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Nadia Barrou Immigration Services d'immigration au Canada: étudiants, travailleurs temporaires, gens d'affaires, résidence

Services d'immigration au Canada: étudiants, travailleurs temporaires, gens d'affaires, résidence permanente, citoyenneté, parrainages, ...

Ce revirement était, à mon avis, prévisible et même attendu.Depuis près de 30 ans que je pratique le droit de l’immigrat...
09/30/2026

Ce revirement était, à mon avis, prévisible et même attendu.
Depuis près de 30 ans que je pratique le droit de l’immigration, j’ai été témoin de plusieurs épisodes de resserrement des politiques d’immigration. Certains ont été particulièrement sévères : fermeture de dossiers avec remboursement des frais, réduction drastique des quotas, modification de la définition des enfants à charge (leur âge étant notamment passé de 22 à 18 ans), ou encore mesures qui pouvaient entraîner la perte de la résidence permanente obtenue par parrainage d’un conjoint lorsque la relation conjugale prenait fin trop rapidement, ...
À chaque période de restriction, le discours et les priorités gouvernementales changent. On veut reprendre le contrôle, diminuer la pression sur les services, le logement ou le marché du travail.
Et puis, invariablement, la réalité finit par refaire surface. Les pénuries de main-d’œuvre. Les départs massifs à la retraite. La baisse du taux de natalité. Le vieillissement de la population. Les besoins des entreprises. Les besoins de nos régions. Et, plus largement, la nécessité de maintenir une population active suffisamment importante pour soutenir notre économie et nos services publics.
C’est pourquoi je ne suis pas particulièrement surprise de lire aujourd’hui que le gouvernement fédéral envisage déjà une «augmentation contrôlée» de l’immigration. Cela ne signifie pas qu’il ne fallait pas corriger certains déséquilibres. La croissance très rapide du nombre de résidents temporaires appelait certainement une réflexion et des ajustements. Une politique d’immigration responsable doit tenir compte de la capacité d’accueil du pays, du logement, des infrastructures, des services publics et des besoins du marché du travail. Mais il faut aussi se méfier des politiques qui oscillent trop fortement d’un extrême à l’autre. Après avoir encouragé pendant plusieurs années le recrutement international, attiré des travailleurs, des étudiants et des familles, puis avoir brutalement resserré les portes, il ne faudrait pas maintenant attendre que les pénuries deviennent criantes avant de reconnaître à nouveau le rôle essentiel de l’immigration.
L’immigration n’est pas un robinet que l’on ouvre et que l’on ferme au gré des circonstances politiques. C’est une politique à long terme. Elle doit être prévisible, cohérente et suffisamment stable pour permettre aux immigrants, aux entreprises, aux institutions d’enseignement et aux différents paliers de gouvernement de planifier.
Après trois décennies de pratique, une chose me paraît évidente : les gouvernements peuvent modifier les chiffres, les programmes et les critères. Mais ils ne peuvent pas modifier les réalités démographiques. Et celles-ci nous rappellent périodiquement que le Canada aura toujours besoin d’immigration.
Je serais d’ailleurs peu étonnée que le Québec finisse, lui aussi, par suivre cette évolution fédérale, probablement après les élections d’octobre, et ce, quelle que soit la formation politique qui formera le prochain gouvernement. Car au-delà des différences de vision politique, les mêmes réalités finiront par s’imposer : les besoins de main-d’œuvre, les départs à la retraite, le vieillissement de la population et la faiblesse de la natalité.

Le mythe du «cheap labour» et des employeurs paresseux: merci, M. Verreault, de remettre les pendules à l’heure.À écoute...
09/27/2026

Le mythe du «cheap labour» et des employeurs paresseux: merci, M. Verreault, de remettre les pendules à l’heure.
À écouter certains débats préélectoraux, on pourrait presque avoir l’impression que les travailleurs étrangers temporaires sont devenus une sorte de «demandeurs d’asile économiques» et que les entreprises qui font appel à eux sont des employeurs paresseux qui préfèrent recruter une main-d’œuvre vulnérable, prête à accepter des salaires de misère et à se faire exploiter, plutôt que d’investir dans la technologie, la robotisation ou la formation des travailleurs d’ici.
Cette vision est non seulement caricaturale, elle ne correspond tout simplement pas à la réalité d’une grande partie des entreprises que nous accompagnons.
Notre clientèle est essentiellement composée de travailleurs qualifiés, recherchés et très sollicités, au Québec, dans les autres provinces canadiennes et même à l’étranger.
Ce sont des mécaniciens, des soudeurs, des maçons, mais aussi des spécialistes en télédétection, des experts en prévention des incendies, en optique, dans le secteur médical et dans de nombreux domaines spécialisés.
Ils sont formés, expérimentés et apportent avec eux des compétences, des connaissances et parfois des expertises technologiques acquises ailleurs, dont les entreprises québécoises peuvent bénéficier.
Et les entreprises qui les recrutent ne restent pas les bras croisés.
Elles investissent dans la technologie. Elles automatisent. Elles forment leurs employés. Elles améliorent leurs conditions de travail. Et, surtout, elles investissent parfois des sommes considérables et des années d’efforts pour aller chercher à l’étranger les compétences qu’elles ne trouvent tout simplement pas ici.
Dans plusieurs secteurs, les salaires sont concurrentiels précisément parce que la concurrence entre employeurs est féroce et que le maraudage est bien réel.
Le témoignage de Chantiers Chibougamau est particulièrement révélateur: l’entreprise indique avoir investi plus de 15 millions de dollars dans son recrutement international et emploie des travailleurs étrangers qui gagnent parfois 72 000 $, 120 000 $ ou même 130 000 $ par année.
On est très loin du « cheap labour » que certains décrivent.
Il faut aussi regarder ce qui se passe dans nos régions.
Lorsqu’une entreprise située à Chibougamau, à Matagami, à Lebel-sur-Quévillon ou dans une autre communauté éloignée ne trouve pas de travailleurs localement et qu’elle réussit à attirer une famille venue de l’étranger, ce ne sont pas seulement des travailleurs qui arrivent : ce sont aussi des enfants dans les écoles, des consommateurs, des contribuables, des bénévoles, des joueurs dans les équipes sportives, des voisins et des membres à part entière de la communauté.
C’est aussi cela, la régionalisation de l’immigration.
Les entreprises qui investissent des sommes considérables pour recruter à l’étranger le font parce qu’elles ont besoin de travailleurs pour produire, développer leurs activités, respecter leurs contrats et demeurer compétitives.
Et lorsque nous rendons leur situation temporaire, précaire et incertaine, nous fragilisons à la fois le travailleur et l’entreprise qui a investi pour le recruter.
C’est là, à mon sens, que se trouve une véritable piste de réflexion.
Si nous voulons lutter contre la précarité et contre le « cheap labour », pourquoi ne pas donner davantage de stabilité aux travailleurs qui ont déjà fait leurs preuves, qui travaillent, paient leurs impôts, parlent français, s’intègrent et dont les employeurs ont clairement besoin?
Pourquoi ne pas faciliter leur accès à la résidence permanente?
Le gouvernement fédéral reconnaît lui-même, dans son Plan des niveaux 2026-2028, la nécessité de répondre aux pénuries de main-d’œuvre et d’attirer et de retenir les talents. Il prévoit d’ailleurs une mesure visant à accélérer la transition vers la résidence permanente d’un maximum de 33 000 titulaires de permis de travail en 2026 et 2027.
C’est une direction qui mérite d’être approfondie.
La résidence permanente est probablement l’un des meilleurs outils pour réduire la vulnérabilité d’un travailleur étranger.
Un travailleur qui peut changer d’employeur, qui n’est plus prisonnier d’un permis lié à un employeur et qui peut construire son avenir ici dispose évidemment d’un rapport de force beaucoup plus équilibré.
Et si l’on veut véritablement responsabiliser les entreprises, pourquoi ne pas leur demander de contribuer activement au parcours vers la résidence permanente des travailleurs qu’elles recrutent à l’étranger et qu’elles souhaitent conserver?
Cela permettrait de passer d’une logique de « main-d’œuvre temporaire que l’on fait venir lorsque l’on en a besoin » à une logique de talents que l’on attire, que l’on intègre et que l’on souhaite garder.
Le lien vers l'article est dans le texte de la photo.

La pénurie de main-d’œuvre : la grande oubliée de la campagne électorale?Après avoir écouté le dernier débat des chefs, ...
09/25/2026

La pénurie de main-d’œuvre : la grande oubliée de la campagne électorale?
Après avoir écouté le dernier débat des chefs, je partage le constat posé dans cet article du Devoir : je suis moi aussi restée sur ma faim.
L’économie a été au cœur du débat. On a parlé d’investissements, de développement économique, de régions, de productivité. On a parlé abondamment de l’accès aux soins de santé et de la nécessité d’avoir davantage de professionnels pour que chaque Québécois puisse avoir accès à un médecin de famille ou, à tout le moins, à des services de première ligne. On a parlé d’éducation et du manque d’enseignants. On a parlé de dynamiser nos régions.
Mais derrière toutes ces priorités, il y a une question toute simple : qui va travailler?
Qui va soigner? Qui va enseigner? Qui va construire les logements dont nous avons besoin? Qui va travailler dans nos entreprises, nos usines, nos commerces, nos services? Qui va faire vivre nos régions?
C’est là que je trouve particulièrement étonnant que la pénurie de main-d’œuvre ait été si peu présente dans les discussions.
Et surtout, que l’immigration ait souvent été présentée comme une partie du problème, plutôt que comme l’un des éléments d’une réflexion beaucoup plus large sur la main-d’œuvre.
J’ai entendu des affirmations selon lesquelles la crise du logement, les classes surchargées, les difficultés d’accès aux soins et d’autres problèmes de nos services publics seraient principalement attribuables à l’immigration et que, si nous réduisions fortement l’immigration, voire si nous y mettions fin, ces problèmes se régleraient.
Ce sont des réponses qui me paraissent beaucoup trop simples à des problèmes qui sont, eux, profondément complexes et structurels.
Réduire l’immigration ne fait pas disparaître le vieillissement de la population, les départs à la retraite, les besoins en santé, les besoins de nos entreprises ni les réalités économiques de nos régions.
Et surtout, cela ne constitue pas, à lui seul, un plan de main-d’œuvre.
Après plus de 30 ans à travailler en immigration, je ne crois pas que l’immigration soit une solution magique à tous nos problèmes. Mais je ne crois pas davantage qu’elle puisse être traitée comme le problème à éliminer pour régler tous les autres.
On peut débattre des seuils, des catégories d’immigration, de la capacité d’accueil et de nos objectifs démographiques. Ce sont des débats légitimes et nécessaires.
Mais faisons-le dans le cadre d’une véritable stratégie québécoise de main-d’œuvre, plutôt que de traiter l’immigration isolément ou comme une réponse simpliste à des problèmes qui existaient déjà et qui ont plusieurs causes.
C’est peut-être, à mes yeux, l’une des grandes absentes de cette campagne : une vision à long terme de la main-d’œuvre dont le Québec aura besoin.



Le lien vers l'article du Devoir se trouve en bas du texte de l'image.

Vous préparez une demande de PEQ? Ce webinaire pourrait vous être particulièrement utile!Après notre webinaire du 29 jui...
09/22/2026

Vous préparez une demande de PEQ?

Ce webinaire pourrait vous être particulièrement utile!

Après notre webinaire du 29 juin dernier, organisé par Julie de pvtistes et consacré à la reprise du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), nous sommes très heureux de vous retrouver le 1er octobre pour faire le point sur ce qui se passe concrètement sur le terrain depuis la réouverture du programme.

Cette fois, Manal et Aliya, du cabinet Barrou Immigration, partageront avec vous le retour d’expérience de notre équipe après avoir accompagné de nombreux candidats et après avoir reçu déjà un nombre important de CSQ dans des délais relativement courts.

Et cette expérience nous permet aujourd’hui d’aller beaucoup plus loin que la simple présentation des critères du programme.

▪️ Quels sont les éléments auxquels il faut être particulièrement attentif ?
▪️ Quelles preuves documentaires préparer et comment les présenter ?
▪️ Quels sont les erreurs à éviter ?
▪️ Comment constituer une demande claire, cohérente et complète ?
▪️ Quelles particularités faut-il connaître selon le profil ?
▪️ Et surtout, que pouvons-nous apprendre des premières demandes traitées depuis la reprise du PEQ ?

Nous reviendrons bien entendu sur les conditions d’admissibilité, les exigences documentaires et les différentes étapes de la demande, mais nous souhaitons surtout vous transmettre des conseils pratiques et directement issus de notre expérience récente.

Car être admissible au PEQ est une chose, présenter une demande complète, bien documentée et cohérente en est une autre.

Si vous envisagez de présenter une demande dans le cadre de la reprise actuelle du PEQ, ou si votre demande est déjà en préparation, ce webinaire vous donnera l’occasion de mieux comprendre ce qui mérite une attention particulière avant de déposer votre dossier.

Et comme toujours, nous prendrons également le temps de répondre à vos questions en direct.

Au plaisir de vous retrouver nombreux

Le jeudi 1er octobre - Midi heure de Montréal - 18h00 heure de Paris

N’hésitez pas à partager cette publication avec les personnes susceptibles d’être concernées par la réouverture du PEQ.

Depuis des décennies, les Français ont occupé une place bien particulière dans la vision québécoise de l’immigration. So...
09/20/2026

Depuis des décennies, les Français ont occupé une place bien particulière dans la vision québécoise de l’immigration. Sous des gouvernements de différentes orientations politiques, ils ont longtemps été considérés comme une immigration particulièrement naturelle et souhaitable pour le Québec : une histoire commune, une langue commune, une proximité culturelle, une grande mobilité, des formations souvent directement transférables et, pour de nombreuses professions, des mécanismes de reconnaissance des qualifications entre la France et le Québec.

Le Québec a d’ailleurs fait beaucoup d’efforts pour attirer les Français. Et beaucoup ont répondu à cet appel.
Ils sont venus étudier, travailler, entreprendre, soigner, enseigner, construire, créer. Ils sont venus avec leurs compétences, leurs projets et leur énergie. Certains se sont installés à Montréal, mais beaucoup ont également choisi les régions, contribuant à la vie économique et sociale de communautés qui avaient précisément besoin de nouveaux arrivants.

Aujourd’hui, certains de ces mêmes Français se heurtent à des restrictions qui rendent leur parcours extrêmement incertain : accès plus limité au permis de travail ouvert pour le conjoint, impossibilité ou grande difficulté de prolonger certains permis, délais qui s’allongent, voies d’accès à la résidence permanente qui se transforment, critères qui changent en cours de route et, parfois, décisions qui arrivent après plusieurs années d’efforts et d’attente.

Le PEQ, par exemple, a connu une succession de changements et sa réouverture actuelle est assortie de conditions et d’une période de réception des demandes bien précises. Pour certaines personnes qui avaient construit leur projet autour d’un parcours qui leur paraissait prévisible, ces changements arrivent simplement trop t**d.

Alors oui, certains repartent parce qu’ils souhaitent retrouver leur famille, parce que le coût de la vie ou le logement ont changé, ou simplement parce qu’ils ont décidé qu’un autre projet de vie leur convenait mieux.

Mais pour d’autres, le départ est vécu tout autrement.

Après cinq, six, sept ou parfois davantage d’années d’efforts, de résilience, de démarches administratives et d’attente, certains finissent par ne plus se sentir désirés. Ils repartent avec le sentiment douloureux que les sacrifices consentis n’ont pas été reconnus et que le projet auquel ils avaient consacré une partie importante de leur vie n’a finalement jamais vraiment eu de place pour eux.

Et le retour n’est pas nécessairement un retour « chez soi ».
Après plusieurs années au Québec, on peut être Français et se sentir devenu étranger en France. On peut avoir une expérience professionnelle nord-américaine, des habitudes québécoises, des enfants qui ont grandi ici, des amis ici, une vie ici. Revenir peut alors signifier recommencer une deuxième fois.

Mais il y a aussi une dimension dont on parle beaucoup trop peu : les enfants. Ceux qui sont nés au Canada. Ceux qui sont arrivés bébés. Ceux qui sont arrivés adolescents.
Ils ont leurs amis, leur école, leurs enseignants, leurs voisins, leurs activités, leurs souvenirs. Pour certains, le Québec est tout simplement le seul endroit qu’ils connaissent comme leur maison.
Comment leur expliquer qu’il faut maintenant quitter tout cela?
Comment leur expliquer que ce n’est pas une guerre, ni une catastrophe naturelle, ni une crise qui les oblige à partir?
Comment leur expliquer que leurs parents avaient fait le choix de venir ici parce que le Québec les y avait accueillis et encouragés à s’y établir, mais que quelques années plus t**d, les règles ont changé et que leur famille doit maintenant envisager de partir?

C’est là que les politiques d’immigration cessent d’être uniquement des chiffres, des seuils, des programmes et des critères administratifs. Elles deviennent des histoires humaines.
Une politique migratoire devrait aussi tenir compte de ce qu’elle fait aux personnes qui ont déjà répondu à l’appel du Québec, qui ont travaillé ici, étudié ici, payé leurs impôts ici et contribué à la société québécoise pendant des années.
Et surtout, elle devrait offrir davantage de prévisibilité à ceux qui ont construit leur vie en fonction des règles qui existaient lorsqu’ils ont fait le choix de venir.

Le gouvernement qui avait fait de l’immigration le principe d’«EN PRENDRE MOINS, MAIS EN PRENDRE SOIN» portait une promesse de prévisibilité et d’humanité. Cette formule, devenue un slogan politique de la CAQ dès 2018, prend aujourd’hui une résonance pour le moins particulière.

On peut vouloir mieux maîtriser l’immigration. On peut vouloir en réduire certains volumes. On peut vouloir modifier les programmes.
Mais il ne faudrait jamais oublier que derrière les statistiques se trouvent des êtres humains qui, eux, avaient cru à la promesse d’un avenir au Québec.

Le lien de l'article se trouve dans le texte de la photo.

Un dossier qui interpelle profondément les professionnels de l’immigration… et qui soulève surtout une importante questi...
09/11/2026

Un dossier qui interpelle profondément les professionnels de l’immigration… et qui soulève surtout une importante question de cohérence et de prévisibilité des règles.

En 2020, notre cabinet avait posé explicitement et par écrit au MIFI la question du traitement d’un congé de maternité dans le calcul de l’expérience de travail. La réponse écrite que nous avions alors reçue était claire :

« La période de congé peut être considérée dans le calcul de l’expérience de travail si la personne requérante principale démontre qu’elle était bien à l’emploi à temps plein avant le congé, que le lien d’emploi est maintenu durant le congé et qu’elle retourne travailler auprès du même employeur à la fin du congé. »

Depuis, notre cabinet n’a pas été informé d’un changement de cette interprétation.

C’est pourquoi la situation rapportée dans cet article est particulièrement préoccupante. Si l’interprétation ou les règles ont changé, comment les personnes concernées et les professionnels qui les accompagnent peuvent-ils raisonnablement le savoir et conseiller leurs clients en conséquence?

Dans un système d’immigration déjà devenu extrêmement complexe, les règles doivent être non seulement accessibles, mais aussi claires, prévisibles et cohérentes dans le temps.

Et au-delà de la question technique, il y a une dimension profondément humaine qui ne devrait pas être oubliée.

Pénaliser une femme dans son parcours d’immigration parce qu’elle a pris un congé de maternité pour donner naissance à un enfant me paraît particulièrement injuste. Une grossesse et un congé de maternité ne devraient jamais être considérés comme une interruption de l’engagement professionnel d’une femme lorsque son emploi est maintenu et qu’elle retourne travailler auprès du même employeur.

Cela est d’autant plus difficile à comprendre dans un contexte où nos gouvernements multiplient les mesures et les appels à la natalité face au vieillissement de la population et au déclin démographique.

On ne peut pas, d’un côté, encourager les femmes à avoir des enfants et, de l’autre, leur faire porter les conséquences administratives de cette maternité dans leur parcours d’établissement.

Les politiques d’immigration doivent tenir compte de la réalité des vies humaines. Derrière un pointage, une déclaration d’intérêt ou une grille de sélection, il y a des familles, des enfants et des projets de vie.

J’espère sincèrement que ce dossier pourra être réexaminé et qu’une clarification sera apportée rapidement afin que d’autres familles ne se retrouvent pas dans la même situation.

Le Canada vous attire toujours? Venez nous rencontrer en France!Malgré la mauvaise presse qui entoure actuellement l’imm...
09/05/2026

Le Canada vous attire toujours? Venez nous rencontrer en France!
Malgré la mauvaise presse qui entoure actuellement l’immigration au Canada et les nombreuses restrictions mises en place tant au niveau fédéral que provincial, des possibilités existent encore pour celles et ceux qui souhaitent étudier, travailler ou s’installer au Canada.
Nous aurons le plaisir d’être présents aux 4 Salons de l’immigration organisés par Air Canada, autour du thème : Étudier - Travailler - S’installer au Canada
▪️ Toulouse : mercredi 18 novembre, de 9 h à 18 h
▪️ Lyon : mercredi 25 novembre, de 9 h à 18 h
▪️ Lille : samedi 28 novembre, de 9 h à 18 h
▪️ Paris : mercredi 2 décembre, de 9 h à 18 h
Notre conférence : « L’immigration francophone hors Québec »
Dans chacune des quatre villes, nous animerons une conférence consacrée aux possibilités d’immigration francophone hors Québec.
Pourquoi ce sujet? Parce que le contexte actuel est particulièrement important à comprendre.
Alors qu’il existe encore des possibilités pour étudier ou travailler au Québec, l’accès à la résidence permanente y est devenu extrêmement limité et passe, dans bien des situations, par un parcours temporaire préalable.
À l’inverse, l’immigration francophone hors Québec demeure encouragée par le gouvernement fédéral. Plusieurs programmes fédéraux et provinciaux destinés aux francophones permettent encore d’envisager des voies vers la résidence permanente ou des statuts temporaires, avec des objectifs d’immigration qui demeurent importants.
Nous discuterons donc des différentes options, de leurs conditions d’admissibilité et surtout de la stratégie à adopter pour construire un projet d’immigration réaliste dans le contexte actuel.
Vous envisagez plutôt des études au Québec?
Nous serons également là pour répondre aux questions des jeunes et des moins jeunes qui souhaitent étudier au Québec et qui peuvent bénéficier des accords France-Québec, notamment en matière de droits de scolarité.
Et cette année, nous aurons le plaisir et la chance de partager notre kiosque avec Julie de pvtistes.net Canada afin de répondre aux très nombreux jeunes intéressés par les programmes d’Expérience internationale Canada (EIC) et les différentes possibilités d’échanges jeunesse.
Que vous soyez étudiant, jeune professionnel, travailleur, candidat à l’immigration ou simplement au début de votre réflexion, venez nous rencontrer!
Nous serons ravis d’échanger avec vous, de répondre à vos questions et surtout de vous aider à y voir plus clair dans un contexte où les règles évoluent rapidement.
Le Canada a changé. Les possibilités aussi. Mais elles existent encore, à condition de bien connaître les voies qui s’offrent à vous.
Au plaisir de vous rencontrer en France!

PSTQ : enfin un outil pour estimer son pointage avant de déposer sa déclaration d’intérêtC’est une nouveauté qui était a...
09/04/2026

PSTQ : enfin un outil pour estimer son pointage avant de déposer sa déclaration d’intérêt
C’est une nouveauté qui était attendue depuis longtemps par les candidats au Programme de sélection des travailleurs qualifiés https://www.quebec.ca/immigration/permanente/travailleurs-qualifies/programme-selection-travailleurs-qualifies/invitation :~:text=Vous%20pouvez%20utiliser,l%E2%80%99ouvrir%20avec%20Acrobat.
Jusqu’à récemment, il y avait un paradoxe: pour connaître son pointage, il fallait d’abord soumettre une déclaration d’intérêt. Il était donc difficile pour un candidat de savoir, en amont, comment son profil se positionnait.
Au cabinet, nous avions d’ailleurs développé un outil Excel pour répondre à ce besoin et permettre à nos clients d’obtenir une première estimation de leur pointage. Comme les règles et les critères du PSTQ évoluent, cet outil devait être continuellement adapté.
Le MIFI vient maintenant de rendre disponible son propre outil d’autoévaluation.
C’est une excellente nouvelle. L’outil permet aux candidats d’estimer le pointage qu’ils pourraient obtenir en fonction des informations saisies, de mieux évaluer leur profil à la lumière des résultats des exercices d’invitation précédents et d'envisager des améliorations à leur profil.
Mais attention une estimation n’est pas un pointage officiel.
Le MIFI précise que le résultat obtenu avec l’outil est fourni à titre indicatif seulement. Le pointage qui sera éventuellement attribué à la déclaration d’intérêt demeure déterminant.
Et surtout, un pointage supérieur au seuil minimal observé lors d’un exercice d’invitation précédent ne garantit aucunement de recevoir une invitation. Les critères d’invitation applicables à l’exercice concerné doivent également être respectés.
À mon avis, ce nouvel outil constitue néanmoins un excellent point de départ pour les candidats: il permet de mieux comprendre son positionnement, d’identifier les facteurs qui influencent le pointage et de prendre des décisions plus éclairées avant de miser sur une stratégie d’immigration au Québec.
Comme toujours en immigration, le chiffre seul ne raconte pas toute l’histoire. Il faut aussi comprendre les critères applicables, les catégories d’invitation et la façon dont son profil s’inscrit dans les exercices d’invitation.
évaluation sans conjoint(e):https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/immigration/formulaires/fr/PSTQ/FO_autoevaluation_sans_conjoint_ME-0104-2606.pdf
évaluation avec conjoint(e):https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/immigration/formulaires/fr/PSTQ/FO_autoevaluation_avec_conjoint_ME-0120-2606.pdf

PSTQ : Des précisions importantes dans le Guide des procédures d’immigration (GPI)Le Guide des procédures d’immigration ...
08/29/2026

PSTQ : Des précisions importantes dans le Guide des procédures d’immigration (GPI)

Le Guide des procédures d’immigration relatif au Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) a été mis à jour le 17 août 2026.

À première vue, certaines modifications peuvent sembler techniques ou mineures. Pourtant, pour les candidats au PSTQ, ce sont précisément ces détails qui peuvent faire toute la différence.

Par rapport à la version précédente, cette nouvelle version apporte notamment des précisions concernant :

▪️ la liste des professions réglementées, qui est maintenant expressément mise à jour au 31 janvier de chaque année, avec la possibilité d’apporter des ajustements en cours d’année;
▪️ les preuves de reconnaissance des compétences exigées pour certaines professions;
▪️ la distinction entre les professions entièrement réglementées et celles qui ne le sont pas entièrement;
▪️ la reconnaissance des diplômes obtenus au Québec;
▪️ et la détermination de la profession principale à déclarer dans la déclaration d’intérêt.

Ces précisions sont importantes parce qu’elles permettent de mieux comprendre comment le MIFI entend appliquer les critères du PSTQ.

Lisez le Guide pour comprendre les détails, les définitions et les exigences qui se cachent derrière chaque critère.

Dans le cadre du PSTQ, la vigilance est particulièrement importante avant de présenter une déclaration d’intérêt, avant de répondre à une invitation et surtout avant de déposer une demande de sélection permanente.

Parce qu’en immigration, un détail qui paraît anodin peut parfois avoir des conséquences majeures sur un dossier.

Guide des procédures d’immigration - PSTQ - version mise à jour le 17 août 2026 :
https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/immigration/publications-adm/gpi/02_GPI_ch3_sect1_PSTQ.pdf

Résidence permanente au Canada Et si l’Entrée express était une option à envisager?Dans le contexte actuel de l’immigrat...
08/27/2026

Résidence permanente au Canada
Et si l’Entrée express était une option à envisager?

Dans le contexte actuel de l’immigration au Québec, de plus en plus de candidats s’interrogent sur les possibilités qui s’offrent à eux en dehors du Québec.

Restrictions du MIFI, délais de traitement qui s’allongent, programmes qui évoluent rapidement et, surtout, une certaine imprévisibilité quant à l’accès à la résidence permanente au Québec : pour plusieurs candidats, l’Entrée express apparaît aujourd’hui comme une avenue à explorer sérieusement.

C’est pourquoi nous sommes très heureux, chez Nadia Barrou Immigration, de collaborer avec Julie de PVTistes.net pour un webinaire consacré à la résidence permanente au Canada par l’Entrée express.

Au cours de ce webinaire, nous aborderons notamment :

🔹 les différents programmes et critères d’admissibilité;
🔹 les étapes de la procédure;
🔹 les documents à préparer;
🔹 les éléments à considérer avant de présenter une demande;
🔹 et surtout, une question essentielle pour les candidats qui résident actuellement au Québec : comment démontrer de façon crédible son intention réelle de s’établir ailleurs au Canada?

Nous partagerons également nos conseils et notre expérience sur la façon de documenter cette intention et de répondre aux préoccupations que peut avoir un agent d’immigration lorsqu’un candidat a vécu ou travaillé au Québec.

Enfin, nous ferons le point sur les changements proposés à Entrée express par IRCC, qui ont récemment fait l’objet d’une consultation publique, et sur ce qu’ils pourraient signifier pour les futurs candidats.

Le webinaire sera diffusé sur les comptes de PVTistes.net sur LinkedIn, YouTube, Instagram et Facebook, mardi 1er septembre à 12h30 heure de Montréal, 18h30, heure de Paris

Une rencontre que nous avons très hâte de partager avec vous, particulièrement avec celles et ceux qui réfléchissent actuellement à leur avenir au Canada et envisagent une installation hors Québec.

N’hésitez pas à partager cette publication avec toute personne qui pourrait être concernée.

Au plaisir de vous y retrouver!

Adresse

Montreal, QC

Heures d'ouverture

Lundi 9am - 5pm
Mardi 9am - 7pm
Mercredi 9am - 5pm
Jeudi 9am - 5pm
Vendredi 9am - 5pm

Téléphone

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