé n'était pas une agression, mais une manœuvre de contention d'urgence.

Si la patiente présentait un état d'agitation psychomotrice grave, un délire ou une crise de fureur menaçant sa propre sécurité ou celle du personnel, l'usage de la force devient un acte de soin sous contrainte.
Le médecin n'a pas frappé pour blesser, il a maîtrisé pour soigner.
L'absence de haine ou de volonté de s'acharner démontre que l'acte était purement fonctionnel.

*Le juge doit se poser une seule question*

Que se serait-il passé si le médecin n'était pas intervenu ?
Si la patiente, par son refus ou son agitation, mettait sa vie en danger immédiat ex: risque d'hémorragie, de chute, d'arrêt respiratoire, le médecin se trouvait devant un conflit de devoirs.

Entre violer l'intégrité physique momentanée par la force et laisser la mort survenir, le droit choisit la vie.

L'état de nécessité est ici un fait justificatif qui fait disparaître l'infraction.

Le médecin a sacrifié la forme (la douceur) pour sauver le fond (la vie).

Me. Freddy CHIMPUMPU
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Notre contre-argumentation juridique en réponse au raisonnement présenté :

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VOICI CE QUE JE PENSE :

L’argument selon lequel l’infraction de violence exigerait nécessairement une intention de nuire mérite d’être nuancé. En droit pénal, ce qui caractérise avant tout l’infraction de coups et blessures volontaires n’est pas la haine ou l’hostilité envers la victime, mais la volonté de poser un acte de violence physique. Autrement dit, l’intention coupable réside dans le fait de porter délibérément un coup, indépendamment du mobile invoqué par son auteur.

Le fait d’agir dans une perspective thérapeutique ce que certains qualifient d’animus curandi ne suffit donc pas, en soi, à effacer la matérialité d’un acte violent, surtout lorsque d’autres moyens médicaux existent pour gérer la peur, l’agitation ou la résistance d’une patiente.

Quant à l’argument fondé sur l’état de nécessité, il suppose des conditions particulièrement strictes : l’existence d’un danger grave, réel et imminent, l’impossibilité d’y faire face autrement, et une proportionnalité entre le mal causé et le mal évité. Or, frapper une patiente qui vient d’accoucher et qui manifeste de la peur face à un soin ne répond pas nécessairement à ces exigences.

La médecine moderne prévoit précisément des méthodes adaptées pour gérer l’angoisse, la douleur ou l’agitation : dialogue, sédation, assistance du personnel, ou techniques de contention encadrées. Dans ce contexte, transformer une gifle en « manœuvre thérapeutique » risque surtout de vider la notion d’état de nécessité de sa rigueur juridique.

En principe, la question que doit se poser le juge n’est pas seulement celle du danger hypothétique, mais aussi celle de la proportionnalité et de l’alternative. Si d’autres moyens moins attentatoires à l’intégrité physique existaient pour protéger la patiente, l’argument du conflit de devoirs perd toute sa force.

Car le droit protège la vie, certes, mais il protège également la dignité et l’intégrité physique des patients, même lorsqu’ils sont vulnérables ou paniqués. Présenter la violence comme un acte de soin revient alors moins à résoudre un dilemme juridique qu’à tenter de justifier, après coup, un comportement qui s’écarte des exigences élémentaires de la pratique médicale et du droit pénal.

Toni Lokadi
Petite leçon destinée aux étudiant.e.s de la deuxième année en fac de droit.

POUR CEUX QUI PARLENT DE L’ÉTAT DE NÉCESSITÉ En quoi frapper la patiente constituait-il le seul moyen d’éviter ce préten...
29/03/2026

POUR CEUX QUI PARLENT DE L’ÉTAT DE NÉCESSITÉ

En quoi frapper la patiente constituait-il le seul moyen d’éviter ce prétendu danger, alors que la médecine dispose de nombreux moyens de persuasion, d’accompagnement ou de sédation ?

Je pense qu’il faut peut-être chercher plus loin que les contorsions juridiques pour comprendre pourquoi certains trouvent encore des excuses à la violence contre une femme qui vient d’accoucher. Pendant des siècles, des religions importées ont enseigné aux anciens esclaves une étrange consolation : même si l’homme était dominé dans l’ordre colonial, il restait lui disait-on supérieur à la femme dans l’ordre domestique. Autrement dit, on retirait à l’homme sa dignité dans la société, mais on lui laissait au moins un petit royaume : celui où il pouvait exercer son autorité sur plus vulnérable que lui.

Cette idée trouvait parfois un appui dans certaines lectures religieuses. On citait par exemple ce passage de la Bible, Genèse 3:16 : « Tes désirs se porteront vers ton mari, et il dominera sur toi. » Interprété de manière littérale, ce verset a longtemps servi à légitimer l’idée d’une domination masculine dans l’ordre domestique.

Ce mécanisme psychologique a produit une ironie tragique : ceux qui subissaient la domination ailleurs ont parfois appris à la reproduire à l’intérieur du foyer ou dans les relations sociales. La violence contre les femmes s’est ainsi retrouvée banalisée, excusée, parfois même justifiée au nom de l’autorité masculine. Dans cet univers mental, lever la main sur une femme n’apparaît plus comme une brutalité, mais comme une forme de correction, presque un réflexe socialement toléré.

Dès lors, on comprend mieux pourquoi certains parviennent aujourd’hui à invoquer l’« état de nécessité » pour expliquer qu’un médecin frappe une patiente qui vient d’accoucher. La justification juridique devient presque secondaire : elle sert surtout à habiller d’un vocabulaire savant une vieille habitude culturelle. Et l’ironie devient cruelle lorsqu’on observe qu’ailleurs, des vétérinaires peuvent être poursuivis pour violence sur un animal. Là, la société se mobilise et elle a raison. Mais chez nous, lorsqu’il s’agit d’une femme vulnérable, épuisée par l’accouchement, il se trouve encore des esprits ingénieux pour expliquer qu’il s’agissait peut-être d’un geste nécessaire.

Au fond, ce débat révèle moins une question de droit qu’un héritage mental : celui d’une société où la dignité des femmes reste encore trop souvent négociable. Et lorsque l’on doit mobiliser des théories juridiques pour justifier une gifle administrée à une patiente, ce n’est pas le droit qui est sophistiqué c’est simplement la violence que l’on tente de rendre respectable.

Toni Lokadi
Petite leçon destinée aux enfants des écoles primaires en République démocratique du Congo.

Parce que le cumul des rôles médecin et pasteur peut paradoxalement renforcer une position d’autorité excessive. Le méde...
28/03/2026

Parce que le cumul des rôles médecin et pasteur peut paradoxalement renforcer une position d’autorité excessive. Le médecin détient déjà une autorité scientifique et technique liée à son savoir médical, tandis que le pasteur exerce une autorité morale et spirituelle. Lorsque ces deux formes de pouvoir se concentrent dans une seule personne, il peut se produire une confusion dangereuse entre autorité et domination, surtout si l’individu ne possède pas une forte culture éthique et une maîtrise de soi.

Dans un environnement où la relation médecin–patient est fortement hiérarchisée ( Au Congo tout le monde se considère tellement important ) la patiente peut être inconsciemment perçue comme quelqu’un qui doit obéir plutôt que dialoguer. Si la patiente exprime une douleur, une peur, une contestation ou un refus, certains praticiens peuvent interpréter cela comme une remise en cause de leur autorité. Dans les cas extrêmes, cette perception déformée peut conduire à une réaction brutale, où la violence devient un moyen de rétablir une autorité que le médecin croit menacée.

Il n’existe aucune raison humainement valable qui puisse justifier le fait pour un médecin de frapper une patiente enceinte. Il sied de noter que cela constitue une faute particulièrement grave, car la médecine repose précisément sur la protection des personnes les plus vulnérables. Un tel acte ne traduit pas seulement une perte de contrôle : il révèle une rupture complète avec l’éthique médicale et la responsabilité humaine fondamentale du soignant. Lorsqu’un professionnel censé protéger la vie et soulager la souffrance recourt à la violence, il transforme son autorité en abus de pouvoir, ce qui constitue à la fois une défaillance morale et professionnelle.

Pour celles et ceux qui cherchent à justifier la violence ou l’agression physique sur une femme ( surtout enceinte ) vous avez le profil psychiatrique des enfants ayant grandi au sein des familles dysfonctionnelles dans lesquelles papa frappait maman devant vous.

En voyant votre père frapper votre mère, vous avez intégré l'idée que la violence est un mode de communication « normal » ou un outil légitime de résolution de conflit.

Allez vous faire soigner parce que vous êtes psychologiquement instable !

Toni Lokadi

Le duo de la honte : Bénin 🤝 MadagascarJ’adresse mes sincères félicitations au Bénin et à Madagascar pour ce magnifique ...
27/03/2026

Le duo de la honte : Bénin 🤝 Madagascar

J’adresse mes sincères félicitations au Bénin et à Madagascar pour ce magnifique « double-check » de l’indignité.

• Le Bénin : Oublie Ouidah et ses chaînes.
• Madagascar : Oublie ses résistants et sa souveraineté.

Pendant que le Ghana et le reste de l’Afrique disent 'Plus jamais ça', nos deux champions demandent poliment la permission de ne pas avoir d'avis. C’est quoi le projet ? Recevoir une médaille en chocolat de la part des pays qui ont voté 'Contre' ?

L'Histoire de notre peuple retiendra qu'au moment de choisir entre la mémoire et la carpette, vous avez choisi de vous allonger.

26/03/2026

Le simple fait d’être médecin et en même temps pasteur prouve qu’il y a quelque chose qui n’allait pas bien dans sa tête !

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