La Jurisprudence au quotidien

La Jurisprudence au quotidien Comprendre le droit par la jurisprudence est notre devise. Analyse jurisprudentielle et recherche juridique appliquées à la pratique.

Des décisions concrètes et des analyses claires. Nos travaux sont réalisés sur la base de sources officielles.

10/03/2026

𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞̀𝐬 𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞, 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞́𝐬, 𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐮 𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐚𝐧𝐭.

‎⚖️ LA JURISPRUDENCE AU QUOTIDIEN‎‎🟢 𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞̀𝐬 𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞, 𝐬...
10/03/2026

‎⚖️ LA JURISPRUDENCE AU QUOTIDIEN

‎🟢 𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞̀𝐬 𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞, 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞́𝐬, 𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐮 𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐚𝐧𝐭.

‎📌 Cour de Cassation, Civ. 1re, 6 mai 2010, F-D, n° 08-14.461

‎🔎 Les faits et la procédure

‎Une mère de famille, qui a conclu avec une école privée un contrat de formation professionnelle au profit de son fils, n’a pas réglé les frais de scolarité. Ayant fait l’objet d’une condamnation par ordonnance d’injonction de payer, elle forme opposition au motif que l’école n’a pas respecté son obligation de trouver un employeur à ses élèves, engagement qui figurait notamment sur ses brochures publicitaires et sur son site internet. Le tribunal d’instance condamne cependant la mère de famille au paiement en retenant que cette obligation n’était mentionnée ni dans le contrat signé par les parties ni dans les conditions générales et particulières, et que « les brochures publicitaires ne pouvaient en aucun cas être considérées comme un contrat ». Un pourvoi est alors formé.

‎⚖ Solution de la Cour de cassation

‎La Cour de cassation casse la décision du tribunal. Elle affirme que :
‎« les documents publicitaires peuvent avoir une valeur contractuelle dès lors que, suffisamment précis et détaillés, ils ont eu une influence sur le consentement du cocontractant ».
‎Ainsi, le juge devait rechercher si les engagements publicitaires avaient déterminé le consentement de la mère.
‎En ne procédant pas à cette recherche, le tribunal n’a pas donné de base légale à sa décision.

‎ 🔷 Portée de l'arrêt

‎C’est un arrêt de bon sens qui est ici rendu par la Cour de cassation à propos d’une question qui se pose fréquemment mais qui peine toujours à être résolue :

‎𝒒𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝒗𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒄𝒖𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒆́𝒎𝒊𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒖𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒄𝒕𝒂𝒏𝒕 ?

‎Les juges du fond avaient pour leur part refusé que le destinataire de la publicité litigieuse puisse invoquer à son profit la force obligatoire de cette dernière. L’obstacle, selon eux, tenait au fait que les documents publicitaires étaient des documents hors contrat : les engagements publicitaires n’étaient pas repris dans le contrat signé ni dans les documents périphériques qui intègrent normalement la sphère contractuelle (conditions générales ou particulières) et les brochures ne pouvaient par ailleurs être elles-mêmes qualifiées de contrat, ce qui semble logique si l’on considère que les documents sont uniquement élaborés dans le but de « stimuler le désir contractuel » (Mazeaud, obs. RDC 2010, p. 1197).

‎Cependant, la Cour de cassation a pourtant choisi d’exercer sa censure au motif que les documents publicitaires « peuvent avoir une valeur contractuelle ». Comment l’expliquer ?
‎Observons d’emblée que la solution est pleinement justifiée, au moins du point de vue de son opportunité. Comment en effet tolérer qu’un professionnel puisse, sans conséquences, multiplier les promesses trompeuses ? On pourra répondre, à juste titre, que le bonus dolus existe encore et que la publicité est, par nature, faite d’exagération. Cela étant, l’arrêt rapporté n’oblige pas tous les annonceurs à tenir leurs promesses : car s’il indique que les documents « peuvent » avoir une valeur contractuelle, c’est que cela n’a rien de systématique. Pour qu’il en soit ainsi, la Cour exige que les documents soient « suffisamment précis et détaillés », ce qui permet de présumer qu’ils ont eu « une influence sur le consentement du cocontractant ». Bref, il faudra distinguer entre les publicités grossières, toujours tolérées, et celles, plus insidieuses parce que susceptibles d’être crues, qui comportent un « luxe de précisions et de détails » (Mazeaud, obs. préc.).


‎🧠 Analyse juridique

‎1- Reconnaissance possible de la valeur contractuelle de la publicité.

‎Cet arrêt consacre une idée importante en droit des obligations :
‎la publicité peut intégrer la sphère contractuelle.
‎Elle peut donc devenir une source d’obligations pour le professionnel, si trois conditions sont réunies :
‎👉🏾Précision des engagements publicitaires
‎👉🏾Caractère suffisamment détaillé
‎Influence sur le consentement du cocontractant
‎👉🏾Cette solution protège le consommateur contre les promesses publicitaires trompeuses.

‎2. Une solution cohérente avec la théorie du consentement
‎Le raisonnement de la Cour repose sur le principe selon lequel :
‎tout élément ayant déterminé le consentement peut être intégré dans le contenu contractuel.

‎3. Une évolution vers une protection accrue du consommateur
‎Cette jurisprudence s’inscrit dans un mouvement jurisprudentiel plus large visant à sanctionner les promesses commerciales trompeuses.

‎📚 Références légales , doctrinales et jurisprudentielles :

‎Article 1134 du Code civil

‎Ph. Malaurie, L. Aynès, P. Stoffel-Munck, Droit des obligations, LGDJ
‎J. Ghestin, Traité de droit civil – La formation du contrat, LGDJ

‎Cass. com., 13 mai 1980 : reconnaissance de la responsabilité liée à une publicité trompeuse.
‎Com. 17 juin 1997, Bull. civ. IV, n° 195 ; D. 1998. 248, note Pignarre et Paisant ; RTD civ. 1998. 363, obs. Mestre.
‎Cass. civ. 1re, 7 octobre 1998 : prise en compte d’éléments extérieurs au contrat pour apprécier le consentement.
‎Cass. civ. 1re, 28 juin 2012, n° 11-17.020 : la publicité peut engager la responsabilité du professionnel si elle crée une attente légitime.



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Mention spéciale à notre nouveau super fans ! 💎 Caleb TchekpoCher admirable Maître, merci de toujours nous apporter votr...
09/03/2026

Mention spéciale à notre nouveau super fans ! 💎 Caleb Tchekpo
Cher admirable Maître, merci de toujours nous apporter votre expertise.
fans

‎⚖️ LA JURISPRUDENCE AU QUOTIDIEN‎‎🟢 𝑸𝒖𝒂𝒍𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒖𝒏𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒖𝒏 𝒍𝒊𝒗𝒓𝒆𝒖𝒓 𝒂̀ 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒍𝒂𝒕𝒆𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆 𝒏𝒖...
17/02/2026

‎⚖️ LA JURISPRUDENCE AU QUOTIDIEN

‎🟢 𝑸𝒖𝒂𝒍𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒖𝒏𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒖𝒏 𝒍𝒊𝒗𝒓𝒆𝒖𝒓 𝒂̀ 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒍𝒂𝒕𝒆𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆 𝒏𝒖𝒎𝒆́𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆.
Première décision de la Cour de Cassation.

‎📌 Arrêt du 28 novembre 2018, Take Eat Easy.

Quelle qualification pour le contrat liant un livreur à une plateforme numérique ?

‎✍🏾 𝐋𝐞 𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐮𝐛𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥'𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝'𝐮𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝'𝐮𝐧 𝐞𝐦𝐩𝐥𝐨𝐲𝐞𝐮𝐫 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬, 𝐝'𝐞𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞𝐫 𝐥'𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐬𝐮𝐛𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́.

‎🔎 Les faits et la procédure

‎Dans l’arrêt susvisé, un coursier avait postulé aux offres de collaboration proposées par la société Take Eat Easy et après avoir effectué toutes les démarches nécessaires en vue de son inscription en qualité d’auto-entrepreneur, les parties ont conclu un contrat de prestation de services le 13 janvier 2016.

‎Le 27 avril 2016, soit trois mois après la conclusion du contrat, le Conseil de Prud’hommes avait été saisi d’une demande de requalification de sa relation contractuelle en contrat de travail. Entre temps, le Tribunal de Commerce par un jugement rendu le 30 août 2016 avait prononcé la liquidation judiciaire de ladite société et désigné un mandataire. Celui-ci s’était opposé à l’inscription au passif de la liquidation des demandes en paiement des courses effectuées.

‎Se livrant à une appréciation concrète de ses conditions de travail, le conseil de prud'hommes, puis la cour d'appel de Paris qui, par un arrêt rendu le 20 avril 2017, avait refusé de faire droit à sa demande en se fondant essentiellement sur deux éléments : l'absence d'exclusivité et le libre choix par le coursier de ses horaires de travail, voire de ne pas travailler. Ils avaient toutefois relevé que la plateforme était à l'initiative de l'inscription du coursier en qualité d'autoentrepreneur, un matériel de travail en partie imposé, l'absence de clientèle propre, une surveillance constante tout au long de la prestation et surtout l'existence d'un pouvoir de sanction.
‎Le coursier se pourvoira en cassation

‎⚖ Solution de la Cour de cassation

‎Ce faisant, les juges de droit s’étaient vu poser la question de savoir s’il existait un lien de subordination entre le coursier et la plateforme en ligne.
‎Et bien évidemment, la réponse à cette question aurait pour effet de combler le vide juridique dans un contexte économique où nous constatons une explosion du marché de la livraison de repas
‎Se fondant donc sur ces deux éléments évoqués par la Cour d'Appel, la chambre sociale censure la cour d'appel : elle devait déduire de ses constatations l'existence d'un lien de subordination.
‎En définitive, le coursier fournissait simplement sa force de travail et non une réelle prestation de services et le rôle de la plateforme numérique ne se limitait pas à la mise en relation entre restaurateurs et livreurs. Elle offrait une véritable prestation de services -la livraison de repas dans les meilleurs délais - dont les coursiers constituaient un rouage essentiel.

‎Alors pour trancher, la haute juridiction a tout d’abord rappellé son célèbre standard jurisprudentiel considérant, que « 𝙡’𝙚𝙭𝙞𝙨𝙩𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙙’𝙪𝙣𝙚 𝙧𝙚𝙡𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙖𝙞𝙡 𝙣𝙚 𝙙𝙚́𝙥𝙚𝙣𝙙 𝙣𝙞 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙫𝙤𝙡𝙤𝙣𝙩𝙚́ 𝙚𝙭𝙥𝙧𝙞𝙢𝙚́𝙚 𝙥𝙖𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞𝙚𝙨 𝙣𝙞 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙙𝙚́𝙣𝙤𝙢𝙞𝙣𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙦𝙪’𝙚𝙡𝙡𝙚𝙨 𝙤𝙣𝙩 𝙙𝙤𝙣𝙣𝙚́𝙚 𝙖̀ 𝙡𝙚𝙪𝙧 𝙘𝙤𝙣𝙫𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙩 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙚𝙨𝙦𝙪𝙚𝙡𝙡𝙚𝙨 𝙚𝙨𝙩 𝙚𝙭𝙚𝙧𝙘𝙚́𝙚 𝙡’𝙖𝙘𝙩𝙞𝙫𝙞𝙩𝙚́ 𝙙𝙚𝙨 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙖𝙞𝙡𝙡𝙚𝙪𝙧𝙨 ; 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙚 𝙡𝙞𝙚𝙣 𝙙𝙚 𝙨𝙪𝙗𝙤𝙧𝙙𝙞𝙣𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙨𝙩 𝙘𝙖𝙧𝙖𝙘𝙩𝙚́𝙧𝙞𝙨𝙚́ 𝙥𝙖𝙧 𝙡’𝙚𝙭𝙚́𝙘𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙’𝙪𝙣 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙖𝙞𝙡 𝙨𝙤𝙪𝙨 𝙡’𝙖𝙪𝙩𝙤𝙧𝙞𝙩𝙚́ 𝙙’𝙪𝙣 𝙚𝙢𝙥𝙡𝙤𝙮𝙚𝙪𝙧 𝙦𝙪𝙞 𝙖 𝙡𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙙𝙚 𝙙𝙤𝙣𝙣𝙚𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙤𝙧𝙙𝙧𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙙𝙞𝙧𝙚𝙘𝙩𝙞𝙫𝙚𝙨, 𝙙’𝙚𝙣 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙤̂𝙡𝙚𝙧 𝙡’𝙚𝙭𝙚́𝙘𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙨𝙖𝙣𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙢𝙖𝙣𝙦𝙪𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙨 𝙙𝙚 𝙨𝙤𝙣 𝙨𝙪𝙗𝙤𝙧𝙙𝙤𝙣𝙣𝙚́ » et enfin elle considère que le fait que « l’application était dotée d’un système de géolocalisation permettant le suivi en temps réel par la société de la position du coursier et la comptabilisation du nombre total de kilomètres parcourus par celui-ci et, d’autre part, 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙖 𝙨𝙤𝙘𝙞𝙚́𝙩𝙚́ 𝙏𝙖𝙠𝙚 𝙀𝙖𝙩 𝙀𝙖𝙨𝙮 𝙙𝙞𝙨𝙥𝙤𝙨𝙖𝙞𝙩 𝙙’𝙪𝙣 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙙𝙚 𝙨𝙖𝙣𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙖̀ 𝙡’𝙚́𝙜𝙖𝙧𝙙 𝙙𝙪 𝙘𝙤𝙪𝙧𝙨𝙞𝙚𝙧, 𝙡𝙖 𝙘𝙤𝙪𝙧 𝙙’𝙖𝙥𝙥𝙚𝙡 𝙣’𝙖 𝙥𝙖𝙨 𝙩𝙞𝙧𝙚́ 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙚́𝙦𝙪𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙡𝙚́𝙜𝙖𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙨𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙖𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙𝙤𝙣𝙩 𝙞𝙡 𝙧𝙚́𝙨𝙪𝙡𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙡’𝙚𝙭𝙞𝙨𝙩𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙙’𝙪𝙣 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙙𝙚 𝙙𝙞𝙧𝙚𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙤̂𝙡𝙚 𝙙𝙚 𝙡’𝙚𝙭𝙚́𝙘𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙥𝙧𝙚𝙨𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙘𝙖𝙧𝙖𝙘𝙩𝙚́𝙧𝙞𝙨𝙖𝙣𝙩 𝙪𝙣 𝙡𝙞𝙚𝙣 𝙙𝙚 𝙨𝙪𝙗𝙤𝙧𝙙𝙞𝙣𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 ».
‎Il en ressort, une violation du texte susvisé.

‎ 🔷 Portée de l'arrêt

‎Pour la première fois, la Chambre sociale de la Cour de cassation statue sur la qualification du contrat liant un coursier à une plateforme en ligne. Tout d’abord elle rappelle les conditions permettant la caractérisation de l’existence d’une relation de salariat et enfin procède à la technique du faisceau d’indices pour déduire que le lien de subordination est bel et bien caractérisé en l’espèce.

‎🧠 Analyse juridique

‎En somme, si le livreur n'a pas la liberté d'organiser son activité et subit un contrôle hiérarchique, il peut obtenir la reconnaissance d'un contrat de travail.
‎Ainsi, les sociétés utilisant ce type de plateforme seront dans l’obligation d’adapter leur pratique en créant un nouvel modèle économique plus viable.

‎📚 Références doctrinales et jurisprudentielles :
Cass. soc., 28 novembre 2018, n° 17-20.079.
Legifrance



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" Le système judiciaire ne recompense pas toujours ceux qui disent la vérité mais ceux qui ont le pouvoir de fabriquer c...
16/02/2026

" Le système judiciaire ne recompense pas toujours ceux qui disent la vérité mais ceux qui ont le pouvoir de fabriquer celle qui les arrange."

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Bon début de semaine à vous chers followers.

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Arrêt BLANCO ! Il y a 153 ans déjà, l’affaire Blanco plaçait, bien malgré la jeune Agnès, des générations entières d’étu...
08/02/2026

Arrêt BLANCO !

Il y a 153 ans déjà, l’affaire Blanco plaçait, bien malgré la jeune Agnès, des générations entières d’étudiants en droit face à l’un des fondements les plus exigeants du droit administratif.

Souhaitons un joyeux anniversaire à l’un des arrêts les plus emblématiques de cette discipline.

Soyez à l'écoute pour lire encore une fois le fondement juridique de cet arrêt. À tout à l'heure.

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Un grand merci à mes nouveaux followers ! Oumar Diallo, Paul Roger Nkaa Essome, Mamoutou Diarra, Flore Ngute, Aristide S...
06/02/2026

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Oumar Diallo, Paul Roger Nkaa Essome, Mamoutou Diarra, Flore Ngute, Aristide Somé, Papus Toure, Lyzie Ndoba, JudiKaël Olanikpekoun, Dieudonné Kampos Bouvang, Adama Mohamed Dosso, Baurel Jo Phenix, Belmi Lakatus Kanhounon, Mahamat Sabour Hachim, Mahamadou Traore, Sëñ Bi Touba, Mamadou Diom, Moustapha Diop, Blehiri Gaël Stéphane, Goodson Dimba, Njaravola Randriamiarintsoa, Prinsnel Moukoko, Amadou Sylla, Yahia Traore, Aiche Oumara, Serge Ilboudo, Ursulien Floriano Raheriarimalala, Katy Jeanne Fall, Herve Tchowou, Dalin Tsouckany, Bourama Tangara, Diarih Raz, Fox Elder, Deme Ndiaga, Jonathan Ngandu, Kãpëñzý Champi Traoré, Ayeleroun Toussaint, Kosso Hassan Kosso, Serigne Massamba Leye, Clément Kikukama, Gloireprince Kitutu, Rodrigues Tales Njokam, Bouba Palai Frederick, Freddy Boulet, Sayouba Ouedraogo, Ouattara Amara, Diatrou Diarra, Nelson Bangteke, Ba Boubacar, Ousmane Haroun Bechir, Delmesse Løvę Ken

06/02/2026

06/02/2026

‎⚖️ LA JURISPRUDENCE AU QUOTIDIEN‎‎🟢 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝'𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐞́ 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐨𝐮...
05/02/2026

‎⚖️ LA JURISPRUDENCE AU QUOTIDIEN

‎🟢 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝'𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐞́ 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐦𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐦𝐞, 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢-𝐜𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞́ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐨𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧.

‎📌 Arrêt Lacour, 25 octobre 1962
Arrêt fondateur de la notion du commencement d'exécution en matière de tentative punissable.

‎🔎 Les faits et la procédure

‎1- Le sieur Lacour souhaitant la mort du fils adoptif de son amie, a versé une somme d'argent à un individu pour qu'il commette l'assassinat. L'accord est alors passé entre les deux individus. Cependant, dès le départ, l'autre avait été résolu de ne jamais passer à l'acte de manière à empêcher toute autre personne d'y procéder.

‎Or ces derniers se sont rencontrés à plusieurs reprises pour élaborer l'acte criminel final. En effet, il ressort des faits que des informations concernant la victime ont été rassemblées. De même, ils se sont mis d'accord sur le moment du passage à l'acte, le lieu de celui-ci, mais aussi la façon dont sera perpétré le crime projeté. C'est d'ailleurs à l'occasion de ces entretiens que le « tueur à gages » recevra une partie de la somme d'argent promise en échange de la commission de l'assassinat convenu.

‎Quelques heures avant que ne soit commis l'assassinat projeté, le « tueur à gages » a prévenu la victime des projets du sieur Lacour à son encontre et a décidé de feindre un enlèvement pour que ce dernier croie que la mission a été menée à bien et que le reste de la somme d'argent convenue lui soit finalement versée.

‎2- Poursuivi pour tentative d'assassinat, Lacour a contesté la qualification pénale au motif que l'absence d'intention criminelle et d'acte matériel de la
‎part de l'exécutant signifiait que ses propres actions n'étaient que de simples actes préparatoires et non un commencement d'exécution punissable.

‎La Cour d'Appel de Paris dans un arrêt rendu en date du 16 novembre 1961 a considéré que le sieur Lacour n'était pas personnellement engagé dans la phase d'exécution du meurtre.
‎Elle a estimé que les actes de Lacour comme préparatoires sont sans lien direct avec l'exécution du meurtre et a décidé de prononcer un non-lieu en sa faveur.

‎ Le procureur général se pourvoit en cassation, arguant d'un commencement d'exécution punissable malgré l'abstention volontaire de l'exécutant.

‎⚖ Solution de la Cour de Cassation

‎La Cour rejette le pourvoi. Elle définit le commencement d'exécution comme « des actes devant avoir pour conséquence directe et immédiate de consommer le crime, celui-ci étant ainsi entré dans la période d'exécution ». Remettre des fonds à un tueur à gages ne suffit pas : cela reste un acte préparatoire impuni, surtout sans exécution matérielle

‎Cela entraîne alors pour conséquence qu'en absence de tout commencement d'exécution, il n'existe pas d'infraction puisqu'il n'existe pas de fait principal punissable.

‎👉🏾 Principe dégagé

‎𝑳𝒂 𝑪𝒐𝒖𝒓 𝒓𝒆𝒕𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒅𝒊𝒔𝒕𝒊𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒕𝒓𝒊𝒄𝒕𝒆 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒂𝒄𝒕𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆𝒔, 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒊𝒎𝒑𝒖𝒏𝒊𝒔𝒔𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔, 𝒆𝒕 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅’𝒆𝒙𝒆́𝒄𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒔𝒆𝒖𝒍 𝒆́𝒍𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒄𝒂𝒓𝒂𝒄𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒕𝒆𝒏𝒕𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆.

‎Elle juge que les démarches de Lacour en occurrence la recherche, rencontre et la rémunération du tueur présumé ne constituent jusque là que des actes préparatifs en l'absence de tout acte matériel conduisant directement à l’assassinat.
‎Il y a absence de Commencement d’Exécution et la tentative n’est donc pas caractérisée.

‎ 🔷 Portée de l'arrêt

‎Cette jurisprudence précise l'iter criminis (résolution, actes préparatoires, commencement d'exécution, exécution proprement dite/consommation).
‎Elle exclut la répression des préparatifs sans lien immédiat au crime. Aujourd'hui, l'article 221-5-1 du Code pénal réprime le « mandat criminel » (offres pour assassinat non tenté), comblant cette lacune depuis 2004.

‎✅ Définition
‎𝙇𝙖 𝙩𝙚𝙣𝙩𝙖𝙩𝙞𝙫𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙞𝙩𝙪𝙚 𝙪𝙣𝙚 𝙚𝙭𝙚́𝙘𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙙𝙚 𝙡'𝙞𝙣𝙛𝙧𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣. 𝙀𝙡𝙡𝙚 𝙚𝙨𝙩 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙞𝙩𝙪𝙚́𝙚 𝙙𝙚̀𝙨 𝙡𝙤𝙧𝙨 𝙦𝙪𝙚, 𝙢𝙖𝙣𝙞𝙛𝙚𝙨𝙩𝙚́𝙚 𝙥𝙖𝙧 𝙪𝙣 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙘𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙'𝙚𝙭𝙚́𝙘𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙡'𝙞𝙣𝙛𝙧𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙣'𝙖 𝙚́𝙩𝙚́ 𝙨𝙪𝙨𝙥𝙚𝙣𝙙𝙪𝙚 𝙤𝙪 𝙣'𝙖 𝙢𝙖𝙣𝙦𝙪𝙚́ 𝙨𝙤𝙣 𝙚𝙛𝙛𝙚𝙩 𝙦𝙪'𝙚𝙣 𝙧𝙖𝙞𝙨𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙘𝙞𝙧𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙖𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙞𝙣𝙙𝙚́𝙥𝙚𝙣𝙙𝙖𝙣𝙩𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙫𝙤𝙡𝙤𝙣𝙩𝙚́ 𝙙𝙚 𝙨𝙤𝙣 𝙖𝙪𝙩𝙚𝙪𝙧.

‎📚 Références doctrinales et jurisprudentielles :

‎Texte :
‎C. pén., art. 121-4 et 121-5

‎Décisions fondamentales :
‎Crim. 25 oct. 1962, n° 99-86.512 (commencement d'exécution, arrêt Lacour)
‎Crim. 8 nov. 1972, n° 72-91.720 (commencement d'exécution)



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